13.07.2009

Day26 & Danity Kane

Day 26



 

Day26 est un groupe composé de 5 garçons pour la quatrième saison de l'émission en 2007 Making the band sur MTV aux États-Unis. Le groupe est composé de Brian Andrews, Michael McCluney,Qwanell Mosley, Robert Curry & Willie Taylor.

Sommaire

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  • 1 Biographie
  • 2 Discographie
    • 2.1 Albums
    • 2.2 Singles
  • 3 Producteurs
  • 4 Récompenses & Nominations
    • 4.1 Collaborations
  • 5 Lien externe

Biographie [modifier]

Discographie [modifier]

Albums [modifier]

Année Albums Chart positions
U.S. R&B UWC
2008 Day26
1
1
4
2009 Forever In A Day

Singles [modifier]

  • "Got Me Going" (Day26)
  • "Since You've Been Gone" (Day26)
  • "Come With Me" (Day26)
  • "Imma Put In On Her" (feat. P.Diddy & Yung Joc)
  • "Stadium Music"

Producteurs [modifier]

P.Diddy, Mario Winans, Bryan Michael Cox, The Runners, Jim Beanz, Adonis, Danja

Récompenses & Nominations [modifier]

  • BET Awards 
    • 2008, Best Group (Nominé)
  • Teen Choice Awards
    • 2008, Choice Breakout Group (Nominé)

Collaborations [modifier]

  • 2008: "Ain't Going" feat. Donnie Klang et Danity Kane

Danity Kane

Danity Kane était un groupe musical américain composé de cinq jeunes femmes.DK_DOLL_TOP1.jpg

Sommaire

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  • 1 Danity Kane : Création du groupe
  • 2 Danity Kane : Les membres du groupe
  • 3 Danity Kane : La fin du groupe
  • 4 Danity Kane : Musique
  • 5 Danity Kane : Discographie
  • 6 1er Album
    • 6.1 Singles
  • 7 2e Album
    • 7.1 Singles
  • 8 Notes et références
  • 9 Liens externes

Danity Kane : Création du groupe [modifier]

Le groupe, dont les membres ont été révélés par l'émission Making the Band 3 sur MTV, a été formé par P. Diddy en 2005. Il est composé de 5 jeunes femmes sachant chanter et danser. Il aura fallu plus de 3 sélections et presque un an avant que le groupe soit formé. D'ailleurs l'émission qui les a révélées fut un succès pour MTV. À ce jour, le groupe a déjà sorti deux albums qui ont été classés tous les deux, n°1 des classements américains.

Danity Kane : Les membres du groupe [modifier]

Les membres actuels du groupe sont :

  • Dawn Angelique Richard, alias Dawn, née le 5 août 1983.
  • Aundréa Aurora Gracia Fimbres, alias Aundréa, née le 29 juin 1983 ; elle a participé aux 2 saisons de Making the Band.
  • Wanita Denise Woodgette, alias D. Woods, née le 06 juillet 1984.
  • Shannon Rae Bex, alias Shannon, née le 22 mars 1980.
  • Aubrey O'day, alias Aubrey, née le 11 février 1984, avant même d'être choisie, Aubrey O'day s'est fait remarquer en étant par exemple élue dans les 100 femmes les plus sexy. Elle a participé aux 2 saisons de Making the Band.

Danity Kane : La fin du groupe [modifier]

Fin janvier 2009, Dawn Richard annonce la dissolution du groupe[1] suite au renvoi de D.Woods et Aubrey par Diddy

Danity Kane : Musique [modifier]

Leur premier album "Danity Kane" a été co-produit par des grands producteurs du RnB actuel, comme Timbaland ou Scott Storch et a été créé en presque seulement 5 semaines. Leur album a été produit dans les environs de Miami en juillet et août 2006. A ce jour, il est dit que presque 935 000 albums ont été vendus. Leur premier single "Show Stopper" est arrivé n°17 dans les charts US. Le premier jour de sortie de leur album, il s'est classé n°1 et 90 000 opus se sont vendus, battant OutKast et créant la surprise dans le monde de la musique. En une semaine l'album s'est vendu à 234 000 exemplaire.

C'est le 18 janvier 2008 que le premier single du second album est présenté. Il s'agit de "Damaged", un titre RnB, qui est arrivé n°10 dans les chart US. L'album "Welcome to the Dollhouse" est sorti le 18 mars 2008 dans le monde. L'album s'est classé en tête des ventes aux États-Unis et en Lituanie lors de sa première semaine d'exploitation, s'écoulant ainsi à 236 000 exemplaires, soit 2000 exemplaires de plus que leur première album, également pendant leur première semaine d'exploitation. Après une semaine à la 1ère place des ventes d'albums américaine, le groupe Danity Kane, révélée par "Making The Band 3", se fait détronée par les Day 26 qui se trouve être le groupe révélé par "Making The Band 4". Sachant que Danity Kane et Day 26 devaient sortir leur album en même temps, selon le thème de Making The Band 4, saison 2, pour savoir qui allaient réussir le mieux, on peut dire que c'est une victoire pour Danity Kane et Day 26 car réunis, l'ensemble de leurs albums ont été n°1. En attendant, Donnie Klang, dernière révélation de Making The Band, est encore en préparation de son album qui sera certainement couronné de succès. On peut féliciter P.Diddy, fondateur de ces artistes en puissance. Leur n°1 sont reconnus et en font maintenant des artistes à renommés.

Danity Kane : Discographie [modifier]

1er Album [modifier]

  • 2006 : Danity Kane #1 au USA.

Album créé en 5 semaines, devant les caméras de Making The Band 3.

Album écoulé à plus de 935 000 exemplaires au USA. Certifié "Platinum", par la RIAA.

Album écoulé à plus de 1 011 575 exemplaires dans le monde.

Singles [modifier]

  • 2006 : 1er single: Show Stopper #17 au USA. Certifié "Gold", par la RIAA.
  • 2006 : 2ème single: Ride for You #78 au USA.

2e Album [modifier]

  • 2008 : Welcome to the Dollhouse #1 au USA.

Album créé en 5 semaines, devant les caméras de Making The Band 4.

Album écoulé à plus de 570 075 exemplaires au USA. Certifié "Gold", par la RIAA.

Singles [modifier]

  • 2008 : 1er single: Damaged #10 au USA. Certifié "Platinum", par la RIAA.
  • 2008 : 2ème single: Bad Girl #110 au USA.


Hannah Montana Le Film

Hannah Montana, le film (Hannah Montana: The Movie) est un film américain de Peter Chelsom[1] dont la sortie est prévue le 10 avril 2009 aux États-Unis et au Canada, le 1er mai 2009 au Royaume-Uni et le 17 juin 2009 en France[2]. Il s'agit de l'adaptation au cinéma de la série télévisée Hannah Montana. Il met en vedette Miley Cyrus ainsi que Lucas Till qui jouera Travis Brody, son petit ami.

Sommaire

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  • 1 Synopsis
  • 2 Fiche technique
  • 3 Sorties au cinéma
  • 4 Distribution
  • 5 Récompenses
  • 6 Bande Originale
  • 7 Notes et références
  • 8 Voir aussi
    • 8.1 Liens externes

Synopsis [modifier]

Miley devient accablée avec la popularité de Hannah. Robby Stewart (son père) parvient à persuader Miley de retourner dans sa ville natale, Crowley Corners, au Tennessee, pour se refléter au sujet des choses qui importent vraiment dans sa vie. Elle va devoir prendre la plus grosse décision de sa vie : "Elle avait le meilleur des deux mondes, mais maintenant elle devra n'en choisir qu'un"

Fiche technique [modifier]

  • Titre : Hannah Montana, le film
  • Titre original : Hannah Montana: The Movie
  • Réalisation : Peter Chelsom
  • Scénario : Dan Berendsen
  • Production : Billy Ray Cyrus
  • Société de production : Walt Disney Pictures
  • Musique : Alan Silvestri
  • Budget : 35 000 000 $
  • Pays d'origine : États-Unis
  • Genres : Comédie, Musique
  • Durée : 102 min

Sorties au cinéma [modifier]

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database[3].

  • États-Unis États-Unis : 10 avril 2009
  • Canada Canada en FR : 10 avril 2009
  • Italie Italie, Mexique Mexique et Viêt Nam Viêt Nam: 30 avril 2009
  • Royaume-Uni Royaume-Uni, Finlande Finlande,Norvège Norvège et Suède Suède : 1er mai 2009
  • Danemark Danemark : 7 mai 2009
  • Espagne Espagne : 8 mai 2009
  • Turquie Turquie : 15 mai 2009
  • Égypte Égypte : 27 mai 2009
  • Allemagne Allemagne : 1er juin 2009
  • Brésil Brésil et Bulgarie Bulgarie : 12 juin 2009
  • Grèce Grèce : 16 juin 2009
  • Singapour Singapour : 18 juin 2009
  • France France : 17 juin 2009
  • Australie Australie : 25 juin 2009
  • Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande : 2 juillet 2009
  • Roumanie Roumanie : 3 juillet 2009
  • Belgique Belgique : 8 juillet 2009
  • République tchèque République tchèque et Pays-Bas Pays-Bas : 9 juillet 2009
  • Argentine Argentine : 16 juillet 2009
  • Portugal Portugal : 30 juillet 2009

Distribution [modifier]

  • Miley Cyrus : Hannah Montana / Miley Stewart
  • Billy Ray Cyrus : Robby Ray Stewart
  • Emily Osment : Lilly Truscott / Lola Luftnagle
  • Jason Earles : Jackson Stewart
  • Mitchel Musso : Oliver Oken / Mike Standley III
  • Moises Arias : Rico
  • Lucas Till : Travis Brody
  • Vanessa Williams : Vita
  • Margo Martindale : Ruby
  • Peter Gunn : Oswald Granger
  • Melora Hardin : Lorelai
  • Jared Carter : Derrick
  • Barry Bostwick : Mr. Bradley
  • Beau Billingslea : Mayor
  • Katrina Hagger Smith : Mayor's Wife
  • Emily Grace Reaves : Cindy-Lou
  • Jane Carr : Lucinda
  • Taylor Swift : Taylor Swift
  • Rascal Flatts : Rascal Flatts
  • Joshua Childs : Store Manager
  • Rachel Woods : Phoebe Granger
  • Natalia Dyer : Clarissa Granger
  • Jerry Foster : Elderly Gentleman
  • Adam Gregory : Drew
  • Shawn Carter Peterson : Video Director
  • Jamal Sims : Rodeo Drive Dancer
  • John Will Clay : Volleyball Captain
  • D. Todd Hammond : Coach
  • Michael Cornacchia : Security Guard
  • Valorie Hubbard : Ticket Clerk
  • Tommy Barnes : Farmer's Market Vendor
  • Gary Schleimer : Distinguished Man
  • Jaci Cordell : Distinguished Woman
  • Jack Hoke : Bowtie Jack
  • Lisa Darr : Mother on the Pier
  • Paul Perri : Father on the Pier
  • Mario Carter : Beach Security Guard
  • Amber Hubert : Hannah Fan #1
  • Ashley Sundberg : Hannah Fan #2
  • Travis Allen Archer : Headset Flunkie
  • Cole S. McKay : Pastry Chef
  • Ben Hatchell : Skateboarder #1
  • Chris O'Reilly : Skateboarder #2
  • James Alexander : Skateboarder #3
  • Shane T. Anderson : Limo Driver
  • Tyra Banks : Tyra Banks
  • Bayli Johnston
  • GJ Tiari : Lily's Friend

Récompenses [modifier]

  • MTV Movie Award 2009 : meilleure chanson de film pour The Climb

Bande Originale [modifier]

Hannah Montana: The Movie
Bande Originale par Various Artists
Sortie 24 mars 2009 États-Unis États-Unis
Durée 46:47
Genre(s) Pop
Label Walt Disney Records
Albums de Various Artists
Hannah Montana: Hits Remixed
(2008)
Hannah Montana: Hits Remixed(2008)
Hannah Montana: Hits Remixed
(2008)

Walt Disney Records a sorti cette bande originale le 24 mars 2009 aux États-Unis

Tracklist :

# Chanson Artistes
1 "You'll Always Find Your Way Back Home" Hannah Montana
2 "Let's Get Crazy" Hannah Montana
3 "The Good Life" Hannah Montana
4 "Everything I Want" Steve Rushton
5 "Don't Walk Away" Miley Cyrus
6 "Hoedown Throwdown" Miley Cyrus
7 "Dream" Miley Cyrus
8 "The Climb"iley Cy Mrus
9 "Butterfly Fly Away" Miley Cyrus & Billy Ray Cyrus
10 "Backwards (Acoustic)" Rascal Flatts
11 "Back To Tennessee" Billy Ray Cyrus
12 "Crazier" Taylor Swift
13 "Bless The Broken Road (Acoustic)" Rascal Flatts
14 "Let's Do This" Hannah Montana
15 "Spotlight" Hannah Montana
16 "Game Over" Steve Rushton
17 "What's Not To Like" Hannah Montana
18 "The Best Of Both Worlds: The 2009 Movie Mix" Hannah Montana

Michael Jackson

Michael Joseph Jackson (29 août 1958 - 25 juin 2009), est un chanteur, danseur-chorégraphe, auteur-compositeur-interprète et homme d'affaires américain[2],[3]. Surnommé « The King of Pop »[4],[5], il est, selon Berry Gordy, fondateur de la Motown : « le plus grand artiste de tous les temps »[6]. Pour d'autres, il est une « icône de la musique », doublée d'un humanitaire : son influence sur la culture musicale est mondiale, ses paroles et sa musique restent universelles, notamment celles de We Are the World[7],[8], chanson caritative contre la famine en Éthiopie.

Septième d'une famille de neuf enfants, il a commencé sa carrière professionnelle à l'âge de onze ans au sein des Jackson Five, puis a débuté sa carrière solo en 1971 tout en restant membre du groupe. Par la suite, il a sorti six albums studio figurant parmi les plus vendus au monde : Off the Wall (1979), Thriller (1982), Bad (1987), Dangerous (1991), HIStory (1995) et Invincible (2001).

Au début des années 1980, Michael Jackson est devenu une figure majeure de la musique pop et l'une des plus célèbres du XXe siècle. Les courts-métrages comme Beat It, Billie Jean ou Thriller ont donné un nouvel élan aux vidéo-clips musicaux. Au cours de ses concerts, vidéos et apparitions publiques, il a largement popularisé de nombreux pas de danse, dont le Moonwalk, qui est devenu sa signature. Son style vocal et musical a influencé beaucoup d'autres artistes de Hip-hop, Pop et R'n'B.

Au cours de sa carrière, Michael Jackson a battu nombre de records de l'industrie du disque. Le total de ses ventes est estimé à 750 millions[9], ce qui le classe parmi les plus gros vendeurs d'albums de tous les temps. Thriller, dont les estimations des ventes varient entre 65 et 118 millions, est quant à lui l'album le plus vendu de l'histoire de la musique[10],[11]. Il a remporté plus de prix que n'importe quel autre artiste[12] et a été nommé Artiste du Millénaire aux World Music Awards en 2000[13].

Michael Jackson a récolté et donné plus de 400 millions de dollars pour des œuvres caritatives, notamment grâce à sa tournée Dangerous World Tour, mais son image publique a été considérablement ternie à cause de certains aspects de sa vie privée, notamment son goût pour la chirurgie esthétique, son mode de vie excentrique et deux accusations d'abus sexuel sur mineur, pour lesquelles il a été respectivement relaxé et acquitté. Ses deux mariages et ses trois enfants ont également été à l'origine de polémiques, notamment sur sa paternité.

Sa mort a donné lieu à un hommage public retransmis en Mondovision, qui a été suivi par 2,5 milliards de personnes à travers le monde dont 31 millions de téléspectateurs aux États-Unis[14].[réf. nécessaire]

Sommaire

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  • 1 Biographie
    • 1.1 Famille, enfance et Jackson Five (1958 - 1975)
      • 1.1.1 Famille et enfance
      • 1.1.2 The Jackson Five
      • 1.1.3 Début de la carrière solo
      • 1.1.4 Départ de la Motown et séparation
    • 1.2 Signature chez Epic et Off the Wall (1976 - 1981)
    • 1.3 Thriller, séparation des Jacksons, We are the World (1982 - 1985)
      • 1.3.1 Thriller, l'album des records et révolution vidéo-musicale
      • 1.3.2 La désunion des Jacksons
      • 1.3.3 We are the World, catalogue Northern Songs et Captain Eo
    • 1.4 Bad (1986-1990)
    • 1.5 Dangerous (1991 - 1993)
    • 1.6 Accusations d'abus sexuel sur mineurs (1993)
    • 1.7 HIStory, deux mariages et deux enfants (1994 - 1999)
      • 1.7.1 Premier mariage
      • 1.7.2 HIStory
      • 1.7.3 Deuxième mariage, premiers enfants
      • 1.7.4 Blood on the Dancefloor
      • 1.7.5 Ghosts et concert caritatif
    • 1.8 Invincible et troisième enfant (2000 - 2002)
    • 1.9 Documentaire, procès et retour aux affaires (2003 - 2007)
      • 1.9.1 Affaire Arvizo
      • 1.9.2 Compilations et autres best-of
      • 1.9.3 Nouvelles récompenses
    • 1.10 Thriller 25, King of Pop et retour prévu sur scène (2008 - 2009)
    • 1.11 Mort
  • 2 Style artistique et influences
    • 2.1 Musique
    • 2.2 Danse
    • 2.3 Scène
    • 2.4 Cinéma et vidéo clips
  • 3 Vie privée et controverses
    • 3.1 Vie amoureuses
    • 3.2 État de santé et apparences
    • 3.3 Problèmes judiciaires
    • 3.4 Situation financière
  • 4 Engagements et relations médiatiques
    • 4.1 Action caritative
    • 4.2 Relation avec les médias
  • 5 Discographie
    • 5.1 Albums solo sortis sous le label Motown
    • 5.2 Albums solo sortis sous le label Sony
    • 5.3 Compilations et coffrets sorties sous le label Motown et Sony
  • 6 Filmographie
    • 6.1 En tant qu'acteur
    • 6.2 En tant que producteur
    • 6.3 Film sur Michael Jackson
  • 7 Autobiographies
  • 8 Récompenses
  • 9 Jeux vidéo
  • 10 Bibliographie
  • 11 Références
  • 12 Annexes
    • 12.1 Articles connexes
    • 12.2 Liens externes

Biographie

Famille, enfance et Jackson Five (1958 - 1975)

Famille et enfance

Article connexe : Famille Jackson.

La famille Jackson compte neuf enfants dont Michael, né le 29 août 1958, le septième de la fratrie. Ses parents, Joseph Jackson et Katherine Jackson, ont eu en tout dix enfants, mais le frère jumeau de Marlon est mort quelques heures après sa naissance. Toute la famille vit dans une petite maison avec deux chambres dans la ville ouvrière de Gary, dans l'Indiana, en banlieue sud-est de Chicago. Joseph Jackson est guitariste dans un groupe R'n'B appelé The Falcons, gagne modestement sa vie en travaillant dans une aciérie, tandis que Katherine élève les enfants et travaille de temps en temps pour rapporter de l'argent au foyer[15].
Contre la volonté de son mari, elle élève ses enfants comme témoins de Jéhovah. Michael Jackson finira par quitter ce mouvement en 1987[16].

Joseph Jackson est un père de famille très autoritaire, qui impose des règles strictes à ses enfants, comme l'interdiction de sortir de chez eux le soir lorsqu'il travaille de nuit. Dans une interview réalisée par Martin Bashir en 2003, Michael Jackson raconte qu'il les maltraitait physiquement et mentalement[17]. Il se moquait régulièrement de l'apparence physique de Michael en l'appelant « gros nez »[18]. La famille baigne cependant dans la musique dès le plus jeune âge et Joseph joue de la guitare pendant que les enfants chantent[19]. La guitare de Joseph est normalement interdite aux enfants, mais Tito, le quatrième de la famille, en joue de temps en temps lorsque son père est absent. Lorsqu'une corde est cassée, ce dernier menace ses enfants de les battre s'ils ne lui montrent pas qu'ils savent bien en jouer. C'est à ce moment-là qu'il réalise que Tito et ses frères ont un réel talent. Il offre alors sa propre guitare à Tito et une basse à Jermaine. Vite rejoints par Marlon et Michael en 1964, ils forment un groupe baptisé The Jackson Five sur proposition d'un de leurs voisins[19]. Michael en devient le chanteur principal grâce à sa voix plus mûre que son âge et à son habileté à reproduire les pas de danse de James Brown[20].

The Jackson Five

Article détaillé : The Jackson Five.

Les Jackson 5 ou encore Jackson Five commencent à se produire à Gary, à remporter tous les concours auxquels ils participent et à se faire une certaine réputation dans la ville. Joseph décide alors de mettre à profit leur talent et les fait se produire le week-end à Chicago, New York et Philadelphie. Les cinq garçons continuent à fréquenter l'école en semaine[21]. En 1968, Joseph annonce à sa famille qu'ils déménagent à Détroit, car Berry Gordy, alors président de la Motown, les appelle pour une audition[15]. Le groupe, officiellement présenté à la presse par leur marraine Diana Ross[22], devient un des plus populaires de l'écurie Motown, label composé principalement d'artistes noirs. La Motown répand la rumeur que c'est Diana Ross elle-même qui a découvert les Jackson Five et a décidé de les présenter au PDG de la Motown[22]. Au moment de signer le contrat, la Motown et les Jackson Five déménagent de Détroit à Los Angeles[23].

Le premier succès des Jackson Five est I Want You Back (14 décembre 1969), de l'album Diana Ross Presents The Jackson 5, qui devient numéro un au classement Billboard des singles[24]. Trois autres extraits de l'album deviendront numéro un[25],[26] : ABC en 1970 en lice pour un Grammy Award, The Love You Save et I'll Be There qui restera numéro un pendant cinq semaines[27]. C'est la première fois que les quatre premiers singles d'un groupe deviennent tous numéro un[27]. L'ascension des Jackson Five est vertigineuse et le jeune Michael devient le chouchou du public. Leur popularité commencera à décroître vers 1972, mais les Jackson Five obtiendront encore un succès avec Dancing Machine qui atteindra la deuxième place des classements[28].

Début de la carrière solo

Parallèlement à sa carrière avec les Jackson Five, Michael Jackson sort quatre albums solo. L'album Got To Be There sort en janvier 1972 sous le label Motown, alors que Michael a à peine 13 ans. La même année, avec Ben, le jeune Michael acquiert une plus grande maturité vocale, notamment dans les nombreuses ballades de cet album. La chanson-titre deviendra le premier no 1 solo de Michael Jackson en 1972[29]. La chanson étant tirée du film du même nom, ce titre lui vaudra un Golden Globe et une nomination aux Oscars[29]. Music And Me, sorti en 1973, ne rencontre pas le même succès que les trois précédents albums[28]. En 1975, Michael sort Forever, Michael.

Départ de la Motown et séparation

Après Dancing Machine, les Jackson Five se sentent de plus en plus frustrés avec le label Motown et se plaignent de ne pas pouvoir choisir leurs morceaux et leurs instruments. Joe Jackson, longtemps manager du groupe, se plaint également d'avoir perdu son influence au profit de Berry Gordy, président de la Motown. Les membres du groupe estiment par ailleurs que les royalties que leur accorde la Motown ne sont pas assez importantes au regard de leur succès. Tous ces éléments d'insatisfaction forcent les Jackson Five à annoncer en juillet 1975 qu'ils quitteront la Motown à la fin de leur contrat, en mars 1976. Au même moment, ils signent un nouveau contrat avec Epic Records, un label fondé par CBS Records[30]. Cette séparation est douloureuse pour le groupe puisque la Motown estime qu'ils ont rompu leur contrat en signant avec Epic avant la fin de leur précédent engagement. Après un procès, la Motown conserve ses droits sur le nom Jackson Five et le groupe se renomme alors The Jacksons. La Motown se voit également confier le droit d'utiliser les chansons des Jackson Five dans de futures compilations[30]. Cet épisode mène également à la perte d'un des membres du groupe puisque Jermaine, qui s'est marié à la fille de Berry Gordy, ne suit pas ses frères chez Epic et entame une carrière solo chez Motown. Il est remplacé par le benjamin des Jackson, Randy, qui était déjà apparu dans le groupe en tant que percussionniste[26]. À cette occasion, Michael termine également son contrat le liant en tant qu'artiste solo à Motown et signe aussi chez Epic.[réf. nécessaire]

Signature chez Epic et Off the Wall (1976 - 1981)

Article détaillé : Off the Wall.

Il faut attendre 1978 et l'album Destiny pour prendre la mesure du talent des frères Jackson et plus particulièrement de Michael. Cet album, entièrement produit et écrit par les Jackson, donnera deux hits : Blame It on the Boogie et Shake Your Body (Down To the Ground). L'album suivant, Triumph, sort en 1980 et contient notamment les hits Lovely One et Can You Feel It dont la vidéo, imaginée par Michael lui-même, est quasiment un remake de Rencontres du troisième type. Un album live paraît en 1981, regroupant des chansons des Jackson Five à The Jacksons. Michael éclipse désormais le groupe ; il y chante ses propres compositions : Rock with You ; Don't Stop 'Til You Get Enough, She's Out of My Life, toutes deux extraites de l'album Off the Wall, cinquième album solo de Michael Jackson, sorti en 1979.

Il décide alors de signer chez Epic Records (label qui sera racheté plus tard et deviendra une filiale de Sony Music), contre l'avis de beaucoup de personnes de son entourage.[réf. nécessaire]

En 1978, une chute sur scène lui aurait cassé le nez et obligé à subir une première rhinoplastie qui ne sera pas totalement réussie et qui sera corrigée par une seconde. Il ne reconnaît avoir subi que ces deux seules rhinoplasties. Beaucoup de rumeurs circulent sur les modifications qu'il aurait apportées à son visage et leur nombre, même si certaines sont farfelues, d'autres sont indéniables et poussent les chirurgiens esthétiques à citer Michael Jackson comme l'exemple à ne pas suivre[31].

En 1979, Michael Jackson sort Off the Wall, co-produit avec Quincy Jones, qu'il a rencontré sur le tournage de la comédie musicale The Wiz. Certaines chansons ont été composées par Rod Temperton, Stevie Wonder et Paul McCartney[32]. L'album remporte un succès mondial et se vend à 12-15 millions d'exemplaires[33]. De nombreux singles extraits de l'album se hissent en tête des palmarès. Rock with You devient numéro 1 au Billboard Hot 100[34], de même que pour Don't Stop 'Til You Get Enough. La ballade She's Out of My Life intègre le Top 10 du Billboard Hot 100, tout comme la chanson Off the Wall. L'album mêle habilement funk, soul et disco. Malgré ce succès et ces ventes impressionnantes, Michael Jackson n'est nommé aux Grammy Awards de 1980 que dans la catégorie meilleur chanteur R&B pour Don't Stop 'til You Get Enough. Il remporte cette récompense mais, extrêmement déçu de ne pas avoir été nommé pour l'album de l'année, il jure que son prochain album ne sera pas ainsi ignoré[35].

Thriller, séparation des Jacksons, We are the World (1982 - 1985)

Étoile sur le Hollywood Walk of Fame.

Thriller, l'album des records et révolution vidéo-musicale

Le 1er décembre 1982, Michael Jackson sort Thriller, qui remporte un succès immédiat en se vendant à un million d'exemplaires en un mois et dix millions sur un an[36]. L'album reste dans les classements pendant deux ans et se maintient pendant un total de 37 semaines numéro 1 du classement Billboard. Meilleure vente d'album aux États-Unis en 1983[37] et 1984[38], c'est le deuxième disque le plus vendu après le Greatest Hits (1971-1975) des Eagles[39]. Entre 1982 et 1996, il a été certifié à 25 millions d'exemplaires aux États-Unis et 20 millions à l'étranger[40]. Sept des chansons de l'album se classent dans le Top 10 du Billboard Hot 100. En mai 1984, Thriller est reconnu par le Livre Guinness des records comme l'album le plus vendu de tous les temps (25 millions d'exemplaires à l'époque)[41] et les estimations actuelles varient entre 65 et 108 millions d'exemplaires[10],[11]. Avec Thriller, Michael Jackson remporte huit récompenses aux American Music Awards et huit aux Grammy Awards[42] et le 20 novembre 1984, il obtient une étoile sur le Hollywood Walk of Fame[43].

Les trois clips vidéo (Billie Jean, Thriller et Beat It) accompagnant l'album Thriller sont de véritables mini-films avec de nombreux effets spéciaux. Le clip de 14 minutes de la chanson Thriller, d'un coût de 1 million de dollars, sorti le 2 décembre 1983, est une des premières vidéos d'un artiste noir-américain à être diffusée à grande échelle sur MTV[44]. La cassette vidéo The Making of Michael Jackson's Thriller est devenue à l'époque la plus vendue au monde[45].

Le 16 mai 1983, la Motown fête ses 25 ans et Michael apparaît en compagnie de ses frères dans l'émission spéciale Motown 25: Yesterday, Today and Forever, où le groupe interprète leurs plus grands titres. Michael Jackson interprète seul la chanson Billie Jean et effectue alors pour la première fois son Moonwalk, qui lui vaut une standing ovation de la part du public et étonne même ses frères. Ce pas de danse deviendra ensuite un de ses pas de danse caractéristiques[46]. Cette interprétation lui vaudra un appel et un télégramme de Fred Astaire : « Je suis un vieil homme, j'attendais la relève. Merci. ». Il y interprète aussi avec ses frères Never Can Say Goodbye et I'll Be There. Billie Jean fut la seule chanson n'appartenant pas au répertoire Motown à être interprétée ce soir-là.

Le 27 janvier 1984, lors du tournage d'une publicité pour Pepsi Cola, une étincelle provoquée par les équipements pyrotechniques met le feu aux cheveux de Michael Jackson. Miko Brando, fils de l'acteur Marlon Brando, est la première personne à lui venir en aide, mais Michael est amené d'urgence au Cedars Sinai Hospital pour des brûlures au deuxième et troisième degré du cuir chevelu. Les images de son entrée aux urgences sur un brancard, le crâne recouvert d'un grand bandage et sa main gantée saluant la foule, font rapidement le tour du monde. Il devra subir des greffes de cuir chevelu. Avec l'argent qu'il touchera de l'assurance (un million et demi de dollars américains), il créera le « Michael Jackson Burn Center », un centre pour les grands brûlés. Furieux de cet accident, il envisagera de rompre son contrat avec Pepsi Cola, mais sa famille l'en dissuadera et il ira même jusqu'à le renouveler en 1991 afin de sponsoriser son « Dangerous World Tour », tout comme elle sponsorisait le « BAD World Tour » de 1987[47].

Ronald Reagan et Michael Jackson le 14 mai 1984 devant la Maison Blanche à Washington D.C.

En mai 1984, il est reçu par le président Reagan à la Maison Blanche, où il est décoré pour son implication dans une organisation d'aide aux personnes dépendantes de l'alcool et de la drogue. La même année, il remporte 8 récompenses lors de la cérémonie des Grammy Awards.

La désunion des Jacksons

En 1984, l'album Victory scelle la désunion du groupe des Jacksons, chaque membre n'assurant la production que de ses propres compositions, dont pour Michael un duo avec Mick Jagger, State of Shock (originellement enregistré avec Freddie Mercury). Le Victory Tour marque la dernière apparition sur scène des frères Jackson jusqu'aux concerts du Madison Square Garden des 7 et 10 septembre 2001, en l'honneur des 30 ans de carrière solo de Michael. En 1989, les frères Jackson sortent leur dernier album, sur lequel Michael ne participe qu'à la chanson titre 2300 Jackson St. (puis apparaîtra dans le clip).[réf. nécessaire]

We are the World, catalogue Northern Songs et Captain Eo

En 1985, Michael Jackson coécrit avec Lionel Richie la chanson We Are the World pour une œuvre de charité en faveur de la lutte contre la faim en Afrique[48]. We Are the World réunit quarante-quatre chanteurs différents dont Harry Belafonte, Cyndi Lauper, Diana Ross, Ray Charles, Stevie Wonder, Bruce Springsteen et Tina Turner. Le single se vend à plusieurs millions d'exemplaires aux États-Unis[49], devenant le single à but caritatif le plus vendu de tous les temps (record battu en 1997 par Elton John et son single Candle In The Wind).

En 1985 également, l’entreprise ATV Music – une compagnie d’édition détenant des milliers de droits musicaux, dont le catalogue Northern Songs contenant la majorité des chansons composées par John Lennon-Paul McCartney et enregistrées par les Beatles – est mise en vente[50]. Michael Jackson se montre immédiatement intéressé, mais il est averti qu’il va devoir faire face à une rude compétition. « Je m’en fiche. Je veux ces chansons, apporte moi ces chansons, Branca », dit-il à son avocat. John Branca[51] contacte l’avocat de Paul McCartney qui lui explique que son client n’est pas intéressé : « trop cher ». Après que Jackson ait démarré les négociations en vue d’acquérir le catalogue, McCartney change d’avis et tente de persuader Yoko Ono, veuve de John Lennon, de se joindre à lui, mais elle décline l’offre. Jackson remporte cette « compétition » qui va durer 10 mois, et achète le catalogue pour 47,5 millions de dollars.En un quart de siècle, sa valeur estimée serait passée à 1 milliard de dollars[50][52].

En 1986, Michael Jackson tient le rôle principal dans le film 3D Captain Eo produit par George Lucas et réalisé par Francis Ford Coppola. Le film, diffusé dans les parcs d'attractions Disney jusqu'au 17 août 1998, a coûté plus de 17 millions de dollars à produire (un record pour un court-métrage)[53]. Il contient des chansons telles que We Are Here To Change The World.

Bad (1986-1990)

Article détaillé : Bad.
La tenue portée par Michael durant la période "Bad".

En 1987, Michael Jackson sort l'album Bad et part pour la première fois en tournée mondiale sans ses frères. L'année suivante, il sort un film réunissant différents clips, Moonwalker, avec notamment Joe Pesci, et une biographie intitulée Moonwalk. Moonwalker devient la vidéo musicale la plus vendue de tous les temps (il bat ainsi son propre record qui était The Making of Thriller). Pendant un certain temps, Bad a été le deuxième album le plus vendu de tous les temps avec plus de 32 millions de copies à travers le monde dont 10 aux États-Unis et 5 en Angleterre, record inégalé.

Bad est encore un énorme succès pour Jackson. Même si l'album n'atteint pas les records de ventes de Thriller, il contient néanmoins plus de « numéro 1 ». I Just Can't Stop Loving You sera enregistré en espagnol et en français sous les titres respectifs de Todo Mi Amor Eres Tu et Je ne veux pas la fin de nous.

Le clip du morceau Bad, réalisé par Martin Scorsese, est tourné dans le métro new-yorkais, dans une station désaffectée, qui sera détruite une semaine après le début du tournage (l'équipe a dû reconstituer la station dans les moindres détails).

Par ailleurs, les clips de The Way You Make Me Feel (clip relatant les gangs des rues), Man In The Mirror (appel à la paix et à l'amour, dont le clip montre les grands moments du XXe siècle et dénonce la pauvreté dans le monde), Dirty Diana (où Michael reproduit un mini-concert rock avec en guest star le guitariste Steve Stevens), Another Part Of Me (clip live du Bad Tour 88), Smooth Criminal (reprenant les moments forts du film Moonwalker), Liberian Girl puis Leave Me Alone sont une nouvelle série de succès.

Michael Jackson entre à nouveau dans l'histoire musicale en devenant le premier artiste à avoir 5 singles d'un même album classés numéro 1 aux billboards américains. Neuf singles en seront extraits.

Selon le producteur Quincy Jones, dans la réédition de cet album en 2001, la chanson titre Bad devait être un duo avec son rival de longue date le chanteur Prince, mais finalement Prince déclina la proposition.

À la différence de Thriller et d’Off The Wall, Michael Jackson est le compositeur principal de l'album puisque sur onze titres, il en compose neuf.

Musicalement, Bad a un son beaucoup plus métallique que Thriller, une rythmique plus complexe (Smooth Criminal notamment). Le son est plus brut, la voix de Michael y est plus rocailleuse, il n'y a aucun répit dans Bad, qui ne contient que 3 titres lents, I Just Can't Stop Loving You, Man In The Mirror et Liberian Girl, tous les autres titres étant rythmiques.

Dangerous (1991 - 1993)

Article détaillé : Dangerous.

Le 20 mars 1991, Michael Jackson signe avec Sony un contrat de 65 millions de dollars d'une durée de quinze ans au cours desquels il doit produire six albums pour Epic, apparaître dans des films et des courts-métrages. Les revenus que ce contrat pourrait générer sont évalués entre 890 millions et un milliard de dollars[54],[55]. Le premier de ces albums, Dangerous, sort le 26 novembre 1991 et devient numéro un des classements en trois jours[56]. Le total des ventes de Dangerous atteint 7 millions d'exemplaires vendus aux États-Unis et devient le 3e album le plus vendu dans la carrière de Michael Jackson en atteignant 30 millions de copies vendues derrière Bad avec 32 millions de copies vendues[57].

Pendant sa tournée mondiale Dangerous Tour, du 27 juin 1992 au 11 novembre 1993, Jackson annonce la création de son organisation caritative Heal The World (association qui sera rejointe par Heal The Kids en 2001 puis toutes les deux dissoutes la même année).

L'album Dangerous contient 14 chansons dont 9 singles qui sortiront successivement : Black or White (octobre 1991), Remember the Time (janvier 1992), In the Closet (avril 1992), Who Is It (juillet 1992), Jam (septembre 1992), Heal the World (octobre 1992), Give In To Me (février 1993), Will You Be There qui deviendra plus tard le générique de fin du film Sauvez Willy (mai 1993), et Gone Too Soon une chanson en hommage à Ryan White, un jeune garçon victime du SIDA (novembre 1993).

Les vidéos accompagnant les singles comprennent une galaxie de stars : Michael Jordan (Jam), Naomi Campbell (In The Closet), Eddie Murphy, Magic Johnson et Iman, (Remember The Time), Macaulay Culkin (Black Or White) et le guitariste slash (Black or white, Give in to me).

Accusations d'abus sexuel sur mineurs (1993)

Le 17 août 1993, Michael Jackson est accusé d'abus sexuel sur mineur par un enfant de treize ans prénommé Jordan Chandler[58]. Michael Jackson et la famille Chandler s'étaient rencontrés en 1992 et une forte amitié s'était développée entre Michael et Jordan. En février 1993, Michael invite Jordan et sa famille à passer un week-end au ranch de Neverland et dans les mois qui suivent, Jordan, sa demi-sœur et sa mère accompagnent Michael dans de nombreux déplacements. Cette forte complicité entre Michael et Jordan rend Evan, son père biologique, jaloux.[réf. nécessaire] Jordan avoue à son père que Michael Jackson, après lui avoir administré un sédatif, a pratiqué des attouchements sexuels sur lui. Evan exige alors de Michael Jackson qu'il paye 25 millions de dollars ou il ira porter plainte et fera témoigner Jordan contre lui. Jackson refuse et ses avocats prétendent que toutes ces accusations ne sont qu'une tentative d'extorsion de fonds[59]. Quelques jours plus tard, l'affaire prend encore plus d'ampleur lorsque Jordan affirme à un psychiatre que lui et Michael Jackson s'étaient embrassés, masturbés et avaient eu des rapports bucco-génitaux[60] ,[59]. La même année, Michael Jackson donne 2 millions de dollars à sa femme de ménage personnelle, outrée d'avoir retrouvé son fils blotti dans un sac de couchage avec le chanteur.[61]

Jordan Chandler porte plainte au civil en septembre 1993[59] et une enquête officielle est alors ouverte et la mère de Chandler affirme de manière catégorique que rien dans le comportement de Michael Jackson n'est à reprocher[62]. Des fouilles sont organisées au ranch de Neverland et enfants et membres de la famille Jackson démentent que Michael soit pédophile[63].

Afin de gérer le stress dû à ces accusations, Michael Jackson commence à prendre des antidouleurs, du Valium, du Xanax et de l'Ativan, auxquels il devient dépendant à l'automne 1993[64]. Sa santé s'est détériorée à un tel point qu'il a dû annuler le reste de la tournée Dangerous World Tour pour faire une cure de désintoxication pendant quelques semaines[65]. Avec le stress, Michael a également stoppé de s'alimenter et a commencé à perdre du poids. Avec une santé déclinante, ses amis et avocats se sont occupés de sa défense et de ses finances et lui conseillent de gérer les accusations en dehors des tribunaux, estimant qu'il ne pourrait pas supporter un long procès. À cause de ces accusations, il stoppe sa tournée Dangerous World Tour en novembre et Pepsi Cola rompt son contrat publicitaire avec le chanteur. Son image publique se dégrade encore plus lorsque sa sœur ainée, LaToya, annonce qu'elle a des doutes sur l'innocence de son frère, avant de retirer ses déclarations[66].

Au cours des premières audiences, Jordan donne une description très détaillée des parties génitales de Michael Jackson, et celui-ci se résout à une fouille corporelle de 25 minutes, réalisée à son ranch, afin de vérifier si la description donnée par Chandler est fondée[67],[59]. Michael fait alors une déclaration publique où il proclame son innocence et critique les médias pour ce qu'il perçoit comme un parti-pris contre lui[68]. Les autorités n'ont jamais révélé si ces descriptions correspondaient.[réf. nécessaire]

Après avoir interrogé de nombreux témoins, la justice constate le manque de preuve pour soutenir les accusations et clôt cette enquête pénale par un non-lieuréf. à confirmer : [69]. En janvier 1994, la famille Chandler et l'équipe de Michael Jackson signent un accord de 22 millions de dollars pour voir la plainte retirée. Cette transaction met fin à la plainte civile[69].

HIStory, deux mariages et deux enfants (1994 - 1999)

Premier mariage

Peu après cette histoire, le 26 mai 1994, Michael Jackson se marie avec la fille d'Elvis Presley, Lisa-Marie Presley, au cours d'une cérémonie privée en République dominicaine[70]. Lisa-Marie et Michael s'étaient déjà rencontrés en 1975 lorsque la famille Jackson était en représentation à Las Vegas[71]. Ils se rencontrent de nouveau en 1993 par le biais d'un ami commun et se marient après s'être fréquentés pendant quatre mois. Lisa-Marie et Michael n'annoncent officiellement le mariage que le 1er août 1994[70]. À l'époque, de nombreux médias émettent l'hypothèse que ce mariage n'est qu'une manœuvre organisée par Michael afin de détourner l'attention de ses problèmes judiciaires et de redorer son image auprès du public ou encore qu'il s'agit d'une manigance de Lisa-Marie afin d'extorquer de l'argent à Michael pour l'Église de scientologie, ce que tous deux réfutent[72],[73]. Ils se séparent cependant d'un commun accord le 18 janvier 1996, pour cause de « différences irréconciliables »[74].

HIStory

Statue de Michael Jackson utilisée pour la promotion de l'album HIStory.

HIStory: Past, Present and Future – Book I, un double album, sort en juin 1995. C'est le double album le plus vendu de tous les temps[75]. Le premier disque contient quinze des plus grands succès remastérisés de Michael Jackson. Une 16e piste est présente sur ce premier disque, mais uniquement pour les premiers pressages vendus. Cette piste bonus contient un message audio remerciant les fans de leur soutien et le second disque 15 nouvelles chansons (dont une reprise des Beatles, Come Together, enregistrée des années auparavant pour le film Moonwalker).

L'album a poussé de nouveaux singles et clips en tête des classements américains. En mai 1995 sort le premier extrait de l'album, Scream, en duo avec sa sœur Janet. Le clip est, avec un budget de plus de sept millions de dollars, le plus cher jamais réalisé[76].

Suivent ensuite quatre autres singles : You Are Not Alone (août 1995) où on peut voir une brève apparition de la première épouse de Jackson, Lisa Marie Presley ; Earth Song (novembre 1995) qui est un hymne pop-gospel contre la destruction de l'environnement ; They Don't Care About Us (avril 1996) ; et Stranger In Moscow (novembre 1996). Ces quatre singles ont eu un succès limité aux États-Unis, contrairement à l'Europe. Au Royaume-Uni, Earth Song est resté six semaines en tête des palmarès et est le single de Michael le plus vendu dans ce pays (devant Billie Jean). En juillet 1997, pendant la deuxième partie de la tournée HIStory, une version remix de la chanson titre HIStory sort partout sauf aux États-Unis. Le titre est accompagné de Ghosts, un titre extrait de l'album de remixes Blood On The Dance Floor. Enfin, en octobre 1997, un autre titre de l'album aurait dû voir le jour, Smile, hommage à Charlie Chaplin, mais fut annulé peu avant sa distribution par Sony.

Le titre They Don't Care About Us déclencha une polémique[77] à sa sortie à cause de ses paroles controversées, que certains considèrent comme antisémites, ce dont Jackson se défend (Les phrases « Jew me, sue me / Kick me, kike me » sont modifiées dans une deuxième vague de sortie de l'album.) Dans cette chanson, le chanteur exprime son désir de ne pas être enfermé dans des catégories liées à sa couleur de peau ou à ses origines : « Traitez-moi de juif, de blanc ou de noir » (« Don't you black or white me »). Spike Lee tournera deux versions de ce clip. L'une où Jackson danse dans les favelas de Rio, l'autre, boycottée par les chaînes musicales américaines qui refusent de la diffuser avant 21 heures, où Jackson interprète le titre dans une cellule de prison tapissée d'écrans qui diffusent des images d'actualité de guerre, de famine et de bavures policières.

Michael Jackson lors du "HIStory World Tour" le 20 juin 1997 à Lausanne.

Au final, l'album s'est vendu à plus de 20 millions d'exemplaires dans le monde[78]. La tournée accompagnant l'album, The HIStory World Tour, s'est déroulée du 7 septembre 1996 au 15 octobre 1997. Michael Jackson a donné 82 concerts dans 58 villes de 35 pays, devant plus de 4,5 millions de spectateurs[79], ce qui en fait la plus grosse tournée pour un artiste solo.

Deuxième mariage, premiers enfants

Le 15 novembre 1996, alors qu'il se trouve en Australie, il se marie avec Debbie Rowe, infirmière en dermatologie qu'il connaissait depuis 1981. Ils ont ensemble un premier fils, Prince Michael Junior, né le 13 février 1997, et une fille, Paris Michael, née le 3 avril 1998. Ils divorcent à l'amiable le 8 octobre 1999[80]. Debbie Rowe déclarera laisser en « cadeau » (réclamant quelques millions de dollars) les deux enfants à la garde exclusive de Michael Jackson, en abandonnant ses droits parentaux. En décembre 2005, ayant changé d'avis, elle saisit un tribunal familial pour reprendre ses droits parentaux, son ex-mari lui ayant refusé à plusieurs reprises un droit de visite.

Blood on the Dancefloor

En 1997, Sony impose à Michael Jackson de sortir Blood On The Dance Floor, un album de remixes de quelques chansons de HIStory ainsi que 5 nouvelles chansons. Cet album est destiné à accompagner la partie européenne du HIStory World Tour.

La chanson titre sort en single, accompagnée d'un clip co-réalisé par Michael. L'album est passé presque inaperçu aux États-Unis, mais a encore une fois été plus populaire en Europe. Ce fut l'album de remixes le plus vendu au monde (avec 6 millions d'exemplaires vendus).[réf. nécessaire]

Ghosts et concert caritatif

Michael Jackson a également produit Ghosts, un court métrage à sensation de 40 minutes réalisé par Stan Winston, et écrit par Michael et Stephen King, qui a été diffusé hors-compétition au Festival de Cannes de 1997 puis dans quelques salles de cinéma. Le film utilise les chansons 2 Bad, Ghosts et Is It Scary (2 titres inédits de l'album Blood on the Dancefloor). Ghosts est le second single de l'album de remix, accompagné d'un clip réunissant des images du court-métrage. Celui-ci est occasionnellement diffusé sur les chaînes télévisées musicales, surtout pendant la période d'Halloween.

Au début du printemps 1998, John Mc Clain, co-fondateur du label A&M et responsable du succès de Janet Jackson, devient le nouveau manager de Michael. En juin 1999, sont organisés deux concerts intitulés Michael Jackson & Friends à but caritatif, l'un à Séoul et l'autre à Munich. Ces concerts réunissent sur scène avec Michael certaines des plus grandes stars mondiales (Andrea Bocelli, Mariah Carey, Scorpions, Noa, Ringo Starr…). Une chanson écrite pour l'occasion, What More Can I Give, ne sera finalement pas interprétée sur scène ni commercialisée avant les attentats du 11 septembre 2001.

Le single de What More Can I Give, réunissant Michael et de très nombreux artistes comme Céline Dion, Beyoncé, Usher, Luther Vandross, Mariah Carey, ne sort pas dans le commerce suite au refus de Sony (le producteur de la chanson serait également un producteur de films pornographiques[réf. nécessaire]), mais est quand même disponible en téléchargement payant sur internet, et les fonds récoltés iront aux victimes des attentats du 11 septembre. Une version espagnole a aussi été produite, Todo Para Ti, avec entre autres Shakira, Ricky Martin, Gloria Estefan, ainsi qu'un clip (version anglophone).

En 1998, Steven Hoefflin, chirurgien esthétique et médecin personnel du chanteur depuis la fin des années 1970 (et accessoirement chirurgien plastique du tout Hollywood), pratique une dernière rhinoplastie sur Michael Jackson et le met en garde contre toute intervention supplémentaire. Malgré tout, Michael Jackson en subira une nouvelle, entre autres opérations, début 2001. Le 14 novembre 2002, lors d'un procès l'opposant au producteur allemand Marcel Avram, le chanteur apparaît avec le nez recouvert d'un pansement, ce qui amènera Hoefflin, probablement soucieux de garder sa clientèle, à publier un communiqué de presse insistant bien sur le fait qu'il n'aurait plus pratiqué d'intervention sur Jackson depuis 1998.[réf. nécessaire]

Invincible et troisième enfant (2000 - 2002)

Article détaillé : Invincible.

Six ans après HIStory, Michael Jackson sort Invincible le 31 octobre 2001[81]. Orienté vers le R'n'B avec l'aide de nouveaux producteurs tels que Rodney « Darkchild » Jerkins[réf. nécessaire], l'album est, avec un budget estimé à 30 millions de dollars, l'album le plus cher de l'industrie musicale[82]. Pour accompagner sa promotion, CBS diffuse Michael Jackson : 30th Anniversary Special, un événement spécial organisé afin de célébrer les trente ans de carrière solo de Michael Jackson[83]. L'album débute numéro 1 au classement américain Billboard et dans treize différents pays[84]. Il est certifié disque de platine aux États-Unis le 3 décembre 2001[85]. Suite aux problèmes avec Sony, la promotion de l'album est arrêtée après trois mois et seuls trois singles sont extraits de l'album : You Rock My World, Cry et Butterflies. Au total, l'album se vend à 2,5 millions d'exemplaires aux États-Unis et 7,5 millions dans le monde[86]. Bien que les chiffres restent impressionnants pour n'importe quel artiste, Invicible est considéré comme un échec commercial et ses chiffres de ventes restent très décevants en comparaison avec les albums précédents[87]. Les professionnels rejettent la responsabilité de cet échec sur Michael Jackson en l'accusant d'avoir refusé de faire des tournées promotionnelles[88], tandis que l'artiste accuse Sony de ne pas avoir suffisamment fait la promotion de l'album et d'avoir annulé la sortie de plusieurs singles[89].

Michael Jackson et son fils au Parc Disneyland en 2006.

Le 13 juin 2002, Michael Jackson a été introduit, pour son travail de compositeur, au Songwriters Hall of Fame. À cette même période, il accuse publiquement le PDG de Sony Music, Tommy Mottola, d'avoir saboté la promotion de son album Invincible[88]. Un procès aura lieu et Tommy Mottola sera limogé de son poste suite à ces accusations.[réf. nécessaire]

Le 24 février 2002, Jackson a un autre fils, Prince Michael II, surnommé « Blanket », né par insémination artificielle et le recours à une mère porteuse dont l'identité est restée confidentielle[90]. Au mois de novembre de 2002, le chanteur se rend à Berlin pour y recevoir une récompense. Il réside à l'hôtel Adlon devant lequel de nombreux admirateurs s'amassent. Afin de leur présenter son fils depuis son balcon, Michael Jackson le suspend quelques secondes au dessus du vide, ce qui déclenche de vives polémiques dans la presse[91]. Quelques jours plus tard, après la diffusion d'image de l'incident, il déclare que c'était une « terrible erreur » et présente ses excuses dans un communiqué écrit[92]. Dans le reportage Living With Michael Jackson en février 2003, il revient sur cette affaire et déclare que les médias avaient eu tort de le décréter irresponsable.

Lors de leurs apparitions publiques, les visages de Prince, Paris et « Blanket » sont dissimulés sous des masques pour enfants ou des voiles afin d'assurer leur sécurité en préservant leur identité. Debbie Rowe déclara que c'était son idée à cause des nombreuses menaces de mort anonymes qu'ils recevaient et de possibles tentatives d'enlèvement à l'encontre des enfants. Michael a affirmé dans une interview qu'il adorerait amener ses enfants sur scène avec lui et montrer leurs visages à ses fans.[réf. souhaitée]

Documentaire, procès et retour aux affaires (2003 - 2007)

Affaire Arvizo

Au même moment, Michael Jackson apparaît dans l'entretien Living With Michael Jackson, filmé en 2002, mais diffusé le 3 février 2003 sur Granada Television, dans lequel il parle de son enfance, de sa jeunesse et de sa vie privée. Au cours de l'entretien avec Martin Bashir, diffusé sur ITV et regardé par plus de 15 millions de personnes[93], Jackson révèle une personnalité décalée et excentrique. Il est vu en train de dépenser plus de six millions de dollars dans un magasin à Las Vegas[94]. Il évoque aussi lorsqu'il partage sa chambre avec des adolescents, notamment avec Gavin Arvizo, âgé de 14 ans, et dort avec eux dans la même chambre. Le 18 novembre 2003, 70 policiers perquisitionnent Neverland. Un mandat d'arrêt est lancé contre la star, qui se trouvait alors à Las Vegas pour tourner un vidéo-clip[95]. Acceptant de se rendre aux forces de l'ordre, deux jours plus tard, Jackson déclare être victime d'une tentative d'extorsion de fonds de la part d'une famille de maîtres-chanteurs. Le procureur qui mène l'enquête, Thomas Sneddon, est le même qui, dix ans auparavant, avait dû classer l'affaire suite au retrait d'une plainte pour le même genre d'affaire.

Fans soutenant Michael Jackson après les accusations de 2003.

Après la diffusion du reportage, Gavin Arvizo commence à accuser Jackson d'avoir abusé de lui et de son frère cadet, il prétend que le chanteur leur a servi du vin, qu'il appelle « jus de Jésus »[96], et qu'à deux reprises, il s'est masturbé en leur présence et leur a montré des sites internet pour adultes[97]. Janet Arvizo, la mère de Gavin, prétend aussi avoir été séquestrée avec ses enfants à Neverland, le ranch de la star.

Michael Jackson, qui clame son innocence, se voit signifier, le 31 janvier 2003, 10 chefs d'inculpation susceptibles d'être punis par 20 ans de prison[98]. Le procès People v. Jackson s'ouvre à Santa Maria deux ans après les premières charges et dure cinq mois, jusqu'à la fin mai 2005. La santé de Michael Jackson décline alors : perdant du poids, il se voit même hospitalisé à deux reprises[99].

Le 13 juin 2005, le jury du tribunal rend son verdict et innocente Michael Jackson de tous les chefs d'inculpation[100]. Dans une conférence de presse, le jury a souligné le manque total de preuves, les témoignages accusateurs qui se contredisent et la nature manipulatrice de la mère[101]. Une enquête démontrera que cette dernière était une habituée des plaintes calomnieuses, et que celle-ci avait ouvert 14 comptes en banque pour récolter de l'argent et escroquer les services sociaux.[102]

Compilations et autres best-of

En 2003, Sony sort une compilation CD et DVD de tous les titres de Michael Jackson ayant été numéro 1. Intitulée Number Ones, la compilation contient également une nouvelle chanson, One More Chance, composée par R. Kelly[103]. Le disque se vend à 6 millions d'exemplaires dans le monde[104],[105]. Le 16 novembre 2004, Michael Jackson sort un box set de 4 CD et 1 DVD, intitulé The Ultimate Collection, retraçant l'ensemble de sa carrière et contenant d'anciens morceaux inédits, des démos, des versions inédites et quelques nouvelles chansons. Cheater sert de façon restreinte à la promotion du coffret, et son clip composé d'extraits du DVD Dangerous Tour est diffusé sur certaines chaînes musicales. Un autre clip est diffusé, Beat It, extrait du même DVD.

Le 19 juillet 2005, une nouvelle compilation The Essential Michael Jackson sort, ainsi qu'un DVD contenant le concert de Bucarest du Dangerous World Tour. Le CD compilation et le DVD se vendent très bien (respectivement no 1 en France avec plus de 350 000 exemplaires vendus et no 1 des ventes de DVD musicaux en France).

Le 18 avril 2006, Michael Jackson quitte le label Epic Records (et donc sa maison de disques Sony BMG), sous lequel il produisait tous ses albums solo depuis Off The Wall en 1979. Il signe un contrat avec le producteur de musique anglais Guy Holmes, PDG du label indépendant 2 Seas Records. Le contrat, rompu en septembre 2006, prévoyait la production d'au moins un nouvel album dont la sortie était prévue pour fin 2007[106].

Nouvelles récompenses

En novembre 2006, Michael Jackson se rend à Londres afin de visiter les bureaux du Livre Guinness des records. Il reçoit à cette occasion un prix pour avoir battu huit records dont celui de « Premier artiste à avoir gagné plus de 100 millions de dollars en un an », « Premier artiste à avoir vendu plus de 100 millions de disques en dehors des États-Unis » ou « Meilleur artiste de tous les temps »[107],[108]. Michael Jackson est également présent aux World Music Awards pour y recevoir le Diamond Award, récompense réservée aux artistes ayant vendu plus de 100 millions d'albums[109].

Thriller 25, King of Pop et retour prévu sur scène (2008 - 2009)

Articles détaillés : Thriller 25, King of Pop et This is it.

À l'occasion des 25 ans de la sortie de l'album Thriller, Michael Jackson sort Thriller 25, le 11 février 2008[110]. Il comprend deux titres inédits, For all time et Gots the hots (uniquement sur la version japonaise du disque), ainsi que des titres originaux remastérisés, et cinq titres remixés ou en featuring avec des artistes comme Akon, Fergie, Will.I.Am des Black Eyed Peas et Kanye West[111]. Deux singles extraits de Thriller 25, The Girl is Mine 2008 (avec Will.I.Am) et Wanna Be Startin' Somethin' 2008 (avec Akon) sortent également simultanément. L'album comprend également un DVD des vidéoclips de Billie Jean, Beat It, Thriller et la prestation de Michael Jackson lors des 25 ans de la Motown. Thriller 25 se classe en première place des ventes dans de nombreux pays européens[112] et en deuxième place aux États-Unis[113]. L'album se vend en tout à plus de 3 millions d'exemplaires[114].

Le 29 août 2008, pour célébrer le cinquantième anniversaire de Michael Jackson, sort King Of Pop, une compilation de 18 chansons dont la liste a été choisie par des fans[115]. Le disque n'est pas sorti aux États-Unis, mais a été classé parmi les 10 meilleures ventes dans de nombreux pays[116].

Après avoir failli vendre aux enchères le ranch de Neverland le 19 mars 2008 pour couvrir une dette de 24,5 millions de dollars, le fonds d'investissement américain Colony Capital a levé l'hypothèque. Le ranch a finalement été vendu pour 35 millions de dollars début novembre 2008 et a pris pour nom Sycamore Valley Ranch[117].

En décembre 2008, le magazine Rolling Stone le classe au 25e rang des plus grands chanteurs de tous les temps[118].

En janvier 2009, il retourne vivre définitivement aux États-Unis, à Bel Air[119]. Le 5 mars, il annonce qu'il entamera ses dernières représentations scéniques, les This is it shows, une série de 50 concerts à Londres[120]. Selon Randy Phillips, le président du promoteur de concerts AEG Live, Michael Jackson devait faire des concerts s'étalant sur 3 ans et lancer un nouvel album, dans le cadre de son grand retour[121].

Mort

Article connexe : Funérailles de Michael Jackson.
Foule rassemblée devant le Ronald Reagan UCLA Medical Center.

Le 25 juin 2009, Michael Jackson se trouve dans sa maison d'Holmby Hills, un quartier de Bel Air à Los Angeles, lorsqu'il s'effondre peu avant midi. À 12 h 21 heure locale, les secours paramédicaux du Los Angeles Fire Department reçoivent un appel du 911 et arrivent sur place trois minutes plus tard[122]. Ils constatent que son médecin personnel est en train de procéder à une réanimation cardio-pulmonaire. Michael Jackson est transporté au Ronald Reagan UCLA Medical Center, où il arrive six minutes plus tard. Malgré des tentatives de réanimation pendant plus d'une heure, sa mort est prononcée à 14 h 26[123] et annoncée à la presse américaine quelques minutes plus tard par son frère aîné Jermaine Jackson. C'est TMZ qui annonce six minutes avant le constat par le médecin légiste la mort de la star, avant les autres groupes de médias.

Une enquête du département de Los Angeles des vols et homicides est menée et une autopsie est pratiquée le 26 juin 2009 afin de déterminer les causes de sa mort. À la demande de la famille, une deuxième autopsie est pratiquée dans un cadre privé quelques jours plus tard, le père de l'artiste ayant des inquiétudes sur les raisons de la mort de Michael. À l'annonce de sa mort, de nombreuses personnes se sont rassemblées spontanément pour lui rendre hommage et les membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont observé une minute de silence en son honneur[124]. La vague d'émotion qui a suivi sa mort a également provoqué un phénomène de média sans précédent, notamment au travers de l'audience mise en évidence par les sites Yahoo! et Google[125], dont même les serveurs de ce dernier ont eu du mal à suivre le mouvement. De plus, du jour au lendemain, l'écoute des musiques de Michael Jackson sur le web a augmenté de 949%. [réf. nécessaire] Le 1er juillet, les dernières volontés de l'artiste sont officiellement révélées : il souhaite être inhumé dans son Ranch de Neverland, information qui avait été sous-entendue la veille sur la chaine d'information CNN. Le lieu choisi aurait ainsi permis à Michael Jackson d'avoir son propre lieu de recueillement, au même titre qu'Elvis Presley à Graceland. Cependant, alors que des centaines de journalistes et de fans se rassemblent devant la demeure de la star, le Los Angeles Times annonce que, selon les restrictions légales concernant l’inhumation dans une résidence privée, il sera impossible de répondre aux dernières volontés de Michael Jackson et de sa famille.

Le 2 juillet 2009, la direction du Staples Center, à Los Angeles, annonce la tenue d'une cérémonie en son hommage. 17 500 billets ont été tirés au sort parmi toutes les personnes qui auront décidé de participer au tirage, seuls les résidents des États-Unis étant autorisés à assister à la cérémonie. Le lendemain, 2 500 000 personnes auraient participé à ce fameux tirage, ce qui fait de feu Michael Jackson la célébrité défunte dont l'hommage a rassemblé le plus de personnes dans le monde[126].

Le 7 juillet 2009, après un service funèbre privé au Cimetière Forest Lawn de Los Angeles, de nombreux artistes et figures politiques ainsi que les proches de Michael Jackson se sont succédé durant deux heures et demie sur scène, lui rendant de vibrants hommages, à proximité de son cercueil exposé. C'est à Ken Ehrlich, le producteur des Grammy Awards, qu'a été confiée l'organisation de toute la cérémonie. À l'issue de la cérémonie, la fille de Michael Jackson, Paris, est apparue pour la première fois à visage découvert, entourée de sa famille. Auparavant, plusieurs artistes ont défilé sur scène, dont :

  • Mariah Carey, qui a interprété I'll Be There ;
  • Lionel Richie , qui a interprété Jesus is love;
  • Magic Johnson, Kobe Bryant ;
  • Brooke Shields ;
  • Stevie Wonder, qui a interprété Never Dreamed You'd Leave in Summer ;
  • Jermaine Jackson, qui a chanté le titre Smile, écrit par Charlie Chaplin et repris par Michael Jackson lui-même dans son album HIStory : c'était, selon les dires de Brooke Shields lors de cette cérémonie, la chanson préférée de Michael Jackson ;
  • Usher, qui a chanté le titre Gone too soon.

AEG, propriétaire des droits sur la tournée de Michael Jackson ainsi que du Staples Center, a autorisé la retransmission gratuite du flux vidéo de la cérémonie.

Style artistique et influences

Musique

Bien que considéré comme le « roi de la pop », Michael Jackson s'est attaqué à plusieurs styles musicaux. D'un registre disco-funk dans Off The Wall, il est passé à un style mélangeant funk, hard rock (Beat It), ballade, soul (Thriller)[127] jusqu'au R'n'B dans ses derniers albums.

À ses débuts, le jeune Michael Jackson doit sa technique vocale en grande partie à Diana Ross. En octobre 1969, il est décidé que Michael habiterait chez Diana Ross. Il lui arrivait souvent de l'observer en train de répéter. Il confessera plus tard : « C'était elle que j'étudiais, sa façon de bouger, sa façon de chanter, sa façon d'être, tout simplement. Et après, je lui disais, « Je veux être exactement comme toi, Diana. »  »[128]. Mais Michael doit surtout à Diana Ross les ooohs de ses débuts. À ses débuts, Michael ponctuait presque toujours ses vers de ooohs. Pas un long oooh mais plutôt une exclamation soudaine. Diana usait de cet effet sur beaucoup des chansons enregistrées avec les Supremes, et Michael était ravi de se l'approprier[129].

Danse

Il est le célèbre inventeur du "moonwalk". Dans ce mouvement de danse, le danseur se déplace à reculons tout en créant l'illusion par ses mouvements corporels qu'il est en train de marcher vers l'avant. Ce paradoxe visuel (individu marchant vers l'avant mais se déplaçant en arrière) donne l'impression qu'il flotte.

La technique de mouvement utilisée pour donner l'illusion de la marche en avant était déjà utilisée par des mimes, tel que Marcel Marceau dans ce qu'il appelait « la marche contre le vent ». Cette dernière restait cependant statique, et le mouvement de danse moonwalk a donc consisté à ajouter un déplacement vers l'arrière renforçant l'irréalité du mouvement.

Ce pas, bien que d'apparence simple[réf. souhaitée], se révèle d'exécution plutôt difficile. En effet même si les mouvements principaux sont réalisés, la différence entre une version réussie et une quelconque peut se révéler de l'ordre du détail pour le profane : quelques subtils mouvements de corps, la distance des pas, etc.

D'autres éléments extérieurs influent sur la qualité du mouvement tel que les chaussures et le sol (de préférence lisse et légèrement glissant).

Scène

Cinéma et vidéo clips

Michael Jackson est reconnu comme le précurseur du clip vidéo au format de mini-film servant à la promotion, qui a transformé le monde de la musique[130]. En effet, pour la première fois avec Thriller, un scénario apparaît dans un clip vidéo. Sa durée inhabituelle lors de sa sortie en 1983 (14 minutes précédées de 45 minutes de son making-of, également procédé innovant) et sa chorégraphie ont fait le succès de la chaîne américaine MTV tout comme le sien. Il est d'ailleurs le premier chanteur afro-américain diffusé sur cette chaîne[130]. Mais Thriller n'est pas la première vidéo dans laquelle il s'implique. En effet, le clip de Can you feel it (une chanson des Jacksons) est inspiré de Rencontres du troisième type et imaginé par l'artiste lui-même. Parmi ses clips les plus célèbres figurent Billie Jean, Beat it, Thriller, Bad, The way you make me feel, Smooth criminal, Black or white dans lequel il innove en introduisant le procédé de morphing à un niveau jamais vu auparavant[réf. nécessaire], Ghosts, Remember the time, Jam, ou encore Scream estimé comme le clip le plus cher jamais réalisé[réf. nécessaire].

Vie privée et controverses

Vie amoureuses

Ses deux mariages et ses trois enfants ont également été à l'origine de polémiques, notamment sur sa paternité.

État de santé et apparences

Depuis le milieu des années 1980, la question de la modification physique de l'apparence de Michael Jackson fait la une des journaux tabloïdes et suscite l'étonnement de l'opinion publique. Après des rumeurs disant qu'il se ferait blanchir la peau artificiellement (ce qu'il a toujours démenti), il apparaîtrait qu'on ait diagnostiqué chez le chanteur, au milieu des années 1980 (même s'il n'en parlera qu'en 1993 dans une interview avec Oprah Winfrey), un vitiligo (dépigmentation de la peau)[131] et un lupus (inflammations de la peau). Quelles que soient les raisons exactes de ce changement physique, il est néanmoins certain que dans sa jeunesse, Michael Jackson a souffert de son image physique (il en témoigne dans Living with Michael Jackson), notamment en raison de son nez (son père avec qui il était en conflit le surnommait « gros nez »), et de son acné, qu'il avait alors au visage. Ce conflit avec sa propre image associé à une exposition médiatique précoce permettrait néanmoins de comprendre les raisons qui l'auraient amené aux nombreuses opérations de chirurgie esthétique (uniquement deux interventions de rhinoplastie selon ses dires).

Concernant sa couleur de peau, il est probable que Michael Jackson ait utilisé une crème à base d'hydroquinone ; soit parce qu'il avait honte de ses origines (paradoxalement, Michael Jackson a toujours clamé haut et fort son appartenance à la communauté noire)[réf. nécessaire] ; soit plus vraisemblablement pour uniformiser son teint, et éliminer les zones pigmentées restantes: en effet Arnold Klein, son dermatologue de 1984 à sa mort, affirme lui avoir recommandé de se blanchir : « Je l'ai rendu blanc parce qu'il était malade »[131].

Le sociologue Yves Gautier a réalisé dans son livre, Michael Jackson, de l'autre côté du miroir, une analyse des métamorphoses du « Roi de la Pop ». Pour lui, entre autres explications, Michael aurait tour à tour tenté de ressembler à des personnes qu'il admire, comme Diana Ross ou bien encore David Bowie, autre figure androgyne de la musique pop. L'analyse poussée de l'auteur est innovante et permet de mettre en avant, quelles qu'en soient les raisons, un « cross-over », ou capacité d'un artiste à réunir les publics blanc et noir.

Problèmes judiciaires

Michael Jackson a été l'objet de deux accusations d'abus sexuel sur mineur, pour lesquelles il a été respectivement relaxé et acquitté.

Situation financière

Dans les années 1980 et 1990, les revenus annuels de Michael Jackson ont été estimés à 50 millions de dollars et en 2003, la somme totale gagnée au cours de sa carrière a été évaluée à 2 milliards de dollars[132]. Une grande partie de cette fortune repose cependant sur la part qu'il possède dans le catalogue de Sony/ATV Music Publishing qui contient plus de quatre mille chansons. En août 1985, il s'était porté acquéreur, pour 47,5 millions de dollars, de ce catalogue qui contient des chansons des Beatles, d'Elvis Presley ainsi que ses propres chansons [133]. Après avoir revendu une partie de ce catalogue en 1995 pour 90 millions de dollars, il en possède la moitié des parts. En 2006, ce catalogue, qui génère 80 millions de dollars par an, a été estimé à un milliard de dollars[134].

Malgré cette fortune potentielle, Michael Jackson a dû emprunter près de 270 millions de dollars afin de supporter son train de vie personnel estimé à 30 millions de dollars par an[135]. Il a principalement emprunté cet argent à Sony et a utilisé comme gage les 50 % de Sony/ATV Music Publishing qu'il possédait encore.

Son testament révèle que son patrimoine personnel était estimé à plus de 500 millions de dollars[136].

Engagements et relations médiatiques

Action caritative

Michael Jackson a récolté et donné plus de 400 millions de dollars pour des œuvres caritatives, notamment grâce à sa tournée Dangerous World Tour.

Relation avec les médias

Discographie

Articles détaillés : Discographie de Michael Jackson et Singles de Michael Jackson.

Albums solo sortis sous le label Motown

  • 1972 : Got to Be There
  • 1972 : Ben
  • 1973 : Music and Me
  • 1975 : Forever, Michael

Albums solo sortis sous le label Sony

  • 1979 : Off the Wall
  • 1982 : Thriller
  • 1987 : Bad
  • 1991 : Dangerous
  • 1995 : HIStory - Past, Present, and Future: Book 1
  • 1997 : Blood on the Dance Floor
  • 2001 : Invincible
  • 2008 : Thriller 25

Compilations et coffrets sorties sous le label Motown et Sony

  • 1981 : One Day in Your Life
  • 1984 : Farewell My Summer Love
  • 1997 : Blood on the Dance Floor - HIStory in the Mix
  • 2001 : Greatest Hits - HIStory Volume I
  • 2003 : Number Ones
  • 2004 : The Ultimate Collection
  • 2005 : The Essential Michael Jackson
  • 2008 : King of Pop
  • 2009 : The Collection (Michael Jackson)

Filmographie

Article détaillé : Filmographie de Michael Jackson.

En tant qu'acteur

  • 1978 : The Wiz, de Sidney Lumet : L'épouvantail
  • 1986 : Captain EO (attraction des parcs Disney), de Francis Ford Coppola : le Capitaine EO
  • 1988 : Moonwalker, de Jerry Kramer et Colin Chilvers : lui-même
  • 1991 : Les Simpson, de Matt Groening  : Leon Kompowsky (crédité par John Jay Smith) (saison 3, épisode 1 : Mon pote Michael Jackson)
  • 1996 : Ghosts, de Stan Winston : le Maestro et le Maire de la ville
  • 2002 : Men in Black II, de Barry Sonnenfeld : L'agent M
  • 2002 : Living with Michael Jackson, de Julie Shaw : Lui-même
  • 2004 : Miss Cast Away, de Bryan Michael Stoller : L'agent MJ

En tant que producteur

  • 2002 : Wolfed

Film sur Michael Jackson

  • 2004 : Michael Jackson : du rêve à la réalité réalisé par Allan Moyle

Autobiographies

  • 1988 : Moonwalk
  • 1992 : Dancing the Dream
  • 2006 : My World, The Official Photobook, Vol. 1

Récompenses

Article détaillé : Liste des récompenses de Michael Jackson.

Avec plus de 230 récompenses, Michael Jackson est l'homme le plus récompensé de l'histoire, la plupart étant dans le domaine musical[12].

Jeux vidéo

Michael Jackson a fait l'objet de plusieurs jeux vidéo :

  • Moonwalker est un jeu d'arcade sur consoles Megadrive et Master System[137]. Le joueur y incarne Michael Jackson dans l'histoire adaptée du film homonyme. Le jeu est également sorti sur micro-ordinateur PC, Amiga, Atari ST, Amstrad CPC et Commodore 64 dans une version totalement différente. Une autre version est sortie dans les salles d'arcade sur Sega System 16[138] ; il s'agit ici d'un jeu d'action en vue isométrique.
  • AS-1 (Virtual Ride Motion Theater System) sur borne d'arcade. Simulation spatiale de Sega, avec Michael Jackson en commandant.
  • Space Channel 5 sur Dreamcast, PlayStation 2 et Gameboy Advance. Le personnage de Space Michael apparaît après la réussite des derniers niveaux du jeu. Il s'agit d'une modélisation de Michael Jackson, dans un costume argenté futuriste.
  • Space Channel 5: Part 2 sur Dreamcast et PlayStation 2. Le personnage de Space Michael réapparait dans les derniers niveaux du jeu. Contrairement au premier volet, il faut cette fois-ci le secourir. Pendant cette partie du jeu, le joueur peut voir Space Michael danser, avec l'héroïne Ulala, une chorégraphie rappelant celles de Bad, Beat it et Thriller.
  • Ready 2 Rumble Boxing: Round 2 est un jeu de boxe sur PlayStation 2 et Dreamcast avec Michael Jackson comme personnage caché.
  • Grand Theft Auto: Vice City pour PlayStation 2, PC, et Xbox contient deux chansons de Michael Jackson : Billie Jean et Wanna Be Startin' Somethin'.
  • Guitar Hero : World Tour pour PlayStation 2, PlayStation 3, Wii et Xbox360 contient une chanson de Michael Jackson jouable : Beat It.

Bibliographie

  • Yves Gautier, Michael Jackson, De l'Autre Côté Du Miroir, Publibook.com, 2005 (ISBN 9782748307665)
  • (en) J.Randy Taraborrelli, The Magic and the Madness, Headline, 1991, 672 p. (ISBN 9780330420051).
    Taraborrelli est le « biographe non-officiel » de Michael Jackson. L'édition est remise à jour en date du 19 septembre 2003.
  • (en) Jel D. Lewis Jones, Michael Jackson, the King of Pop: an Anthology, Amber Books Publishing, 2005 (ISBN 9780974977904)
  • (en) Stacy Brown, Michael Jackson, the Man Behind the Mask, Select Books Inc., 2005 (ISBN 9781590790724)
  • (en) Chris Cadman, Jacksons Number Ones, Authors On Line Ltd, 2003 (ISBN 9780755200986)
  • (en) Chris Cadman, Michael Jackson the Solo Years, Authors On Line Ltd, 2003 (ISBN 9780755200917)
  • (en) Lisa D. Campbell, Michael Jackson: The King of Pop, Branden Books

Michael Jackson

Michael Joseph Jackson (29 août 1958 - 25 juin 2009), est un chanteur, danseur-chorégraphe, auteur-compositeur-interprète et homme d'affaires américain[2],[3]. Surnommé « The King of Pop »[4],[5], il est, selon Berry Gordy, fondateur de la Motown : « le plus grand artiste de tous les temps »[6]. Pour d'autres, il est une « icône de la musique », doublée d'un humanitaire : son influence sur la culture musicale est mondiale, ses paroles et sa musique restent universelles, notamment celles de We Are the World[7],[8], chanson caritative contre la famine en Éthiopie.

Septième d'une famille de neuf enfants, il a commencé sa carrière professionnelle à l'âge de onze ans au sein des Jackson Five, puis a débuté sa carrière solo en 1971 tout en restant membre du groupe. Par la suite, il a sorti six albums studio figurant parmi les plus vendus au monde : Off the Wall (1979), Thriller (1982), Bad (1987), Dangerous (1991), HIStory (1995) et Invincible (2001).

Au début des années 1980, Michael Jackson est devenu une figure majeure de la musique pop et l'une des plus célèbres du XXe siècle. Les courts-métrages comme Beat It, Billie Jean ou Thriller ont donné un nouvel élan aux vidéo-clips musicaux. Au cours de ses concerts, vidéos et apparitions publiques, il a largement popularisé de nombreux pas de danse, dont le Moonwalk, qui est devenu sa signature. Son style vocal et musical a influencé beaucoup d'autres artistes de Hip-hop, Pop et R'n'B.

Au cours de sa carrière, Michael Jackson a battu nombre de records de l'industrie du disque. Le total de ses ventes est estimé à 750 millions[9], ce qui le classe parmi les plus gros vendeurs d'albums de tous les temps. Thriller, dont les estimations des ventes varient entre 65 et 118 millions, est quant à lui l'album le plus vendu de l'histoire de la musique[10],[11]. Il a remporté plus de prix que n'importe quel autre artiste[12] et a été nommé Artiste du Millénaire aux World Music Awards en 2000[13].

Michael Jackson a récolté et donné plus de 400 millions de dollars pour des œuvres caritatives, notamment grâce à sa tournée Dangerous World Tour, mais son image publique a été considérablement ternie à cause de certains aspects de sa vie privée, notamment son goût pour la chirurgie esthétique, son mode de vie excentrique et deux accusations d'abus sexuel sur mineur, pour lesquelles il a été respectivement relaxé et acquitté. Ses deux mariages et ses trois enfants ont également été à l'origine de polémiques, notamment sur sa paternité.

Sa mort a donné lieu à un hommage public retransmis en Mondovision, qui a été suivi par 2,5 milliards de personnes à travers le monde dont 31 millions de téléspectateurs aux États-Unis[14].[réf. nécessaire]

Sommaire

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  • 1 Biographie
    • 1.1 Famille, enfance et Jackson Five (1958 - 1975)
      • 1.1.1 Famille et enfance
      • 1.1.2 The Jackson Five
      • 1.1.3 Début de la carrière solo
      • 1.1.4 Départ de la Motown et séparation
    • 1.2 Signature chez Epic et Off the Wall (1976 - 1981)
    • 1.3 Thriller, séparation des Jacksons, We are the World (1982 - 1985)
      • 1.3.1 Thriller, l'album des records et révolution vidéo-musicale
      • 1.3.2 La désunion des Jacksons
      • 1.3.3 We are the World, catalogue Northern Songs et Captain Eo
    • 1.4 Bad (1986-1990)
    • 1.5 Dangerous (1991 - 1993)
    • 1.6 Accusations d'abus sexuel sur mineurs (1993)
    • 1.7 HIStory, deux mariages et deux enfants (1994 - 1999)
      • 1.7.1 Premier mariage
      • 1.7.2 HIStory
      • 1.7.3 Deuxième mariage, premiers enfants
      • 1.7.4 Blood on the Dancefloor
      • 1.7.5 Ghosts et concert caritatif
    • 1.8 Invincible et troisième enfant (2000 - 2002)
    • 1.9 Documentaire, procès et retour aux affaires (2003 - 2007)
      • 1.9.1 Affaire Arvizo
      • 1.9.2 Compilations et autres best-of
      • 1.9.3 Nouvelles récompenses
    • 1.10 Thriller 25, King of Pop et retour prévu sur scène (2008 - 2009)
    • 1.11 Mort
  • 2 Style artistique et influences
    • 2.1 Musique
    • 2.2 Danse
    • 2.3 Scène
    • 2.4 Cinéma et vidéo clips
  • 3 Vie privée et controverses
    • 3.1 Vie amoureuses
    • 3.2 État de santé et apparences
    • 3.3 Problèmes judiciaires
    • 3.4 Situation financière
  • 4 Engagements et relations médiatiques
    • 4.1 Action caritative
    • 4.2 Relation avec les médias
  • 5 Discographie
    • 5.1 Albums solo sortis sous le label Motown
    • 5.2 Albums solo sortis sous le label Sony
    • 5.3 Compilations et coffrets sorties sous le label Motown et Sony
  • 6 Filmographie
    • 6.1 En tant qu'acteur
    • 6.2 En tant que producteur
    • 6.3 Film sur Michael Jackson
  • 7 Autobiographies
  • 8 Récompenses
  • 9 Jeux vidéo
  • 10 Bibliographie
  • 11 Références
  • 12 Annexes
    • 12.1 Articles connexes
    • 12.2 Liens externes

Biographie

Famille, enfance et Jackson Five (1958 - 1975)

Famille et enfance

Article connexe : Famille Jackson.

La famille Jackson compte neuf enfants dont Michael, né le 29 août 1958, le septième de la fratrie. Ses parents, Joseph Jackson et Katherine Jackson, ont eu en tout dix enfants, mais le frère jumeau de Marlon est mort quelques heures après sa naissance. Toute la famille vit dans une petite maison avec deux chambres dans la ville ouvrière de Gary, dans l'Indiana, en banlieue sud-est de Chicago. Joseph Jackson est guitariste dans un groupe R'n'B appelé The Falcons, gagne modestement sa vie en travaillant dans une aciérie, tandis que Katherine élève les enfants et travaille de temps en temps pour rapporter de l'argent au foyer[15].
Contre la volonté de son mari, elle élève ses enfants comme témoins de Jéhovah. Michael Jackson finira par quitter ce mouvement en 1987[16].

Joseph Jackson est un père de famille très autoritaire, qui impose des règles strictes à ses enfants, comme l'interdiction de sortir de chez eux le soir lorsqu'il travaille de nuit. Dans une interview réalisée par Martin Bashir en 2003, Michael Jackson raconte qu'il les maltraitait physiquement et mentalement[17]. Il se moquait régulièrement de l'apparence physique de Michael en l'appelant « gros nez »[18]. La famille baigne cependant dans la musique dès le plus jeune âge et Joseph joue de la guitare pendant que les enfants chantent[19]. La guitare de Joseph est normalement interdite aux enfants, mais Tito, le quatrième de la famille, en joue de temps en temps lorsque son père est absent. Lorsqu'une corde est cassée, ce dernier menace ses enfants de les battre s'ils ne lui montrent pas qu'ils savent bien en jouer. C'est à ce moment-là qu'il réalise que Tito et ses frères ont un réel talent. Il offre alors sa propre guitare à Tito et une basse à Jermaine. Vite rejoints par Marlon et Michael en 1964, ils forment un groupe baptisé The Jackson Five sur proposition d'un de leurs voisins[19]. Michael en devient le chanteur principal grâce à sa voix plus mûre que son âge et à son habileté à reproduire les pas de danse de James Brown[20].

The Jackson Five

Article détaillé : The Jackson Five.

Les Jackson 5 ou encore Jackson Five commencent à se produire à Gary, à remporter tous les concours auxquels ils participent et à se faire une certaine réputation dans la ville. Joseph décide alors de mettre à profit leur talent et les fait se produire le week-end à Chicago, New York et Philadelphie. Les cinq garçons continuent à fréquenter l'école en semaine[21]. En 1968, Joseph annonce à sa famille qu'ils déménagent à Détroit, car Berry Gordy, alors président de la Motown, les appelle pour une audition[15]. Le groupe, officiellement présenté à la presse par leur marraine Diana Ross[22], devient un des plus populaires de l'écurie Motown, label composé principalement d'artistes noirs. La Motown répand la rumeur que c'est Diana Ross elle-même qui a découvert les Jackson Five et a décidé de les présenter au PDG de la Motown[22]. Au moment de signer le contrat, la Motown et les Jackson Five déménagent de Détroit à Los Angeles[23].

Le premier succès des Jackson Five est I Want You Back (14 décembre 1969), de l'album Diana Ross Presents The Jackson 5, qui devient numéro un au classement Billboard des singles[24]. Trois autres extraits de l'album deviendront numéro un[25],[26] : ABC en 1970 en lice pour un Grammy Award, The Love You Save et I'll Be There qui restera numéro un pendant cinq semaines[27]. C'est la première fois que les quatre premiers singles d'un groupe deviennent tous numéro un[27]. L'ascension des Jackson Five est vertigineuse et le jeune Michael devient le chouchou du public. Leur popularité commencera à décroître vers 1972, mais les Jackson Five obtiendront encore un succès avec Dancing Machine qui atteindra la deuxième place des classements[28].

Début de la carrière solo

Parallèlement à sa carrière avec les Jackson Five, Michael Jackson sort quatre albums solo. L'album Got To Be There sort en janvier 1972 sous le label Motown, alors que Michael a à peine 13 ans. La même année, avec Ben, le jeune Michael acquiert une plus grande maturité vocale, notamment dans les nombreuses ballades de cet album. La chanson-titre deviendra le premier no 1 solo de Michael Jackson en 1972[29]. La chanson étant tirée du film du même nom, ce titre lui vaudra un Golden Globe et une nomination aux Oscars[29]. Music And Me, sorti en 1973, ne rencontre pas le même succès que les trois précédents albums[28]. En 1975, Michael sort Forever, Michael.

Départ de la Motown et séparation

Après Dancing Machine, les Jackson Five se sentent de plus en plus frustrés avec le label Motown et se plaignent de ne pas pouvoir choisir leurs morceaux et leurs instruments. Joe Jackson, longtemps manager du groupe, se plaint également d'avoir perdu son influence au profit de Berry Gordy, président de la Motown. Les membres du groupe estiment par ailleurs que les royalties que leur accorde la Motown ne sont pas assez importantes au regard de leur succès. Tous ces éléments d'insatisfaction forcent les Jackson Five à annoncer en juillet 1975 qu'ils quitteront la Motown à la fin de leur contrat, en mars 1976. Au même moment, ils signent un nouveau contrat avec Epic Records, un label fondé par CBS Records[30]. Cette séparation est douloureuse pour le groupe puisque la Motown estime qu'ils ont rompu leur contrat en signant avec Epic avant la fin de leur précédent engagement. Après un procès, la Motown conserve ses droits sur le nom Jackson Five et le groupe se renomme alors The Jacksons. La Motown se voit également confier le droit d'utiliser les chansons des Jackson Five dans de futures compilations[30]. Cet épisode mène également à la perte d'un des membres du groupe puisque Jermaine, qui s'est marié à la fille de Berry Gordy, ne suit pas ses frères chez Epic et entame une carrière solo chez Motown. Il est remplacé par le benjamin des Jackson, Randy, qui était déjà apparu dans le groupe en tant que percussionniste[26]. À cette occasion, Michael termine également son contrat le liant en tant qu'artiste solo à Motown et signe aussi chez Epic.[réf. nécessaire]

Signature chez Epic et Off the Wall (1976 - 1981)

Article détaillé : Off the Wall.

Il faut attendre 1978 et l'album Destiny pour prendre la mesure du talent des frères Jackson et plus particulièrement de Michael. Cet album, entièrement produit et écrit par les Jackson, donnera deux hits : Blame It on the Boogie et Shake Your Body (Down To the Ground). L'album suivant, Triumph, sort en 1980 et contient notamment les hits Lovely One et Can You Feel It dont la vidéo, imaginée par Michael lui-même, est quasiment un remake de Rencontres du troisième type. Un album live paraît en 1981, regroupant des chansons des Jackson Five à The Jacksons. Michael éclipse désormais le groupe ; il y chante ses propres compositions : Rock with You ; Don't Stop 'Til You Get Enough, She's Out of My Life, toutes deux extraites de l'album Off the Wall, cinquième album solo de Michael Jackson, sorti en 1979.

Il décide alors de signer chez Epic Records (label qui sera racheté plus tard et deviendra une filiale de Sony Music), contre l'avis de beaucoup de personnes de son entourage.[réf. nécessaire]

En 1978, une chute sur scène lui aurait cassé le nez et obligé à subir une première rhinoplastie qui ne sera pas totalement réussie et qui sera corrigée par une seconde. Il ne reconnaît avoir subi que ces deux seules rhinoplasties. Beaucoup de rumeurs circulent sur les modifications qu'il aurait apportées à son visage et leur nombre, même si certaines sont farfelues, d'autres sont indéniables et poussent les chirurgiens esthétiques à citer Michael Jackson comme l'exemple à ne pas suivre[31].

En 1979, Michael Jackson sort Off the Wall, co-produit avec Quincy Jones, qu'il a rencontré sur le tournage de la comédie musicale The Wiz. Certaines chansons ont été composées par Rod Temperton, Stevie Wonder et Paul McCartney[32]. L'album remporte un succès mondial et se vend à 12-15 millions d'exemplaires[33]. De nombreux singles extraits de l'album se hissent en tête des palmarès. Rock with You devient numéro 1 au Billboard Hot 100[34], de même que pour Don't Stop 'Til You Get Enough. La ballade She's Out of My Life intègre le Top 10 du Billboard Hot 100, tout comme la chanson Off the Wall. L'album mêle habilement funk, soul et disco. Malgré ce succès et ces ventes impressionnantes, Michael Jackson n'est nommé aux Grammy Awards de 1980 que dans la catégorie meilleur chanteur R&B pour Don't Stop 'til You Get Enough. Il remporte cette récompense mais, extrêmement déçu de ne pas avoir été nommé pour l'album de l'année, il jure que son prochain album ne sera pas ainsi ignoré[35].

Thriller, séparation des Jacksons, We are the World (1982 - 1985)

Étoile sur le Hollywood Walk of Fame.

Thriller, l'album des records et révolution vidéo-musicale

Le 1er décembre 1982, Michael Jackson sort Thriller, qui remporte un succès immédiat en se vendant à un million d'exemplaires en un mois et dix millions sur un an[36]. L'album reste dans les classements pendant deux ans et se maintient pendant un total de 37 semaines numéro 1 du classement Billboard. Meilleure vente d'album aux États-Unis en 1983[37] et 1984[38], c'est le deuxième disque le plus vendu après le Greatest Hits (1971-1975) des Eagles[39]. Entre 1982 et 1996, il a été certifié à 25 millions d'exemplaires aux États-Unis et 20 millions à l'étranger[40]. Sept des chansons de l'album se classent dans le Top 10 du Billboard Hot 100. En mai 1984, Thriller est reconnu par le Livre Guinness des records comme l'album le plus vendu de tous les temps (25 millions d'exemplaires à l'époque)[41] et les estimations actuelles varient entre 65 et 108 millions d'exemplaires[10],[11]. Avec Thriller, Michael Jackson remporte huit récompenses aux American Music Awards et huit aux Grammy Awards[42] et le 20 novembre 1984, il obtient une étoile sur le Hollywood Walk of Fame[43].

Les trois clips vidéo (Billie Jean, Thriller et Beat It) accompagnant l'album Thriller sont de véritables mini-films avec de nombreux effets spéciaux. Le clip de 14 minutes de la chanson Thriller, d'un coût de 1 million de dollars, sorti le 2 décembre 1983, est une des premières vidéos d'un artiste noir-américain à être diffusée à grande échelle sur MTV[44]. La cassette vidéo The Making of Michael Jackson's Thriller est devenue à l'époque la plus vendue au monde[45].

Le 16 mai 1983, la Motown fête ses 25 ans et Michael apparaît en compagnie de ses frères dans l'émission spéciale Motown 25: Yesterday, Today and Forever, où le groupe interprète leurs plus grands titres. Michael Jackson interprète seul la chanson Billie Jean et effectue alors pour la première fois son Moonwalk, qui lui vaut une standing ovation de la part du public et étonne même ses frères. Ce pas de danse deviendra ensuite un de ses pas de danse caractéristiques[46]. Cette interprétation lui vaudra un appel et un télégramme de Fred Astaire : « Je suis un vieil homme, j'attendais la relève. Merci. ». Il y interprète aussi avec ses frères Never Can Say Goodbye et I'll Be There. Billie Jean fut la seule chanson n'appartenant pas au répertoire Motown à être interprétée ce soir-là.

Le 27 janvier 1984, lors du tournage d'une publicité pour Pepsi Cola, une étincelle provoquée par les équipements pyrotechniques met le feu aux cheveux de Michael Jackson. Miko Brando, fils de l'acteur Marlon Brando, est la première personne à lui venir en aide, mais Michael est amené d'urgence au Cedars Sinai Hospital pour des brûlures au deuxième et troisième degré du cuir chevelu. Les images de son entrée aux urgences sur un brancard, le crâne recouvert d'un grand bandage et sa main gantée saluant la foule, font rapidement le tour du monde. Il devra subir des greffes de cuir chevelu. Avec l'argent qu'il touchera de l'assurance (un million et demi de dollars américains), il créera le « Michael Jackson Burn Center », un centre pour les grands brûlés. Furieux de cet accident, il envisagera de rompre son contrat avec Pepsi Cola, mais sa famille l'en dissuadera et il ira même jusqu'à le renouveler en 1991 afin de sponsoriser son « Dangerous World Tour », tout comme elle sponsorisait le « BAD World Tour » de 1987[47].

Ronald Reagan et Michael Jackson le 14 mai 1984 devant la Maison Blanche à Washington D.C.

En mai 1984, il est reçu par le président Reagan à la Maison Blanche, où il est décoré pour son implication dans une organisation d'aide aux personnes dépendantes de l'alcool et de la drogue. La même année, il remporte 8 récompenses lors de la cérémonie des Grammy Awards.

La désunion des Jacksons

En 1984, l'album Victory scelle la désunion du groupe des Jacksons, chaque membre n'assurant la production que de ses propres compositions, dont pour Michael un duo avec Mick Jagger, State of Shock (originellement enregistré avec Freddie Mercury). Le Victory Tour marque la dernière apparition sur scène des frères Jackson jusqu'aux concerts du Madison Square Garden des 7 et 10 septembre 2001, en l'honneur des 30 ans de carrière solo de Michael. En 1989, les frères Jackson sortent leur dernier album, sur lequel Michael ne participe qu'à la chanson titre 2300 Jackson St. (puis apparaîtra dans le clip).[réf. nécessaire]

We are the World, catalogue Northern Songs et Captain Eo

En 1985, Michael Jackson coécrit avec Lionel Richie la chanson We Are the World pour une œuvre de charité en faveur de la lutte contre la faim en Afrique[48]. We Are the World réunit quarante-quatre chanteurs différents dont Harry Belafonte, Cyndi Lauper, Diana Ross, Ray Charles, Stevie Wonder, Bruce Springsteen et Tina Turner. Le single se vend à plusieurs millions d'exemplaires aux États-Unis[49], devenant le single à but caritatif le plus vendu de tous les temps (record battu en 1997 par Elton John et son single Candle In The Wind).

En 1985 également, l’entreprise ATV Music – une compagnie d’édition détenant des milliers de droits musicaux, dont le catalogue Northern Songs contenant la majorité des chansons composées par John Lennon-Paul McCartney et enregistrées par les Beatles – est mise en vente[50]. Michael Jackson se montre immédiatement intéressé, mais il est averti qu’il va devoir faire face à une rude compétition. « Je m’en fiche. Je veux ces chansons, apporte moi ces chansons, Branca », dit-il à son avocat. John Branca[51] contacte l’avocat de Paul McCartney qui lui explique que son client n’est pas intéressé : « trop cher ». Après que Jackson ait démarré les négociations en vue d’acquérir le catalogue, McCartney change d’avis et tente de persuader Yoko Ono, veuve de John Lennon, de se joindre à lui, mais elle décline l’offre. Jackson remporte cette « compétition » qui va durer 10 mois, et achète le catalogue pour 47,5 millions de dollars.En un quart de siècle, sa valeur estimée serait passée à 1 milliard de dollars[50][52].

En 1986, Michael Jackson tient le rôle principal dans le film 3D Captain Eo produit par George Lucas et réalisé par Francis Ford Coppola. Le film, diffusé dans les parcs d'attractions Disney jusqu'au 17 août 1998, a coûté plus de 17 millions de dollars à produire (un record pour un court-métrage)[53]. Il contient des chansons telles que We Are Here To Change The World.

Bad (1986-1990)

Article détaillé : Bad.
La tenue portée par Michael durant la période "Bad".

En 1987, Michael Jackson sort l'album Bad et part pour la première fois en tournée mondiale sans ses frères. L'année suivante, il sort un film réunissant différents clips, Moonwalker, avec notamment Joe Pesci, et une biographie intitulée Moonwalk. Moonwalker devient la vidéo musicale la plus vendue de tous les temps (il bat ainsi son propre record qui était The Making of Thriller). Pendant un certain temps, Bad a été le deuxième album le plus vendu de tous les temps avec plus de 32 millions de copies à travers le monde dont 10 aux États-Unis et 5 en Angleterre, record inégalé.

Bad est encore un énorme succès pour Jackson. Même si l'album n'atteint pas les records de ventes de Thriller, il contient néanmoins plus de « numéro 1 ». I Just Can't Stop Loving You sera enregistré en espagnol et en français sous les titres respectifs de Todo Mi Amor Eres Tu et Je ne veux pas la fin de nous.

Le clip du morceau Bad, réalisé par Martin Scorsese, est tourné dans le métro new-yorkais, dans une station désaffectée, qui sera détruite une semaine après le début du tournage (l'équipe a dû reconstituer la station dans les moindres détails).

Par ailleurs, les clips de The Way You Make Me Feel (clip relatant les gangs des rues), Man In The Mirror (appel à la paix et à l'amour, dont le clip montre les grands moments du XXe siècle et dénonce la pauvreté dans le monde), Dirty Diana (où Michael reproduit un mini-concert rock avec en guest star le guitariste Steve Stevens), Another Part Of Me (clip live du Bad Tour 88), Smooth Criminal (reprenant les moments forts du film Moonwalker), Liberian Girl puis Leave Me Alone sont une nouvelle série de succès.

Michael Jackson entre à nouveau dans l'histoire musicale en devenant le premier artiste à avoir 5 singles d'un même album classés numéro 1 aux billboards américains. Neuf singles en seront extraits.

Selon le producteur Quincy Jones, dans la réédition de cet album en 2001, la chanson titre Bad devait être un duo avec son rival de longue date le chanteur Prince, mais finalement Prince déclina la proposition.

À la différence de Thriller et d’Off The Wall, Michael Jackson est le compositeur principal de l'album puisque sur onze titres, il en compose neuf.

Musicalement, Bad a un son beaucoup plus métallique que Thriller, une rythmique plus complexe (Smooth Criminal notamment). Le son est plus brut, la voix de Michael y est plus rocailleuse, il n'y a aucun répit dans Bad, qui ne contient que 3 titres lents, I Just Can't Stop Loving You, Man In The Mirror et Liberian Girl, tous les autres titres étant rythmiques.

Dangerous (1991 - 1993)

Article détaillé : Dangerous.

Le 20 mars 1991, Michael Jackson signe avec Sony un contrat de 65 millions de dollars d'une durée de quinze ans au cours desquels il doit produire six albums pour Epic, apparaître dans des films et des courts-métrages. Les revenus que ce contrat pourrait générer sont évalués entre 890 millions et un milliard de dollars[54],[55]. Le premier de ces albums, Dangerous, sort le 26 novembre 1991 et devient numéro un des classements en trois jours[56]. Le total des ventes de Dangerous atteint 7 millions d'exemplaires vendus aux États-Unis et devient le 3e album le plus vendu dans la carrière de Michael Jackson en atteignant 30 millions de copies vendues derrière Bad avec 32 millions de copies vendues[57].

Pendant sa tournée mondiale Dangerous Tour, du 27 juin 1992 au 11 novembre 1993, Jackson annonce la création de son organisation caritative Heal The World (association qui sera rejointe par Heal The Kids en 2001 puis toutes les deux dissoutes la même année).

L'album Dangerous contient 14 chansons dont 9 singles qui sortiront successivement : Black or White (octobre 1991), Remember the Time (janvier 1992), In the Closet (avril 1992), Who Is It (juillet 1992), Jam (septembre 1992), Heal the World (octobre 1992), Give In To Me (février 1993), Will You Be There qui deviendra plus tard le générique de fin du film Sauvez Willy (mai 1993), et Gone Too Soon une chanson en hommage à Ryan White, un jeune garçon victime du SIDA (novembre 1993).

Les vidéos accompagnant les singles comprennent une galaxie de stars : Michael Jordan (Jam), Naomi Campbell (In The Closet), Eddie Murphy, Magic Johnson et Iman, (Remember The Time), Macaulay Culkin (Black Or White) et le guitariste slash (Black or white, Give in to me).

Accusations d'abus sexuel sur mineurs (1993)

Le 17 août 1993, Michael Jackson est accusé d'abus sexuel sur mineur par un enfant de treize ans prénommé Jordan Chandler[58]. Michael Jackson et la famille Chandler s'étaient rencontrés en 1992 et une forte amitié s'était développée entre Michael et Jordan. En février 1993, Michael invite Jordan et sa famille à passer un week-end au ranch de Neverland et dans les mois qui suivent, Jordan, sa demi-sœur et sa mère accompagnent Michael dans de nombreux déplacements. Cette forte complicité entre Michael et Jordan rend Evan, son père biologique, jaloux.[réf. nécessaire] Jordan avoue à son père que Michael Jackson, après lui avoir administré un sédatif, a pratiqué des attouchements sexuels sur lui. Evan exige alors de Michael Jackson qu'il paye 25 millions de dollars ou il ira porter plainte et fera témoigner Jordan contre lui. Jackson refuse et ses avocats prétendent que toutes ces accusations ne sont qu'une tentative d'extorsion de fonds[59]. Quelques jours plus tard, l'affaire prend encore plus d'ampleur lorsque Jordan affirme à un psychiatre que lui et Michael Jackson s'étaient embrassés, masturbés et avaient eu des rapports bucco-génitaux[60] ,[59]. La même année, Michael Jackson donne 2 millions de dollars à sa femme de ménage personnelle, outrée d'avoir retrouvé son fils blotti dans un sac de couchage avec le chanteur.[61]

Jordan Chandler porte plainte au civil en septembre 1993[59] et une enquête officielle est alors ouverte et la mère de Chandler affirme de manière catégorique que rien dans le comportement de Michael Jackson n'est à reprocher[62]. Des fouilles sont organisées au ranch de Neverland et enfants et membres de la famille Jackson démentent que Michael soit pédophile[63].

Afin de gérer le stress dû à ces accusations, Michael Jackson commence à prendre des antidouleurs, du Valium, du Xanax et de l'Ativan, auxquels il devient dépendant à l'automne 1993[64]. Sa santé s'est détériorée à un tel point qu'il a dû annuler le reste de la tournée Dangerous World Tour pour faire une cure de désintoxication pendant quelques semaines[65]. Avec le stress, Michael a également stoppé de s'alimenter et a commencé à perdre du poids. Avec une santé déclinante, ses amis et avocats se sont occupés de sa défense et de ses finances et lui conseillent de gérer les accusations en dehors des tribunaux, estimant qu'il ne pourrait pas supporter un long procès. À cause de ces accusations, il stoppe sa tournée Dangerous World Tour en novembre et Pepsi Cola rompt son contrat publicitaire avec le chanteur. Son image publique se dégrade encore plus lorsque sa sœur ainée, LaToya, annonce qu'elle a des doutes sur l'innocence de son frère, avant de retirer ses déclarations[66].

Au cours des premières audiences, Jordan donne une description très détaillée des parties génitales de Michael Jackson, et celui-ci se résout à une fouille corporelle de 25 minutes, réalisée à son ranch, afin de vérifier si la description donnée par Chandler est fondée[67],[59]. Michael fait alors une déclaration publique où il proclame son innocence et critique les médias pour ce qu'il perçoit comme un parti-pris contre lui[68]. Les autorités n'ont jamais révélé si ces descriptions correspondaient.[réf. nécessaire]

Après avoir interrogé de nombreux témoins, la justice constate le manque de preuve pour soutenir les accusations et clôt cette enquête pénale par un non-lieuréf. à confirmer : [69]. En janvier 1994, la famille Chandler et l'équipe de Michael Jackson signent un accord de 22 millions de dollars pour voir la plainte retirée. Cette transaction met fin à la plainte civile[69].

HIStory, deux mariages et deux enfants (1994 - 1999)

Premier mariage

Peu après cette histoire, le 26 mai 1994, Michael Jackson se marie avec la fille d'Elvis Presley, Lisa-Marie Presley, au cours d'une cérémonie privée en République dominicaine[70]. Lisa-Marie et Michael s'étaient déjà rencontrés en 1975 lorsque la famille Jackson était en représentation à Las Vegas[71]. Ils se rencontrent de nouveau en 1993 par le biais d'un ami commun et se marient après s'être fréquentés pendant quatre mois. Lisa-Marie et Michael n'annoncent officiellement le mariage que le 1er août 1994[70]. À l'époque, de nombreux médias émettent l'hypothèse que ce mariage n'est qu'une manœuvre organisée par Michael afin de détourner l'attention de ses problèmes judiciaires et de redorer son image auprès du public ou encore qu'il s'agit d'une manigance de Lisa-Marie afin d'extorquer de l'argent à Michael pour l'Église de scientologie, ce que tous deux réfutent[72],[73]. Ils se séparent cependant d'un commun accord le 18 janvier 1996, pour cause de « différences irréconciliables »[74].

HIStory

Statue de Michael Jackson utilisée pour la promotion de l'album HIStory.

HIStory: Past, Present and Future – Book I, un double album, sort en juin 1995. C'est le double album le plus vendu de tous les temps[75]. Le premier disque contient quinze des plus grands succès remastérisés de Michael Jackson. Une 16e piste est présente sur ce premier disque, mais uniquement pour les premiers pressages vendus. Cette piste bonus contient un message audio remerciant les fans de leur soutien et le second disque 15 nouvelles chansons (dont une reprise des Beatles, Come Together, enregistrée des années auparavant pour le film Moonwalker).

L'album a poussé de nouveaux singles et clips en tête des classements américains. En mai 1995 sort le premier extrait de l'album, Scream, en duo avec sa sœur Janet. Le clip est, avec un budget de plus de sept millions de dollars, le plus cher jamais réalisé[76].

Suivent ensuite quatre autres singles : You Are Not Alone (août 1995) où on peut voir une brève apparition de la première épouse de Jackson, Lisa Marie Presley ; Earth Song (novembre 1995) qui est un hymne pop-gospel contre la destruction de l'environnement ; They Don't Care About Us (avril 1996) ; et Stranger In Moscow (novembre 1996). Ces quatre singles ont eu un succès limité aux États-Unis, contrairement à l'Europe. Au Royaume-Uni, Earth Song est resté six semaines en tête des palmarès et est le single de Michael le plus vendu dans ce pays (devant Billie Jean). En juillet 1997, pendant la deuxième partie de la tournée HIStory, une version remix de la chanson titre HIStory sort partout sauf aux États-Unis. Le titre est accompagné de Ghosts, un titre extrait de l'album de remixes Blood On The Dance Floor. Enfin, en octobre 1997, un autre titre de l'album aurait dû voir le jour, Smile, hommage à Charlie Chaplin, mais fut annulé peu avant sa distribution par Sony.

Le titre They Don't Care About Us déclencha une polémique[77] à sa sortie à cause de ses paroles controversées, que certains considèrent comme antisémites, ce dont Jackson se défend (Les phrases « Jew me, sue me / Kick me, kike me » sont modifiées dans une deuxième vague de sortie de l'album.) Dans cette chanson, le chanteur exprime son désir de ne pas être enfermé dans des catégories liées à sa couleur de peau ou à ses origines : « Traitez-moi de juif, de blanc ou de noir » (« Don't you black or white me »). Spike Lee tournera deux versions de ce clip. L'une où Jackson danse dans les favelas de Rio, l'autre, boycottée par les chaînes musicales américaines qui refusent de la diffuser avant 21 heures, où Jackson interprète le titre dans une cellule de prison tapissée d'écrans qui diffusent des images d'actualité de guerre, de famine et de bavures policières.

Michael Jackson lors du "HIStory World Tour" le 20 juin 1997 à Lausanne.

Au final, l'album s'est vendu à plus de 20 millions d'exemplaires dans le monde[78]. La tournée accompagnant l'album, The HIStory World Tour, s'est déroulée du 7 septembre 1996 au 15 octobre 1997. Michael Jackson a donné 82 concerts dans 58 villes de 35 pays, devant plus de 4,5 millions de spectateurs[79], ce qui en fait la plus grosse tournée pour un artiste solo.

Deuxième mariage, premiers enfants

Le 15 novembre 1996, alors qu'il se trouve en Australie, il se marie avec Debbie Rowe, infirmière en dermatologie qu'il connaissait depuis 1981. Ils ont ensemble un premier fils, Prince Michael Junior, né le 13 février 1997, et une fille, Paris Michael, née le 3 avril 1998. Ils divorcent à l'amiable le 8 octobre 1999[80]. Debbie Rowe déclarera laisser en « cadeau » (réclamant quelques millions de dollars) les deux enfants à la garde exclusive de Michael Jackson, en abandonnant ses droits parentaux. En décembre 2005, ayant changé d'avis, elle saisit un tribunal familial pour reprendre ses droits parentaux, son ex-mari lui ayant refusé à plusieurs reprises un droit de visite.

Blood on the Dancefloor

En 1997, Sony impose à Michael Jackson de sortir Blood On The Dance Floor, un album de remixes de quelques chansons de HIStory ainsi que 5 nouvelles chansons. Cet album est destiné à accompagner la partie européenne du HIStory World Tour.

La chanson titre sort en single, accompagnée d'un clip co-réalisé par Michael. L'album est passé presque inaperçu aux États-Unis, mais a encore une fois été plus populaire en Europe. Ce fut l'album de remixes le plus vendu au monde (avec 6 millions d'exemplaires vendus).[réf. nécessaire]

Ghosts et concert caritatif

Michael Jackson a également produit Ghosts, un court métrage à sensation de 40 minutes réalisé par Stan Winston, et écrit par Michael et Stephen King, qui a été diffusé hors-compétition au Festival de Cannes de 1997 puis dans quelques salles de cinéma. Le film utilise les chansons 2 Bad, Ghosts et Is It Scary (2 titres inédits de l'album Blood on the Dancefloor). Ghosts est le second single de l'album de remix, accompagné d'un clip réunissant des images du court-métrage. Celui-ci est occasionnellement diffusé sur les chaînes télévisées musicales, surtout pendant la période d'Halloween.

Au début du printemps 1998, John Mc Clain, co-fondateur du label A&M et responsable du succès de Janet Jackson, devient le nouveau manager de Michael. En juin 1999, sont organisés deux concerts intitulés Michael Jackson & Friends à but caritatif, l'un à Séoul et l'autre à Munich. Ces concerts réunissent sur scène avec Michael certaines des plus grandes stars mondiales (Andrea Bocelli, Mariah Carey, Scorpions, Noa, Ringo Starr…). Une chanson écrite pour l'occasion, What More Can I Give, ne sera finalement pas interprétée sur scène ni commercialisée avant les attentats du 11 septembre 2001.

Le single de What More Can I Give, réunissant Michael et de très nombreux artistes comme Céline Dion, Beyoncé, Usher, Luther Vandross, Mariah Carey, ne sort pas dans le commerce suite au refus de Sony (le producteur de la chanson serait également un producteur de films pornographiques[réf. nécessaire]), mais est quand même disponible en téléchargement payant sur internet, et les fonds récoltés iront aux victimes des attentats du 11 septembre. Une version espagnole a aussi été produite, Todo Para Ti, avec entre autres Shakira, Ricky Martin, Gloria Estefan, ainsi qu'un clip (version anglophone).

En 1998, Steven Hoefflin, chirurgien esthétique et médecin personnel du chanteur depuis la fin des années 1970 (et accessoirement chirurgien plastique du tout Hollywood), pratique une dernière rhinoplastie sur Michael Jackson et le met en garde contre toute intervention supplémentaire. Malgré tout, Michael Jackson en subira une nouvelle, entre autres opérations, début 2001. Le 14 novembre 2002, lors d'un procès l'opposant au producteur allemand Marcel Avram, le chanteur apparaît avec le nez recouvert d'un pansement, ce qui amènera Hoefflin, probablement soucieux de garder sa clientèle, à publier un communiqué de presse insistant bien sur le fait qu'il n'aurait plus pratiqué d'intervention sur Jackson depuis 1998.[réf. nécessaire]

Invincible et troisième enfant (2000 - 2002)

Article détaillé : Invincible.

Six ans après HIStory, Michael Jackson sort Invincible le 31 octobre 2001[81]. Orienté vers le R'n'B avec l'aide de nouveaux producteurs tels que Rodney « Darkchild » Jerkins[réf. nécessaire], l'album est, avec un budget estimé à 30 millions de dollars, l'album le plus cher de l'industrie musicale[82]. Pour accompagner sa promotion, CBS diffuse Michael Jackson : 30th Anniversary Special, un événement spécial organisé afin de célébrer les trente ans de carrière solo de Michael Jackson[83]. L'album débute numéro 1 au classement américain Billboard et dans treize différents pays[84]. Il est certifié disque de platine aux États-Unis le 3 décembre 2001[85]. Suite aux problèmes avec Sony, la promotion de l'album est arrêtée après trois mois et seuls trois singles sont extraits de l'album : You Rock My World, Cry et Butterflies. Au total, l'album se vend à 2,5 millions d'exemplaires aux États-Unis et 7,5 millions dans le monde[86]. Bien que les chiffres restent impressionnants pour n'importe quel artiste, Invicible est considéré comme un échec commercial et ses chiffres de ventes restent très décevants en comparaison avec les albums précédents[87]. Les professionnels rejettent la responsabilité de cet échec sur Michael Jackson en l'accusant d'avoir refusé de faire des tournées promotionnelles[88], tandis que l'artiste accuse Sony de ne pas avoir suffisamment fait la promotion de l'album et d'avoir annulé la sortie de plusieurs singles[89].

Michael Jackson et son fils au Parc Disneyland en 2006.

Le 13 juin 2002, Michael Jackson a été introduit, pour son travail de compositeur, au Songwriters Hall of Fame. À cette même période, il accuse publiquement le PDG de Sony Music, Tommy Mottola, d'avoir saboté la promotion de son album Invincible[88]. Un procès aura lieu et Tommy Mottola sera limogé de son poste suite à ces accusations.[réf. nécessaire]

Le 24 février 2002, Jackson a un autre fils, Prince Michael II, surnommé « Blanket », né par insémination artificielle et le recours à une mère porteuse dont l'identité est restée confidentielle[90]. Au mois de novembre de 2002, le chanteur se rend à Berlin pour y recevoir une récompense. Il réside à l'hôtel Adlon devant lequel de nombreux admirateurs s'amassent. Afin de leur présenter son fils depuis son balcon, Michael Jackson le suspend quelques secondes au dessus du vide, ce qui déclenche de vives polémiques dans la presse[91]. Quelques jours plus tard, après la diffusion d'image de l'incident, il déclare que c'était une « terrible erreur » et présente ses excuses dans un communiqué écrit[92]. Dans le reportage Living With Michael Jackson en février 2003, il revient sur cette affaire et déclare que les médias avaient eu tort de le décréter irresponsable.

Lors de leurs apparitions publiques, les visages de Prince, Paris et « Blanket » sont dissimulés sous des masques pour enfants ou des voiles afin d'assurer leur sécurité en préservant leur identité. Debbie Rowe déclara que c'était son idée à cause des nombreuses menaces de mort anonymes qu'ils recevaient et de possibles tentatives d'enlèvement à l'encontre des enfants. Michael a affirmé dans une interview qu'il adorerait amener ses enfants sur scène avec lui et montrer leurs visages à ses fans.[réf. souhaitée]

Documentaire, procès et retour aux affaires (2003 - 2007)

Affaire Arvizo

Au même moment, Michael Jackson apparaît dans l'entretien Living With Michael Jackson, filmé en 2002, mais diffusé le 3 février 2003 sur Granada Television, dans lequel il parle de son enfance, de sa jeunesse et de sa vie privée. Au cours de l'entretien avec Martin Bashir, diffusé sur ITV et regardé par plus de 15 millions de personnes[93], Jackson révèle une personnalité décalée et excentrique. Il est vu en train de dépenser plus de six millions de dollars dans un magasin à Las Vegas[94]. Il évoque aussi lorsqu'il partage sa chambre avec des adolescents, notamment avec Gavin Arvizo, âgé de 14 ans, et dort avec eux dans la même chambre. Le 18 novembre 2003, 70 policiers perquisitionnent Neverland. Un mandat d'arrêt est lancé contre la star, qui se trouvait alors à Las Vegas pour tourner un vidéo-clip[95]. Acceptant de se rendre aux forces de l'ordre, deux jours plus tard, Jackson déclare être victime d'une tentative d'extorsion de fonds de la part d'une famille de maîtres-chanteurs. Le procureur qui mène l'enquête, Thomas Sneddon, est le même qui, dix ans auparavant, avait dû classer l'affaire suite au retrait d'une plainte pour le même genre d'affaire.

Fans soutenant Michael Jackson après les accusations de 2003.

Après la diffusion du reportage, Gavin Arvizo commence à accuser Jackson d'avoir abusé de lui et de son frère cadet, il prétend que le chanteur leur a servi du vin, qu'il appelle « jus de Jésus »[96], et qu'à deux reprises, il s'est masturbé en leur présence et leur a montré des sites internet pour adultes[97]. Janet Arvizo, la mère de Gavin, prétend aussi avoir été séquestrée avec ses enfants à Neverland, le ranch de la star.

Michael Jackson, qui clame son innocence, se voit signifier, le 31 janvier 2003, 10 chefs d'inculpation susceptibles d'être punis par 20 ans de prison[98]. Le procès People v. Jackson s'ouvre à Santa Maria deux ans après les premières charges et dure cinq mois, jusqu'à la fin mai 2005. La santé de Michael Jackson décline alors : perdant du poids, il se voit même hospitalisé à deux reprises[99].

Le 13 juin 2005, le jury du tribunal rend son verdict et innocente Michael Jackson de tous les chefs d'inculpation[100]. Dans une conférence de presse, le jury a souligné le manque total de preuves, les témoignages accusateurs qui se contredisent et la nature manipulatrice de la mère[101]. Une enquête démontrera que cette dernière était une habituée des plaintes calomnieuses, et que celle-ci avait ouvert 14 comptes en banque pour récolter de l'argent et escroquer les services sociaux.[102]

Compilations et autres best-of

En 2003, Sony sort une compilation CD et DVD de tous les titres de Michael Jackson ayant été numéro 1. Intitulée Number Ones, la compilation contient également une nouvelle chanson, One More Chance, composée par R. Kelly[103]. Le disque se vend à 6 millions d'exemplaires dans le monde[104],[105]. Le 16 novembre 2004, Michael Jackson sort un box set de 4 CD et 1 DVD, intitulé The Ultimate Collection, retraçant l'ensemble de sa carrière et contenant d'anciens morceaux inédits, des démos, des versions inédites et quelques nouvelles chansons. Cheater sert de façon restreinte à la promotion du coffret, et son clip composé d'extraits du DVD Dangerous Tour est diffusé sur certaines chaînes musicales. Un autre clip est diffusé, Beat It, extrait du même DVD.

Le 19 juillet 2005, une nouvelle compilation The Essential Michael Jackson sort, ainsi qu'un DVD contenant le concert de Bucarest du Dangerous World Tour. Le CD compilation et le DVD se vendent très bien (respectivement no 1 en France avec plus de 350 000 exemplaires vendus et no 1 des ventes de DVD musicaux en France).

Le 18 avril 2006, Michael Jackson quitte le label Epic Records (et donc sa maison de disques Sony BMG), sous lequel il produisait tous ses albums solo depuis Off The Wall en 1979. Il signe un contrat avec le producteur de musique anglais Guy Holmes, PDG du label indépendant 2 Seas Records. Le contrat, rompu en septembre 2006, prévoyait la production d'au moins un nouvel album dont la sortie était prévue pour fin 2007[106].

Nouvelles récompenses

En novembre 2006, Michael Jackson se rend à Londres afin de visiter les bureaux du Livre Guinness des records. Il reçoit à cette occasion un prix pour avoir battu huit records dont celui de « Premier artiste à avoir gagné plus de 100 millions de dollars en un an », « Premier artiste à avoir vendu plus de 100 millions de disques en dehors des États-Unis » ou « Meilleur artiste de tous les temps »[107],[108]. Michael Jackson est également présent aux World Music Awards pour y recevoir le Diamond Award, récompense réservée aux artistes ayant vendu plus de 100 millions d'albums[109].

Thriller 25, King of Pop et retour prévu sur scène (2008 - 2009)

Articles détaillés : Thriller 25, King of Pop et This is it.

À l'occasion des 25 ans de la sortie de l'album Thriller, Michael Jackson sort Thriller 25, le 11 février 2008[110]. Il comprend deux titres inédits, For all time et Gots the hots (uniquement sur la version japonaise du disque), ainsi que des titres originaux remastérisés, et cinq titres remixés ou en featuring avec des artistes comme Akon, Fergie, Will.I.Am des Black Eyed Peas et Kanye West[111]. Deux singles extraits de Thriller 25, The Girl is Mine 2008 (avec Will.I.Am) et Wanna Be Startin' Somethin' 2008 (avec Akon) sortent également simultanément. L'album comprend également un DVD des vidéoclips de Billie Jean, Beat It, Thriller et la prestation de Michael Jackson lors des 25 ans de la Motown. Thriller 25 se classe en première place des ventes dans de nombreux pays européens[112] et en deuxième place aux États-Unis[113]. L'album se vend en tout à plus de 3 millions d'exemplaires[114].

Le 29 août 2008, pour célébrer le cinquantième anniversaire de Michael Jackson, sort King Of Pop, une compilation de 18 chansons dont la liste a été choisie par des fans[115]. Le disque n'est pas sorti aux États-Unis, mais a été classé parmi les 10 meilleures ventes dans de nombreux pays[116].

Après avoir failli vendre aux enchères le ranch de Neverland le 19 mars 2008 pour couvrir une dette de 24,5 millions de dollars, le fonds d'investissement américain Colony Capital a levé l'hypothèque. Le ranch a finalement été vendu pour 35 millions de dollars début novembre 2008 et a pris pour nom Sycamore Valley Ranch[117].

En décembre 2008, le magazine Rolling Stone le classe au 25e rang des plus grands chanteurs de tous les temps[118].

En janvier 2009, il retourne vivre définitivement aux États-Unis, à Bel Air[119]. Le 5 mars, il annonce qu'il entamera ses dernières représentations scéniques, les This is it shows, une série de 50 concerts à Londres[120]. Selon Randy Phillips, le président du promoteur de concerts AEG Live, Michael Jackson devait faire des concerts s'étalant sur 3 ans et lancer un nouvel album, dans le cadre de son grand retour[121].

Mort

Article connexe : Funérailles de Michael Jackson.
Foule rassemblée devant le Ronald Reagan UCLA Medical Center.

Le 25 juin 2009, Michael Jackson se trouve dans sa maison d'Holmby Hills, un quartier de Bel Air à Los Angeles, lorsqu'il s'effondre peu avant midi. À 12 h 21 heure locale, les secours paramédicaux du Los Angeles Fire Department reçoivent un appel du 911 et arrivent sur place trois minutes plus tard[122]. Ils constatent que son médecin personnel est en train de procéder à une réanimation cardio-pulmonaire. Michael Jackson est transporté au Ronald Reagan UCLA Medical Center, où il arrive six minutes plus tard. Malgré des tentatives de réanimation pendant plus d'une heure, sa mort est prononcée à 14 h 26[123] et annoncée à la presse américaine quelques minutes plus tard par son frère aîné Jermaine Jackson. C'est TMZ qui annonce six minutes avant le constat par le médecin légiste la mort de la star, avant les autres groupes de médias.

Une enquête du département de Los Angeles des vols et homicides est menée et une autopsie est pratiquée le 26 juin 2009 afin de déterminer les causes de sa mort. À la demande de la famille, une deuxième autopsie est pratiquée dans un cadre privé quelques jours plus tard, le père de l'artiste ayant des inquiétudes sur les raisons de la mort de Michael. À l'annonce de sa mort, de nombreuses personnes se sont rassemblées spontanément pour lui rendre hommage et les membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont observé une minute de silence en son honneur[124]. La vague d'émotion qui a suivi sa mort a également provoqué un phénomène de média sans précédent, notamment au travers de l'audience mise en évidence par les sites Yahoo! et Google[125], dont même les serveurs de ce dernier ont eu du mal à suivre le mouvement. De plus, du jour au lendemain, l'écoute des musiques de Michael Jackson sur le web a augmenté de 949%. [réf. nécessaire] Le 1er juillet, les dernières volontés de l'artiste sont officiellement révélées : il souhaite être inhumé dans son Ranch de Neverland, information qui avait été sous-entendue la veille sur la chaine d'information CNN. Le lieu choisi aurait ainsi permis à Michael Jackson d'avoir son propre lieu de recueillement, au même titre qu'Elvis Presley à Graceland. Cependant, alors que des centaines de journalistes et de fans se rassemblent devant la demeure de la star, le Los Angeles Times annonce que, selon les restrictions légales concernant l’inhumation dans une résidence privée, il sera impossible de répondre aux dernières volontés de Michael Jackson et de sa famille.

Le 2 juillet 2009, la direction du Staples Center, à Los Angeles, annonce la tenue d'une cérémonie en son hommage. 17 500 billets ont été tirés au sort parmi toutes les personnes qui auront décidé de participer au tirage, seuls les résidents des États-Unis étant autorisés à assister à la cérémonie. Le lendemain, 2 500 000 personnes auraient participé à ce fameux tirage, ce qui fait de feu Michael Jackson la célébrité défunte dont l'hommage a rassemblé le plus de personnes dans le monde[126].

Le 7 juillet 2009, après un service funèbre privé au Cimetière Forest Lawn de Los Angeles, de nombreux artistes et figures politiques ainsi que les proches de Michael Jackson se sont succédé durant deux heures et demie sur scène, lui rendant de vibrants hommages, à proximité de son cercueil exposé. C'est à Ken Ehrlich, le producteur des Grammy Awards, qu'a été confiée l'organisation de toute la cérémonie. À l'issue de la cérémonie, la fille de Michael Jackson, Paris, est apparue pour la première fois à visage découvert, entourée de sa famille. Auparavant, plusieurs artistes ont défilé sur scène, dont :

  • Mariah Carey, qui a interprété I'll Be There ;
  • Lionel Richie , qui a interprété Jesus is love;
  • Magic Johnson, Kobe Bryant ;
  • Brooke Shields ;
  • Stevie Wonder, qui a interprété Never Dreamed You'd Leave in Summer ;
  • Jermaine Jackson, qui a chanté le titre Smile, écrit par Charlie Chaplin et repris par Michael Jackson lui-même dans son album HIStory : c'était, selon les dires de Brooke Shields lors de cette cérémonie, la chanson préférée de Michael Jackson ;
  • Usher, qui a chanté le titre Gone too soon.

AEG, propriétaire des droits sur la tournée de Michael Jackson ainsi que du Staples Center, a autorisé la retransmission gratuite du flux vidéo de la cérémonie.

Style artistique et influences

Musique

Bien que considéré comme le « roi de la pop », Michael Jackson s'est attaqué à plusieurs styles musicaux. D'un registre disco-funk dans Off The Wall, il est passé à un style mélangeant funk, hard rock (Beat It), ballade, soul (Thriller)[127] jusqu'au R'n'B dans ses derniers albums.

À ses débuts, le jeune Michael Jackson doit sa technique vocale en grande partie à Diana Ross. En octobre 1969, il est décidé que Michael habiterait chez Diana Ross. Il lui arrivait souvent de l'observer en train de répéter. Il confessera plus tard : « C'était elle que j'étudiais, sa façon de bouger, sa façon de chanter, sa façon d'être, tout simplement. Et après, je lui disais, « Je veux être exactement comme toi, Diana. »  »[128]. Mais Michael doit surtout à Diana Ross les ooohs de ses débuts. À ses débuts, Michael ponctuait presque toujours ses vers de ooohs. Pas un long oooh mais plutôt une exclamation soudaine. Diana usait de cet effet sur beaucoup des chansons enregistrées avec les Supremes, et Michael était ravi de se l'approprier[129].

Danse

Il est le célèbre inventeur du "moonwalk". Dans ce mouvement de danse, le danseur se déplace à reculons tout en créant l'illusion par ses mouvements corporels qu'il est en train de marcher vers l'avant. Ce paradoxe visuel (individu marchant vers l'avant mais se déplaçant en arrière) donne l'impression qu'il flotte.

La technique de mouvement utilisée pour donner l'illusion de la marche en avant était déjà utilisée par des mimes, tel que Marcel Marceau dans ce qu'il appelait « la marche contre le vent ». Cette dernière restait cependant statique, et le mouvement de danse moonwalk a donc consisté à ajouter un déplacement vers l'arrière renforçant l'irréalité du mouvement.

Ce pas, bien que d'apparence simple[réf. souhaitée], se révèle d'exécution plutôt difficile. En effet même si les mouvements principaux sont réalisés, la différence entre une version réussie et une quelconque peut se révéler de l'ordre du détail pour le profane : quelques subtils mouvements de corps, la distance des pas, etc.

D'autres éléments extérieurs influent sur la qualité du mouvement tel que les chaussures et le sol (de préférence lisse et légèrement glissant).

Scène

Cinéma et vidéo clips

Michael Jackson est reconnu comme le précurseur du clip vidéo au format de mini-film servant à la promotion, qui a transformé le monde de la musique[130]. En effet, pour la première fois avec Thriller, un scénario apparaît dans un clip vidéo. Sa durée inhabituelle lors de sa sortie en 1983 (14 minutes précédées de 45 minutes de son making-of, également procédé innovant) et sa chorégraphie ont fait le succès de la chaîne américaine MTV tout comme le sien. Il est d'ailleurs le premier chanteur afro-américain diffusé sur cette chaîne[130]. Mais Thriller n'est pas la première vidéo dans laquelle il s'implique. En effet, le clip de Can you feel it (une chanson des Jacksons) est inspiré de Rencontres du troisième type et imaginé par l'artiste lui-même. Parmi ses clips les plus célèbres figurent Billie Jean, Beat it, Thriller, Bad, The way you make me feel, Smooth criminal, Black or white dans lequel il innove en introduisant le procédé de morphing à un niveau jamais vu auparavant[réf. nécessaire], Ghosts, Remember the time, Jam, ou encore Scream estimé comme le clip le plus cher jamais réalisé[réf. nécessaire].

Vie privée et controverses

Vie amoureuses

Ses deux mariages et ses trois enfants ont également été à l'origine de polémiques, notamment sur sa paternité.

État de santé et apparences

Depuis le milieu des années 1980, la question de la modification physique de l'apparence de Michael Jackson fait la une des journaux tabloïdes et suscite l'étonnement de l'opinion publique. Après des rumeurs disant qu'il se ferait blanchir la peau artificiellement (ce qu'il a toujours démenti), il apparaîtrait qu'on ait diagnostiqué chez le chanteur, au milieu des années 1980 (même s'il n'en parlera qu'en 1993 dans une interview avec Oprah Winfrey), un vitiligo (dépigmentation de la peau)[131] et un lupus (inflammations de la peau). Quelles que soient les raisons exactes de ce changement physique, il est néanmoins certain que dans sa jeunesse, Michael Jackson a souffert de son image physique (il en témoigne dans Living with Michael Jackson), notamment en raison de son nez (son père avec qui il était en conflit le surnommait « gros nez »), et de son acné, qu'il avait alors au visage. Ce conflit avec sa propre image associé à une exposition médiatique précoce permettrait néanmoins de comprendre les raisons qui l'auraient amené aux nombreuses opérations de chirurgie esthétique (uniquement deux interventions de rhinoplastie selon ses dires).

Concernant sa couleur de peau, il est probable que Michael Jackson ait utilisé une crème à base d'hydroquinone ; soit parce qu'il avait honte de ses origines (paradoxalement, Michael Jackson a toujours clamé haut et fort son appartenance à la communauté noire)[réf. nécessaire] ; soit plus vraisemblablement pour uniformiser son teint, et éliminer les zones pigmentées restantes: en effet Arnold Klein, son dermatologue de 1984 à sa mort, affirme lui avoir recommandé de se blanchir : « Je l'ai rendu blanc parce qu'il était malade »[131].

Le sociologue Yves Gautier a réalisé dans son livre, Michael Jackson, de l'autre côté du miroir, une analyse des métamorphoses du « Roi de la Pop ». Pour lui, entre autres explications, Michael aurait tour à tour tenté de ressembler à des personnes qu'il admire, comme Diana Ross ou bien encore David Bowie, autre figure androgyne de la musique pop. L'analyse poussée de l'auteur est innovante et permet de mettre en avant, quelles qu'en soient les raisons, un « cross-over », ou capacité d'un artiste à réunir les publics blanc et noir.

Problèmes judiciaires

Michael Jackson a été l'objet de deux accusations d'abus sexuel sur mineur, pour lesquelles il a été respectivement relaxé et acquitté.

Situation financière

Dans les années 1980 et 1990, les revenus annuels de Michael Jackson ont été estimés à 50 millions de dollars et en 2003, la somme totale gagnée au cours de sa carrière a été évaluée à 2 milliards de dollars[132]. Une grande partie de cette fortune repose cependant sur la part qu'il possède dans le catalogue de Sony/ATV Music Publishing qui contient plus de quatre mille chansons. En août 1985, il s'était porté acquéreur, pour 47,5 millions de dollars, de ce catalogue qui contient des chansons des Beatles, d'Elvis Presley ainsi que ses propres chansons [133]. Après avoir revendu une partie de ce catalogue en 1995 pour 90 millions de dollars, il en possède la moitié des parts. En 2006, ce catalogue, qui génère 80 millions de dollars par an, a été estimé à un milliard de dollars[134].

Malgré cette fortune potentielle, Michael Jackson a dû emprunter près de 270 millions de dollars afin de supporter son train de vie personnel estimé à 30 millions de dollars par an[135]. Il a principalement emprunté cet argent à Sony et a utilisé comme gage les 50 % de Sony/ATV Music Publishing qu'il possédait encore.

Son testament révèle que son patrimoine personnel était estimé à plus de 500 millions de dollars[136].

Engagements et relations médiatiques

Action caritative

Michael Jackson a récolté et donné plus de 400 millions de dollars pour des œuvres caritatives, notamment grâce à sa tournée Dangerous World Tour.

Relation avec les médias

Discographie

Articles détaillés : Discographie de Michael Jackson et Singles de Michael Jackson.

Albums solo sortis sous le label Motown

  • 1972 : Got to Be There
  • 1972 : Ben
  • 1973 : Music and Me
  • 1975 : Forever, Michael

Albums solo sortis sous le label Sony

  • 1979 : Off the Wall
  • 1982 : Thriller
  • 1987 : Bad
  • 1991 : Dangerous
  • 1995 : HIStory - Past, Present, and Future: Book 1
  • 1997 : Blood on the Dance Floor
  • 2001 : Invincible
  • 2008 : Thriller 25

Compilations et coffrets sorties sous le label Motown et Sony

  • 1981 : One Day in Your Life
  • 1984 : Farewell My Summer Love
  • 1997 : Blood on the Dance Floor - HIStory in the Mix
  • 2001 : Greatest Hits - HIStory Volume I
  • 2003 : Number Ones
  • 2004 : The Ultimate Collection
  • 2005 : The Essential Michael Jackson
  • 2008 : King of Pop
  • 2009 : The Collection (Michael Jackson)

Filmographie

Article détaillé : Filmographie de Michael Jackson.

En tant qu'acteur

  • 1978 : The Wiz, de Sidney Lumet : L'épouvantail
  • 1986 : Captain EO (attraction des parcs Disney), de Francis Ford Coppola : le Capitaine EO
  • 1988 : Moonwalker, de Jerry Kramer et Colin Chilvers : lui-même
  • 1991 : Les Simpson, de Matt Groening  : Leon Kompowsky (crédité par John Jay Smith) (saison 3, épisode 1 : Mon pote Michael Jackson)
  • 1996 : Ghosts, de Stan Winston : le Maestro et le Maire de la ville
  • 2002 : Men in Black II, de Barry Sonnenfeld : L'agent M
  • 2002 : Living with Michael Jackson, de Julie Shaw : Lui-même
  • 2004 : Miss Cast Away, de Bryan Michael Stoller : L'agent MJ

En tant que producteur

  • 2002 : Wolfed

Film sur Michael Jackson

  • 2004 : Michael Jackson : du rêve à la réalité réalisé par Allan Moyle

Autobiographies

  • 1988 : Moonwalk
  • 1992 : Dancing the Dream
  • 2006 : My World, The Official Photobook, Vol. 1

Récompenses

Article détaillé : Liste des récompenses de Michael Jackson.

Avec plus de 230 récompenses, Michael Jackson est l'homme le plus récompensé de l'histoire, la plupart étant dans le domaine musical[12].

Jeux vidéo

Michael Jackson a fait l'objet de plusieurs jeux vidéo :

  • Moonwalker est un jeu d'arcade sur consoles Megadrive et Master System[137]. Le joueur y incarne Michael Jackson dans l'histoire adaptée du film homonyme. Le jeu est également sorti sur micro-ordinateur PC, Amiga, Atari ST, Amstrad CPC et Commodore 64 dans une version totalement différente. Une autre version est sortie dans les salles d'arcade sur Sega System 16[138] ; il s'agit ici d'un jeu d'action en vue isométrique.
  • AS-1 (Virtual Ride Motion Theater System) sur borne d'arcade. Simulation spatiale de Sega, avec Michael Jackson en commandant.
  • Space Channel 5 sur Dreamcast, PlayStation 2 et Gameboy Advance. Le personnage de Space Michael apparaît après la réussite des derniers niveaux du jeu. Il s'agit d'une modélisation de Michael Jackson, dans un costume argenté futuriste.
  • Space Channel 5: Part 2 sur Dreamcast et PlayStation 2. Le personnage de Space Michael réapparait dans les derniers niveaux du jeu. Contrairement au premier volet, il faut cette fois-ci le secourir. Pendant cette partie du jeu, le joueur peut voir Space Michael danser, avec l'héroïne Ulala, une chorégraphie rappelant celles de Bad, Beat it et Thriller.
  • Ready 2 Rumble Boxing: Round 2 est un jeu de boxe sur PlayStation 2 et Dreamcast avec Michael Jackson comme personnage caché.
  • Grand Theft Auto: Vice City pour PlayStation 2, PC, et Xbox contient deux chansons de Michael Jackson : Billie Jean et Wanna Be Startin' Somethin'.
  • Guitar Hero : World Tour pour PlayStation 2, PlayStation 3, Wii et Xbox360 contient une chanson de Michael Jackson jouable : Beat It.

Bibliographie

  • Yves Gautier, Michael Jackson, De l'Autre Côté Du Miroir, Publibook.com, 2005 (ISBN 9782748307665)
  • (en) J.Randy Taraborrelli, The Magic and the Madness, Headline, 1991, 672 p. (ISBN 9780330420051).
    Taraborrelli est le « biographe non-officiel » de Michael Jackson. L'édition est remise à jour en date du 19 septembre 2003.
  • (en) Jel D. Lewis Jones, Michael Jackson, the King of Pop: an Anthology, Amber Books Publishing, 2005 (ISBN 9780974977904)
  • (en) Stacy Brown, Michael Jackson, the Man Behind the Mask, Select Books Inc., 2005 (ISBN 9781590790724)
  • (en) Chris Cadman, Jacksons Number Ones, Authors On Line Ltd, 2003 (ISBN 9780755200986)
  • (en) Chris Cadman, Michael Jackson the Solo Years, Authors On Line Ltd, 2003 (ISBN 9780755200917)
  • (en) Lisa D. Campbell, Michael Jackson: The King of Pop, Branden Books

Michael Jackson

Michael Joseph Jackson (29 août 1958 - 25 juin 2009), est un chanteur, danseur-chorégraphe, auteur-compositeur-interprète et homme d'affaires américain[2],[3]. Surnommé « The King of Pop »[4],[5], il est, selon Berry Gordy, fondateur de la Motown : « le plus grand artiste de tous les temps »[6]. Pour d'autres, il est une « icône de la musique », doublée d'un humanitaire : son influence sur la culture musicale est mondiale, ses paroles et sa musique restent universelles, notamment celles de We Are the World[7],[8], chanson caritative contre la famine en Éthiopie.

Septième d'une famille de neuf enfants, il a commencé sa carrière professionnelle à l'âge de onze ans au sein des Jackson Five, puis a débuté sa carrière solo en 1971 tout en restant membre du groupe. Par la suite, il a sorti six albums studio figurant parmi les plus vendus au monde : Off the Wall (1979), Thriller (1982), Bad (1987), Dangerous (1991), HIStory (1995) et Invincible (2001).

Au début des années 1980, Michael Jackson est devenu une figure majeure de la musique pop et l'une des plus célèbres du XXe siècle. Les courts-métrages comme Beat It, Billie Jean ou Thriller ont donné un nouvel élan aux vidéo-clips musicaux. Au cours de ses concerts, vidéos et apparitions publiques, il a largement popularisé de nombreux pas de danse, dont le Moonwalk, qui est devenu sa signature. Son style vocal et musical a influencé beaucoup d'autres artistes de Hip-hop, Pop et R'n'B.

Au cours de sa carrière, Michael Jackson a battu nombre de records de l'industrie du disque. Le total de ses ventes est estimé à 750 millions[9], ce qui le classe parmi les plus gros vendeurs d'albums de tous les temps. Thriller, dont les estimations des ventes varient entre 65 et 118 millions, est quant à lui l'album le plus vendu de l'histoire de la musique[10],[11]. Il a remporté plus de prix que n'importe quel autre artiste[12] et a été nommé Artiste du Millénaire aux World Music Awards en 2000[13].

Michael Jackson a récolté et donné plus de 400 millions de dollars pour des œuvres caritatives, notamment grâce à sa tournée Dangerous World Tour, mais son image publique a été considérablement ternie à cause de certains aspects de sa vie privée, notamment son goût pour la chirurgie esthétique, son mode de vie excentrique et deux accusations d'abus sexuel sur mineur, pour lesquelles il a été respectivement relaxé et acquitté. Ses deux mariages et ses trois enfants ont également été à l'origine de polémiques, notamment sur sa paternité.

Sa mort a donné lieu à un hommage public retransmis en Mondovision, qui a été suivi par 2,5 milliards de personnes à travers le monde dont 31 millions de téléspectateurs aux États-Unis[14].[réf. nécessaire]

Sommaire

[masquer]
  • 1 Biographie
    • 1.1 Famille, enfance et Jackson Five (1958 - 1975)
      • 1.1.1 Famille et enfance
      • 1.1.2 The Jackson Five
      • 1.1.3 Début de la carrière solo
      • 1.1.4 Départ de la Motown et séparation
    • 1.2 Signature chez Epic et Off the Wall (1976 - 1981)
    • 1.3 Thriller, séparation des Jacksons, We are the World (1982 - 1985)
      • 1.3.1 Thriller, l'album des records et révolution vidéo-musicale
      • 1.3.2 La désunion des Jacksons
      • 1.3.3 We are the World, catalogue Northern Songs et Captain Eo
    • 1.4 Bad (1986-1990)
    • 1.5 Dangerous (1991 - 1993)
    • 1.6 Accusations d'abus sexuel sur mineurs (1993)
    • 1.7 HIStory, deux mariages et deux enfants (1994 - 1999)
      • 1.7.1 Premier mariage
      • 1.7.2 HIStory
      • 1.7.3 Deuxième mariage, premiers enfants
      • 1.7.4 Blood on the Dancefloor
      • 1.7.5 Ghosts et concert caritatif
    • 1.8 Invincible et troisième enfant (2000 - 2002)
    • 1.9 Documentaire, procès et retour aux affaires (2003 - 2007)
      • 1.9.1 Affaire Arvizo
      • 1.9.2 Compilations et autres best-of
      • 1.9.3 Nouvelles récompenses
    • 1.10 Thriller 25, King of Pop et retour prévu sur scène (2008 - 2009)
    • 1.11 Mort
  • 2 Style artistique et influences
    • 2.1 Musique
    • 2.2 Danse
    • 2.3 Scène
    • 2.4 Cinéma et vidéo clips
  • 3 Vie privée et controverses
    • 3.1 Vie amoureuses
    • 3.2 État de santé et apparences
    • 3.3 Problèmes judiciaires
    • 3.4 Situation financière
  • 4 Engagements et relations médiatiques
    • 4.1 Action caritative
    • 4.2 Relation avec les médias
  • 5 Discographie
    • 5.1 Albums solo sortis sous le label Motown
    • 5.2 Albums solo sortis sous le label Sony
    • 5.3 Compilations et coffrets sorties sous le label Motown et Sony
  • 6 Filmographie
    • 6.1 En tant qu'acteur
    • 6.2 En tant que producteur
    • 6.3 Film sur Michael Jackson
  • 7 Autobiographies
  • 8 Récompenses
  • 9 Jeux vidéo
  • 10 Bibliographie
  • 11 Références
  • 12 Annexes
    • 12.1 Articles connexes
    • 12.2 Liens externes

Biographie

Famille, enfance et Jackson Five (1958 - 1975)

Famille et enfance

Article connexe : Famille Jackson.

La famille Jackson compte neuf enfants dont Michael, né le 29 août 1958, le septième de la fratrie. Ses parents, Joseph Jackson et Katherine Jackson, ont eu en tout dix enfants, mais le frère jumeau de Marlon est mort quelques heures après sa naissance. Toute la famille vit dans une petite maison avec deux chambres dans la ville ouvrière de Gary, dans l'Indiana, en banlieue sud-est de Chicago. Joseph Jackson est guitariste dans un groupe R'n'B appelé The Falcons, gagne modestement sa vie en travaillant dans une aciérie, tandis que Katherine élève les enfants et travaille de temps en temps pour rapporter de l'argent au foyer[15].
Contre la volonté de son mari, elle élève ses enfants comme témoins de Jéhovah. Michael Jackson finira par quitter ce mouvement en 1987[16].

Joseph Jackson est un père de famille très autoritaire, qui impose des règles strictes à ses enfants, comme l'interdiction de sortir de chez eux le soir lorsqu'il travaille de nuit. Dans une interview réalisée par Martin Bashir en 2003, Michael Jackson raconte qu'il les maltraitait physiquement et mentalement[17]. Il se moquait régulièrement de l'apparence physique de Michael en l'appelant « gros nez »[18]. La famille baigne cependant dans la musique dès le plus jeune âge et Joseph joue de la guitare pendant que les enfants chantent[19]. La guitare de Joseph est normalement interdite aux enfants, mais Tito, le quatrième de la famille, en joue de temps en temps lorsque son père est absent. Lorsqu'une corde est cassée, ce dernier menace ses enfants de les battre s'ils ne lui montrent pas qu'ils savent bien en jouer. C'est à ce moment-là qu'il réalise que Tito et ses frères ont un réel talent. Il offre alors sa propre guitare à Tito et une basse à Jermaine. Vite rejoints par Marlon et Michael en 1964, ils forment un groupe baptisé The Jackson Five sur proposition d'un de leurs voisins[19]. Michael en devient le chanteur principal grâce à sa voix plus mûre que son âge et à son habileté à reproduire les pas de danse de James Brown[20].

The Jackson Five

Article détaillé : The Jackson Five.

Les Jackson 5 ou encore Jackson Five commencent à se produire à Gary, à remporter tous les concours auxquels ils participent et à se faire une certaine réputation dans la ville. Joseph décide alors de mettre à profit leur talent et les fait se produire le week-end à Chicago, New York et Philadelphie. Les cinq garçons continuent à fréquenter l'école en semaine[21]. En 1968, Joseph annonce à sa famille qu'ils déménagent à Détroit, car Berry Gordy, alors président de la Motown, les appelle pour une audition[15]. Le groupe, officiellement présenté à la presse par leur marraine Diana Ross[22], devient un des plus populaires de l'écurie Motown, label composé principalement d'artistes noirs. La Motown répand la rumeur que c'est Diana Ross elle-même qui a découvert les Jackson Five et a décidé de les présenter au PDG de la Motown[22]. Au moment de signer le contrat, la Motown et les Jackson Five déménagent de Détroit à Los Angeles[23].

Le premier succès des Jackson Five est I Want You Back (14 décembre 1969), de l'album Diana Ross Presents The Jackson 5, qui devient numéro un au classement Billboard des singles[24]. Trois autres extraits de l'album deviendront numéro un[25],[26] : ABC en 1970 en lice pour un Grammy Award, The Love You Save et I'll Be There qui restera numéro un pendant cinq semaines[27]. C'est la première fois que les quatre premiers singles d'un groupe deviennent tous numéro un[27]. L'ascension des Jackson Five est vertigineuse et le jeune Michael devient le chouchou du public. Leur popularité commencera à décroître vers 1972, mais les Jackson Five obtiendront encore un succès avec Dancing Machine qui atteindra la deuxième place des classements[28].

Début de la carrière solo

Parallèlement à sa carrière avec les Jackson Five, Michael Jackson sort quatre albums solo. L'album Got To Be There sort en janvier 1972 sous le label Motown, alors que Michael a à peine 13 ans. La même année, avec Ben, le jeune Michael acquiert une plus grande maturité vocale, notamment dans les nombreuses ballades de cet album. La chanson-titre deviendra le premier no 1 solo de Michael Jackson en 1972[29]. La chanson étant tirée du film du même nom, ce titre lui vaudra un Golden Globe et une nomination aux Oscars[29]. Music And Me, sorti en 1973, ne rencontre pas le même succès que les trois précédents albums[28]. En 1975, Michael sort Forever, Michael.

Départ de la Motown et séparation

Après Dancing Machine, les Jackson Five se sentent de plus en plus frustrés avec le label Motown et se plaignent de ne pas pouvoir choisir leurs morceaux et leurs instruments. Joe Jackson, longtemps manager du groupe, se plaint également d'avoir perdu son influence au profit de Berry Gordy, président de la Motown. Les membres du groupe estiment par ailleurs que les royalties que leur accorde la Motown ne sont pas assez importantes au regard de leur succès. Tous ces éléments d'insatisfaction forcent les Jackson Five à annoncer en juillet 1975 qu'ils quitteront la Motown à la fin de leur contrat, en mars 1976. Au même moment, ils signent un nouveau contrat avec Epic Records, un label fondé par CBS Records[30]. Cette séparation est douloureuse pour le groupe puisque la Motown estime qu'ils ont rompu leur contrat en signant avec Epic avant la fin de leur précédent engagement. Après un procès, la Motown conserve ses droits sur le nom Jackson Five et le groupe se renomme alors The Jacksons. La Motown se voit également confier le droit d'utiliser les chansons des Jackson Five dans de futures compilations[30]. Cet épisode mène également à la perte d'un des membres du groupe puisque Jermaine, qui s'est marié à la fille de Berry Gordy, ne suit pas ses frères chez Epic et entame une carrière solo chez Motown. Il est remplacé par le benjamin des Jackson, Randy, qui était déjà apparu dans le groupe en tant que percussionniste[26]. À cette occasion, Michael termine également son contrat le liant en tant qu'artiste solo à Motown et signe aussi chez Epic.[réf. nécessaire]

Signature chez Epic et Off the Wall (1976 - 1981)

Article détaillé : Off the Wall.

Il faut attendre 1978 et l'album Destiny pour prendre la mesure du talent des frères Jackson et plus particulièrement de Michael. Cet album, entièrement produit et écrit par les Jackson, donnera deux hits : Blame It on the Boogie et Shake Your Body (Down To the Ground). L'album suivant, Triumph, sort en 1980 et contient notamment les hits Lovely One et Can You Feel It dont la vidéo, imaginée par Michael lui-même, est quasiment un remake de Rencontres du troisième type. Un album live paraît en 1981, regroupant des chansons des Jackson Five à The Jacksons. Michael éclipse désormais le groupe ; il y chante ses propres compositions : Rock with You ; Don't Stop 'Til You Get Enough, She's Out of My Life, toutes deux extraites de l'album Off the Wall, cinquième album solo de Michael Jackson, sorti en 1979.

Il décide alors de signer chez Epic Records (label qui sera racheté plus tard et deviendra une filiale de Sony Music), contre l'avis de beaucoup de personnes de son entourage.[réf. nécessaire]

En 1978, une chute sur scène lui aurait cassé le nez et obligé à subir une première rhinoplastie qui ne sera pas totalement réussie et qui sera corrigée par une seconde. Il ne reconnaît avoir subi que ces deux seules rhinoplasties. Beaucoup de rumeurs circulent sur les modifications qu'il aurait apportées à son visage et leur nombre, même si certaines sont farfelues, d'autres sont indéniables et poussent les chirurgiens esthétiques à citer Michael Jackson comme l'exemple à ne pas suivre[31].

En 1979, Michael Jackson sort Off the Wall, co-produit avec Quincy Jones, qu'il a rencontré sur le tournage de la comédie musicale The Wiz. Certaines chansons ont été composées par Rod Temperton, Stevie Wonder et Paul McCartney[32]. L'album remporte un succès mondial et se vend à 12-15 millions d'exemplaires[33]. De nombreux singles extraits de l'album se hissent en tête des palmarès. Rock with You devient numéro 1 au Billboard Hot 100[34], de même que pour Don't Stop 'Til You Get Enough. La ballade She's Out of My Life intègre le Top 10 du Billboard Hot 100, tout comme la chanson Off the Wall. L'album mêle habilement funk, soul et disco. Malgré ce succès et ces ventes impressionnantes, Michael Jackson n'est nommé aux Grammy Awards de 1980 que dans la catégorie meilleur chanteur R&B pour Don't Stop 'til You Get Enough. Il remporte cette récompense mais, extrêmement déçu de ne pas avoir été nommé pour l'album de l'année, il jure que son prochain album ne sera pas ainsi ignoré[35].

Thriller, séparation des Jacksons, We are the World (1982 - 1985)

Étoile sur le Hollywood Walk of Fame.

Thriller, l'album des records et révolution vidéo-musicale

Le 1er décembre 1982, Michael Jackson sort Thriller, qui remporte un succès immédiat en se vendant à un million d'exemplaires en un mois et dix millions sur un an[36]. L'album reste dans les classements pendant deux ans et se maintient pendant un total de 37 semaines numéro 1 du classement Billboard. Meilleure vente d'album aux États-Unis en 1983[37] et 1984[38], c'est le deuxième disque le plus vendu après le Greatest Hits (1971-1975) des Eagles[39]. Entre 1982 et 1996, il a été certifié à 25 millions d'exemplaires aux États-Unis et 20 millions à l'étranger[40]. Sept des chansons de l'album se classent dans le Top 10 du Billboard Hot 100. En mai 1984, Thriller est reconnu par le Livre Guinness des records comme l'album le plus vendu de tous les temps (25 millions d'exemplaires à l'époque)[41] et les estimations actuelles varient entre 65 et 108 millions d'exemplaires[10],[11]. Avec Thriller, Michael Jackson remporte huit récompenses aux American Music Awards et huit aux Grammy Awards[42] et le 20 novembre 1984, il obtient une étoile sur le Hollywood Walk of Fame[43].

Les trois clips vidéo (Billie Jean, Thriller et Beat It) accompagnant l'album Thriller sont de véritables mini-films avec de nombreux effets spéciaux. Le clip de 14 minutes de la chanson Thriller, d'un coût de 1 million de dollars, sorti le 2 décembre 1983, est une des premières vidéos d'un artiste noir-américain à être diffusée à grande échelle sur MTV[44]. La cassette vidéo The Making of Michael Jackson's Thriller est devenue à l'époque la plus vendue au monde[45].

Le 16 mai 1983, la Motown fête ses 25 ans et Michael apparaît en compagnie de ses frères dans l'émission spéciale Motown 25: Yesterday, Today and Forever, où le groupe interprète leurs plus grands titres. Michael Jackson interprète seul la chanson Billie Jean et effectue alors pour la première fois son Moonwalk, qui lui vaut une standing ovation de la part du public et étonne même ses frères. Ce pas de danse deviendra ensuite un de ses pas de danse caractéristiques[46]. Cette interprétation lui vaudra un appel et un télégramme de Fred Astaire : « Je suis un vieil homme, j'attendais la relève. Merci. ». Il y interprète aussi avec ses frères Never Can Say Goodbye et I'll Be There. Billie Jean fut la seule chanson n'appartenant pas au répertoire Motown à être interprétée ce soir-là.

Le 27 janvier 1984, lors du tournage d'une publicité pour Pepsi Cola, une étincelle provoquée par les équipements pyrotechniques met le feu aux cheveux de Michael Jackson. Miko Brando, fils de l'acteur Marlon Brando, est la première personne à lui venir en aide, mais Michael est amené d'urgence au Cedars Sinai Hospital pour des brûlures au deuxième et troisième degré du cuir chevelu. Les images de son entrée aux urgences sur un brancard, le crâne recouvert d'un grand bandage et sa main gantée saluant la foule, font rapidement le tour du monde. Il devra subir des greffes de cuir chevelu. Avec l'argent qu'il touchera de l'assurance (un million et demi de dollars américains), il créera le « Michael Jackson Burn Center », un centre pour les grands brûlés. Furieux de cet accident, il envisagera de rompre son contrat avec Pepsi Cola, mais sa famille l'en dissuadera et il ira même jusqu'à le renouveler en 1991 afin de sponsoriser son « Dangerous World Tour », tout comme elle sponsorisait le « BAD World Tour » de 1987[47].

Ronald Reagan et Michael Jackson le 14 mai 1984 devant la Maison Blanche à Washington D.C.

En mai 1984, il est reçu par le président Reagan à la Maison Blanche, où il est décoré pour son implication dans une organisation d'aide aux personnes dépendantes de l'alcool et de la drogue. La même année, il remporte 8 récompenses lors de la cérémonie des Grammy Awards.

La désunion des Jacksons

En 1984, l'album Victory scelle la désunion du groupe des Jacksons, chaque membre n'assurant la production que de ses propres compositions, dont pour Michael un duo avec Mick Jagger, State of Shock (originellement enregistré avec Freddie Mercury). Le Victory Tour marque la dernière apparition sur scène des frères Jackson jusqu'aux concerts du Madison Square Garden des 7 et 10 septembre 2001, en l'honneur des 30 ans de carrière solo de Michael. En 1989, les frères Jackson sortent leur dernier album, sur lequel Michael ne participe qu'à la chanson titre 2300 Jackson St. (puis apparaîtra dans le clip).[réf. nécessaire]

We are the World, catalogue Northern Songs et Captain Eo

En 1985, Michael Jackson coécrit avec Lionel Richie la chanson We Are the World pour une œuvre de charité en faveur de la lutte contre la faim en Afrique[48]. We Are the World réunit quarante-quatre chanteurs différents dont Harry Belafonte, Cyndi Lauper, Diana Ross, Ray Charles, Stevie Wonder, Bruce Springsteen et Tina Turner. Le single se vend à plusieurs millions d'exemplaires aux États-Unis[49], devenant le single à but caritatif le plus vendu de tous les temps (record battu en 1997 par Elton John et son single Candle In The Wind).

En 1985 également, l’entreprise ATV Music – une compagnie d’édition détenant des milliers de droits musicaux, dont le catalogue Northern Songs contenant la majorité des chansons composées par John Lennon-Paul McCartney et enregistrées par les Beatles – est mise en vente[50]. Michael Jackson se montre immédiatement intéressé, mais il est averti qu’il va devoir faire face à une rude compétition. « Je m’en fiche. Je veux ces chansons, apporte moi ces chansons, Branca », dit-il à son avocat. John Branca[51] contacte l’avocat de Paul McCartney qui lui explique que son client n’est pas intéressé : « trop cher ». Après que Jackson ait démarré les négociations en vue d’acquérir le catalogue, McCartney change d’avis et tente de persuader Yoko Ono, veuve de John Lennon, de se joindre à lui, mais elle décline l’offre. Jackson remporte cette « compétition » qui va durer 10 mois, et achète le catalogue pour 47,5 millions de dollars.En un quart de siècle, sa valeur estimée serait passée à 1 milliard de dollars[50][52].

En 1986, Michael Jackson tient le rôle principal dans le film 3D Captain Eo produit par George Lucas et réalisé par Francis Ford Coppola. Le film, diffusé dans les parcs d'attractions Disney jusqu'au 17 août 1998, a coûté plus de 17 millions de dollars à produire (un record pour un court-métrage)[53]. Il contient des chansons telles que We Are Here To Change The World.

Bad (1986-1990)

Article détaillé : Bad.
La tenue portée par Michael durant la période "Bad".

En 1987, Michael Jackson sort l'album Bad et part pour la première fois en tournée mondiale sans ses frères. L'année suivante, il sort un film réunissant différents clips, Moonwalker, avec notamment Joe Pesci, et une biographie intitulée Moonwalk. Moonwalker devient la vidéo musicale la plus vendue de tous les temps (il bat ainsi son propre record qui était The Making of Thriller). Pendant un certain temps, Bad a été le deuxième album le plus vendu de tous les temps avec plus de 32 millions de copies à travers le monde dont 10 aux États-Unis et 5 en Angleterre, record inégalé.

Bad est encore un énorme succès pour Jackson. Même si l'album n'atteint pas les records de ventes de Thriller, il contient néanmoins plus de « numéro 1 ». I Just Can't Stop Loving You sera enregistré en espagnol et en français sous les titres respectifs de Todo Mi Amor Eres Tu et Je ne veux pas la fin de nous.

Le clip du morceau Bad, réalisé par Martin Scorsese, est tourné dans le métro new-yorkais, dans une station désaffectée, qui sera détruite une semaine après le début du tournage (l'équipe a dû reconstituer la station dans les moindres détails).

Par ailleurs, les clips de The Way You Make Me Feel (clip relatant les gangs des rues), Man In The Mirror (appel à la paix et à l'amour, dont le clip montre les grands moments du XXe siècle et dénonce la pauvreté dans le monde), Dirty Diana (où Michael reproduit un mini-concert rock avec en guest star le guitariste Steve Stevens), Another Part Of Me (clip live du Bad Tour 88), Smooth Criminal (reprenant les moments forts du film Moonwalker), Liberian Girl puis Leave Me Alone sont une nouvelle série de succès.

Michael Jackson entre à nouveau dans l'histoire musicale en devenant le premier artiste à avoir 5 singles d'un même album classés numéro 1 aux billboards américains. Neuf singles en seront extraits.

Selon le producteur Quincy Jones, dans la réédition de cet album en 2001, la chanson titre Bad devait être un duo avec son rival de longue date le chanteur Prince, mais finalement Prince déclina la proposition.

À la différence de Thriller et d’Off The Wall, Michael Jackson est le compositeur principal de l'album puisque sur onze titres, il en compose neuf.

Musicalement, Bad a un son beaucoup plus métallique que Thriller, une rythmique plus complexe (Smooth Criminal notamment). Le son est plus brut, la voix de Michael y est plus rocailleuse, il n'y a aucun répit dans Bad, qui ne contient que 3 titres lents, I Just Can't Stop Loving You, Man In The Mirror et Liberian Girl, tous les autres titres étant rythmiques.

Dangerous (1991 - 1993)

Article détaillé : Dangerous.

Le 20 mars 1991, Michael Jackson signe avec Sony un contrat de 65 millions de dollars d'une durée de quinze ans au cours desquels il doit produire six albums pour Epic, apparaître dans des films et des courts-métrages. Les revenus que ce contrat pourrait générer sont évalués entre 890 millions et un milliard de dollars[54],[55]. Le premier de ces albums, Dangerous, sort le 26 novembre 1991 et devient numéro un des classements en trois jours[56]. Le total des ventes de Dangerous atteint 7 millions d'exemplaires vendus aux États-Unis et devient le 3e album le plus vendu dans la carrière de Michael Jackson en atteignant 30 millions de copies vendues derrière Bad avec 32 millions de copies vendues[57].

Pendant sa tournée mondiale Dangerous Tour, du 27 juin 1992 au 11 novembre 1993, Jackson annonce la création de son organisation caritative Heal The World (association qui sera rejointe par Heal The Kids en 2001 puis toutes les deux dissoutes la même année).

L'album Dangerous contient 14 chansons dont 9 singles qui sortiront successivement : Black or White (octobre 1991), Remember the Time (janvier 1992), In the Closet (avril 1992), Who Is It (juillet 1992), Jam (septembre 1992), Heal the World (octobre 1992), Give In To Me (février 1993), Will You Be There qui deviendra plus tard le générique de fin du film Sauvez Willy (mai 1993), et Gone Too Soon une chanson en hommage à Ryan White, un jeune garçon victime du SIDA (novembre 1993).

Les vidéos accompagnant les singles comprennent une galaxie de stars : Michael Jordan (Jam), Naomi Campbell (In The Closet), Eddie Murphy, Magic Johnson et Iman, (Remember The Time), Macaulay Culkin (Black Or White) et le guitariste slash (Black or white, Give in to me).

Accusations d'abus sexuel sur mineurs (1993)

Le 17 août 1993, Michael Jackson est accusé d'abus sexuel sur mineur par un enfant de treize ans prénommé Jordan Chandler[58]. Michael Jackson et la famille Chandler s'étaient rencontrés en 1992 et une forte amitié s'était développée entre Michael et Jordan. En février 1993, Michael invite Jordan et sa famille à passer un week-end au ranch de Neverland et dans les mois qui suivent, Jordan, sa demi-sœur et sa mère accompagnent Michael dans de nombreux déplacements. Cette forte complicité entre Michael et Jordan rend Evan, son père biologique, jaloux.[réf. nécessaire] Jordan avoue à son père que Michael Jackson, après lui avoir administré un sédatif, a pratiqué des attouchements sexuels sur lui. Evan exige alors de Michael Jackson qu'il paye 25 millions de dollars ou il ira porter plainte et fera témoigner Jordan contre lui. Jackson refuse et ses avocats prétendent que toutes ces accusations ne sont qu'une tentative d'extorsion de fonds[59]. Quelques jours plus tard, l'affaire prend encore plus d'ampleur lorsque Jordan affirme à un psychiatre que lui et Michael Jackson s'étaient embrassés, masturbés et avaient eu des rapports bucco-génitaux[60] ,[59]. La même année, Michael Jackson donne 2 millions de dollars à sa femme de ménage personnelle, outrée d'avoir retrouvé son fils blotti dans un sac de couchage avec le chanteur.[61]

Jordan Chandler porte plainte au civil en septembre 1993[59] et une enquête officielle est alors ouverte et la mère de Chandler affirme de manière catégorique que rien dans le comportement de Michael Jackson n'est à reprocher[62]. Des fouilles sont organisées au ranch de Neverland et enfants et membres de la famille Jackson démentent que Michael soit pédophile[63].

Afin de gérer le stress dû à ces accusations, Michael Jackson commence à prendre des antidouleurs, du Valium, du Xanax et de l'Ativan, auxquels il devient dépendant à l'automne 1993[64]. Sa santé s'est détériorée à un tel point qu'il a dû annuler le reste de la tournée Dangerous World Tour pour faire une cure de désintoxication pendant quelques semaines[65]. Avec le stress, Michael a également stoppé de s'alimenter et a commencé à perdre du poids. Avec une santé déclinante, ses amis et avocats se sont occupés de sa défense et de ses finances et lui conseillent de gérer les accusations en dehors des tribunaux, estimant qu'il ne pourrait pas supporter un long procès. À cause de ces accusations, il stoppe sa tournée Dangerous World Tour en novembre et Pepsi Cola rompt son contrat publicitaire avec le chanteur. Son image publique se dégrade encore plus lorsque sa sœur ainée, LaToya, annonce qu'elle a des doutes sur l'innocence de son frère, avant de retirer ses déclarations[66].

Au cours des premières audiences, Jordan donne une description très détaillée des parties génitales de Michael Jackson, et celui-ci se résout à une fouille corporelle de 25 minutes, réalisée à son ranch, afin de vérifier si la description donnée par Chandler est fondée[67],[59]. Michael fait alors une déclaration publique où il proclame son innocence et critique les médias pour ce qu'il perçoit comme un parti-pris contre lui[68]. Les autorités n'ont jamais révélé si ces descriptions correspondaient.[réf. nécessaire]

Après avoir interrogé de nombreux témoins, la justice constate le manque de preuve pour soutenir les accusations et clôt cette enquête pénale par un non-lieuréf. à confirmer : [69]. En janvier 1994, la famille Chandler et l'équipe de Michael Jackson signent un accord de 22 millions de dollars pour voir la plainte retirée. Cette transaction met fin à la plainte civile[69].

HIStory, deux mariages et deux enfants (1994 - 1999)

Premier mariage

Peu après cette histoire, le 26 mai 1994, Michael Jackson se marie avec la fille d'Elvis Presley, Lisa-Marie Presley, au cours d'une cérémonie privée en République dominicaine[70]. Lisa-Marie et Michael s'étaient déjà rencontrés en 1975 lorsque la famille Jackson était en représentation à Las Vegas[71]. Ils se rencontrent de nouveau en 1993 par le biais d'un ami commun et se marient après s'être fréquentés pendant quatre mois. Lisa-Marie et Michael n'annoncent officiellement le mariage que le 1er août 1994[70]. À l'époque, de nombreux médias émettent l'hypothèse que ce mariage n'est qu'une manœuvre organisée par Michael afin de détourner l'attention de ses problèmes judiciaires et de redorer son image auprès du public ou encore qu'il s'agit d'une manigance de Lisa-Marie afin d'extorquer de l'argent à Michael pour l'Église de scientologie, ce que tous deux réfutent[72],[73]. Ils se séparent cependant d'un commun accord le 18 janvier 1996, pour cause de « différences irréconciliables »[74].

HIStory

Statue de Michael Jackson utilisée pour la promotion de l'album HIStory.

HIStory: Past, Present and Future – Book I, un double album, sort en juin 1995. C'est le double album le plus vendu de tous les temps[75]. Le premier disque contient quinze des plus grands succès remastérisés de Michael Jackson. Une 16e piste est présente sur ce premier disque, mais uniquement pour les premiers pressages vendus. Cette piste bonus contient un message audio remerciant les fans de leur soutien et le second disque 15 nouvelles chansons (dont une reprise des Beatles, Come Together, enregistrée des années auparavant pour le film Moonwalker).

L'album a poussé de nouveaux singles et clips en tête des classements américains. En mai 1995 sort le premier extrait de l'album, Scream, en duo avec sa sœur Janet. Le clip est, avec un budget de plus de sept millions de dollars, le plus cher jamais réalisé[76].

Suivent ensuite quatre autres singles : You Are Not Alone (août 1995) où on peut voir une brève apparition de la première épouse de Jackson, Lisa Marie Presley ; Earth Song (novembre 1995) qui est un hymne pop-gospel contre la destruction de l'environnement ; They Don't Care About Us (avril 1996) ; et Stranger In Moscow (novembre 1996). Ces quatre singles ont eu un succès limité aux États-Unis, contrairement à l'Europe. Au Royaume-Uni, Earth Song est resté six semaines en tête des palmarès et est le single de Michael le plus vendu dans ce pays (devant Billie Jean). En juillet 1997, pendant la deuxième partie de la tournée HIStory, une version remix de la chanson titre HIStory sort partout sauf aux États-Unis. Le titre est accompagné de Ghosts, un titre extrait de l'album de remixes Blood On The Dance Floor. Enfin, en octobre 1997, un autre titre de l'album aurait dû voir le jour, Smile, hommage à Charlie Chaplin, mais fut annulé peu avant sa distribution par Sony.

Le titre They Don't Care About Us déclencha une polémique[77] à sa sortie à cause de ses paroles controversées, que certains considèrent comme antisémites, ce dont Jackson se défend (Les phrases « Jew me, sue me / Kick me, kike me » sont modifiées dans une deuxième vague de sortie de l'album.) Dans cette chanson, le chanteur exprime son désir de ne pas être enfermé dans des catégories liées à sa couleur de peau ou à ses origines : « Traitez-moi de juif, de blanc ou de noir » (« Don't you black or white me »). Spike Lee tournera deux versions de ce clip. L'une où Jackson danse dans les favelas de Rio, l'autre, boycottée par les chaînes musicales américaines qui refusent de la diffuser avant 21 heures, où Jackson interprète le titre dans une cellule de prison tapissée d'écrans qui diffusent des images d'actualité de guerre, de famine et de bavures policières.

Michael Jackson lors du "HIStory World Tour" le 20 juin 1997 à Lausanne.

Au final, l'album s'est vendu à plus de 20 millions d'exemplaires dans le monde[78]. La tournée accompagnant l'album, The HIStory World Tour, s'est déroulée du 7 septembre 1996 au 15 octobre 1997. Michael Jackson a donné 82 concerts dans 58 villes de 35 pays, devant plus de 4,5 millions de spectateurs[79], ce qui en fait la plus grosse tournée pour un artiste solo.

Deuxième mariage, premiers enfants

Le 15 novembre 1996, alors qu'il se trouve en Australie, il se marie avec Debbie Rowe, infirmière en dermatologie qu'il connaissait depuis 1981. Ils ont ensemble un premier fils, Prince Michael Junior, né le 13 février 1997, et une fille, Paris Michael, née le 3 avril 1998. Ils divorcent à l'amiable le 8 octobre 1999[80]. Debbie Rowe déclarera laisser en « cadeau » (réclamant quelques millions de dollars) les deux enfants à la garde exclusive de Michael Jackson, en abandonnant ses droits parentaux. En décembre 2005, ayant changé d'avis, elle saisit un tribunal familial pour reprendre ses droits parentaux, son ex-mari lui ayant refusé à plusieurs reprises un droit de visite.

Blood on the Dancefloor

En 1997, Sony impose à Michael Jackson de sortir Blood On The Dance Floor, un album de remixes de quelques chansons de HIStory ainsi que 5 nouvelles chansons. Cet album est destiné à accompagner la partie européenne du HIStory World Tour.

La chanson titre sort en single, accompagnée d'un clip co-réalisé par Michael. L'album est passé presque inaperçu aux États-Unis, mais a encore une fois été plus populaire en Europe. Ce fut l'album de remixes le plus vendu au monde (avec 6 millions d'exemplaires vendus).[réf. nécessaire]

Ghosts et concert caritatif

Michael Jackson a également produit Ghosts, un court métrage à sensation de 40 minutes réalisé par Stan Winston, et écrit par Michael et Stephen King, qui a été diffusé hors-compétition au Festival de Cannes de 1997 puis dans quelques salles de cinéma. Le film utilise les chansons 2 Bad, Ghosts et Is It Scary (2 titres inédits de l'album Blood on the Dancefloor). Ghosts est le second single de l'album de remix, accompagné d'un clip réunissant des images du court-métrage. Celui-ci est occasionnellement diffusé sur les chaînes télévisées musicales, surtout pendant la période d'Halloween.

Au début du printemps 1998, John Mc Clain, co-fondateur du label A&M et responsable du succès de Janet Jackson, devient le nouveau manager de Michael. En juin 1999, sont organisés deux concerts intitulés Michael Jackson & Friends à but caritatif, l'un à Séoul et l'autre à Munich. Ces concerts réunissent sur scène avec Michael certaines des plus grandes stars mondiales (Andrea Bocelli, Mariah Carey, Scorpions, Noa, Ringo Starr…). Une chanson écrite pour l'occasion, What More Can I Give, ne sera finalement pas interprétée sur scène ni commercialisée avant les attentats du 11 septembre 2001.

Le single de What More Can I Give, réunissant Michael et de très nombreux artistes comme Céline Dion, Beyoncé, Usher, Luther Vandross, Mariah Carey, ne sort pas dans le commerce suite au refus de Sony (le producteur de la chanson serait également un producteur de films pornographiques[réf. nécessaire]), mais est quand même disponible en téléchargement payant sur internet, et les fonds récoltés iront aux victimes des attentats du 11 septembre. Une version espagnole a aussi été produite, Todo Para Ti, avec entre autres Shakira, Ricky Martin, Gloria Estefan, ainsi qu'un clip (version anglophone).

En 1998, Steven Hoefflin, chirurgien esthétique et médecin personnel du chanteur depuis la fin des années 1970 (et accessoirement chirurgien plastique du tout Hollywood), pratique une dernière rhinoplastie sur Michael Jackson et le met en garde contre toute intervention supplémentaire. Malgré tout, Michael Jackson en subira une nouvelle, entre autres opérations, début 2001. Le 14 novembre 2002, lors d'un procès l'opposant au producteur allemand Marcel Avram, le chanteur apparaît avec le nez recouvert d'un pansement, ce qui amènera Hoefflin, probablement soucieux de garder sa clientèle, à publier un communiqué de presse insistant bien sur le fait qu'il n'aurait plus pratiqué d'intervention sur Jackson depuis 1998.[réf. nécessaire]

Invincible et troisième enfant (2000 - 2002)

Article détaillé : Invincible.

Six ans après HIStory, Michael Jackson sort Invincible le 31 octobre 2001[81]. Orienté vers le R'n'B avec l'aide de nouveaux producteurs tels que Rodney « Darkchild » Jerkins[réf. nécessaire], l'album est, avec un budget estimé à 30 millions de dollars, l'album le plus cher de l'industrie musicale[82]. Pour accompagner sa promotion, CBS diffuse Michael Jackson : 30th Anniversary Special, un événement spécial organisé afin de célébrer les trente ans de carrière solo de Michael Jackson[83]. L'album débute numéro 1 au classement américain Billboard et dans treize différents pays[84]. Il est certifié disque de platine aux États-Unis le 3 décembre 2001[85]. Suite aux problèmes avec Sony, la promotion de l'album est arrêtée après trois mois et seuls trois singles sont extraits de l'album : You Rock My World, Cry et Butterflies. Au total, l'album se vend à 2,5 millions d'exemplaires aux États-Unis et 7,5 millions dans le monde[86]. Bien que les chiffres restent impressionnants pour n'importe quel artiste, Invicible est considéré comme un échec commercial et ses chiffres de ventes restent très décevants en comparaison avec les albums précédents[87]. Les professionnels rejettent la responsabilité de cet échec sur Michael Jackson en l'accusant d'avoir refusé de faire des tournées promotionnelles[88], tandis que l'artiste accuse Sony de ne pas avoir suffisamment fait la promotion de l'album et d'avoir annulé la sortie de plusieurs singles[89].

Michael Jackson et son fils au Parc Disneyland en 2006.

Le 13 juin 2002, Michael Jackson a été introduit, pour son travail de compositeur, au Songwriters Hall of Fame. À cette même période, il accuse publiquement le PDG de Sony Music, Tommy Mottola, d'avoir saboté la promotion de son album Invincible[88]. Un procès aura lieu et Tommy Mottola sera limogé de son poste suite à ces accusations.[réf. nécessaire]

Le 24 février 2002, Jackson a un autre fils, Prince Michael II, surnommé « Blanket », né par insémination artificielle et le recours à une mère porteuse dont l'identité est restée confidentielle[90]. Au mois de novembre de 2002, le chanteur se rend à Berlin pour y recevoir une récompense. Il réside à l'hôtel Adlon devant lequel de nombreux admirateurs s'amassent. Afin de leur présenter son fils depuis son balcon, Michael Jackson le suspend quelques secondes au dessus du vide, ce qui déclenche de vives polémiques dans la presse[91]. Quelques jours plus tard, après la diffusion d'image de l'incident, il déclare que c'était une « terrible erreur » et présente ses excuses dans un communiqué écrit[92]. Dans le reportage Living With Michael Jackson en février 2003, il revient sur cette affaire et déclare que les médias avaient eu tort de le décréter irresponsable.

Lors de leurs apparitions publiques, les visages de Prince, Paris et « Blanket » sont dissimulés sous des masques pour enfants ou des voiles afin d'assurer leur sécurité en préservant leur identité. Debbie Rowe déclara que c'était son idée à cause des nombreuses menaces de mort anonymes qu'ils recevaient et de possibles tentatives d'enlèvement à l'encontre des enfants. Michael a affirmé dans une interview qu'il adorerait amener ses enfants sur scène avec lui et montrer leurs visages à ses fans.[réf. souhaitée]

Documentaire, procès et retour aux affaires (2003 - 2007)

Affaire Arvizo

Au même moment, Michael Jackson apparaît dans l'entretien Living With Michael Jackson, filmé en 2002, mais diffusé le 3 février 2003 sur Granada Television, dans lequel il parle de son enfance, de sa jeunesse et de sa vie privée. Au cours de l'entretien avec Martin Bashir, diffusé sur ITV et regardé par plus de 15 millions de personnes[93], Jackson révèle une personnalité décalée et excentrique. Il est vu en train de dépenser plus de six millions de dollars dans un magasin à Las Vegas[94]. Il évoque aussi lorsqu'il partage sa chambre avec des adolescents, notamment avec Gavin Arvizo, âgé de 14 ans, et dort avec eux dans la même chambre. Le 18 novembre 2003, 70 policiers perquisitionnent Neverland. Un mandat d'arrêt est lancé contre la star, qui se trouvait alors à Las Vegas pour tourner un vidéo-clip[95]. Acceptant de se rendre aux forces de l'ordre, deux jours plus tard, Jackson déclare être victime d'une tentative d'extorsion de fonds de la part d'une famille de maîtres-chanteurs. Le procureur qui mène l'enquête, Thomas Sneddon, est le même qui, dix ans auparavant, avait dû classer l'affaire suite au retrait d'une plainte pour le même genre d'affaire.

Fans soutenant Michael Jackson après les accusations de 2003.

Après la diffusion du reportage, Gavin Arvizo commence à accuser Jackson d'avoir abusé de lui et de son frère cadet, il prétend que le chanteur leur a servi du vin, qu'il appelle « jus de Jésus »[96], et qu'à deux reprises, il s'est masturbé en leur présence et leur a montré des sites internet pour adultes[97]. Janet Arvizo, la mère de Gavin, prétend aussi avoir été séquestrée avec ses enfants à Neverland, le ranch de la star.

Michael Jackson, qui clame son innocence, se voit signifier, le 31 janvier 2003, 10 chefs d'inculpation susceptibles d'être punis par 20 ans de prison[98]. Le procès People v. Jackson s'ouvre à Santa Maria deux ans après les premières charges et dure cinq mois, jusqu'à la fin mai 2005. La santé de Michael Jackson décline alors : perdant du poids, il se voit même hospitalisé à deux reprises[99].

Le 13 juin 2005, le jury du tribunal rend son verdict et innocente Michael Jackson de tous les chefs d'inculpation[100]. Dans une conférence de presse, le jury a souligné le manque total de preuves, les témoignages accusateurs qui se contredisent et la nature manipulatrice de la mère[101]. Une enquête démontrera que cette dernière était une habituée des plaintes calomnieuses, et que celle-ci avait ouvert 14 comptes en banque pour récolter de l'argent et escroquer les services sociaux.[102]

Compilations et autres best-of

En 2003, Sony sort une compilation CD et DVD de tous les titres de Michael Jackson ayant été numéro 1. Intitulée Number Ones, la compilation contient également une nouvelle chanson, One More Chance, composée par R. Kelly[103]. Le disque se vend à 6 millions d'exemplaires dans le monde[104],[105]. Le 16 novembre 2004, Michael Jackson sort un box set de 4 CD et 1 DVD, intitulé The Ultimate Collection, retraçant l'ensemble de sa carrière et contenant d'anciens morceaux inédits, des démos, des versions inédites et quelques nouvelles chansons. Cheater sert de façon restreinte à la promotion du coffret, et son clip composé d'extraits du DVD Dangerous Tour est diffusé sur certaines chaînes musicales. Un autre clip est diffusé, Beat It, extrait du même DVD.

Le 19 juillet 2005, une nouvelle compilation The Essential Michael Jackson sort, ainsi qu'un DVD contenant le concert de Bucarest du Dangerous World Tour. Le CD compilation et le DVD se vendent très bien (respectivement no 1 en France avec plus de 350 000 exemplaires vendus et no 1 des ventes de DVD musicaux en France).

Le 18 avril 2006, Michael Jackson quitte le label Epic Records (et donc sa maison de disques Sony BMG), sous lequel il produisait tous ses albums solo depuis Off The Wall en 1979. Il signe un contrat avec le producteur de musique anglais Guy Holmes, PDG du label indépendant 2 Seas Records. Le contrat, rompu en septembre 2006, prévoyait la production d'au moins un nouvel album dont la sortie était prévue pour fin 2007[106].

Nouvelles récompenses

En novembre 2006, Michael Jackson se rend à Londres afin de visiter les bureaux du Livre Guinness des records. Il reçoit à cette occasion un prix pour avoir battu huit records dont celui de « Premier artiste à avoir gagné plus de 100 millions de dollars en un an », « Premier artiste à avoir vendu plus de 100 millions de disques en dehors des États-Unis » ou « Meilleur artiste de tous les temps »[107],[108]. Michael Jackson est également présent aux World Music Awards pour y recevoir le Diamond Award, récompense réservée aux artistes ayant vendu plus de 100 millions d'albums[109].

Thriller 25, King of Pop et retour prévu sur scène (2008 - 2009)

Articles détaillés : Thriller 25, King of Pop et This is it.

À l'occasion des 25 ans de la sortie de l'album Thriller, Michael Jackson sort Thriller 25, le 11 février 2008[110]. Il comprend deux titres inédits, For all time et Gots the hots (uniquement sur la version japonaise du disque), ainsi que des titres originaux remastérisés, et cinq titres remixés ou en featuring avec des artistes comme Akon, Fergie, Will.I.Am des Black Eyed Peas et Kanye West[111]. Deux singles extraits de Thriller 25, The Girl is Mine 2008 (avec Will.I.Am) et Wanna Be Startin' Somethin' 2008 (avec Akon) sortent également simultanément. L'album comprend également un DVD des vidéoclips de Billie Jean, Beat It, Thriller et la prestation de Michael Jackson lors des 25 ans de la Motown. Thriller 25 se classe en première place des ventes dans de nombreux pays européens[112] et en deuxième place aux États-Unis[113]. L'album se vend en tout à plus de 3 millions d'exemplaires[114].

Le 29 août 2008, pour célébrer le cinquantième anniversaire de Michael Jackson, sort King Of Pop, une compilation de 18 chansons dont la liste a été choisie par des fans[115]. Le disque n'est pas sorti aux États-Unis, mais a été classé parmi les 10 meilleures ventes dans de nombreux pays[116].

Après avoir failli vendre aux enchères le ranch de Neverland le 19 mars 2008 pour couvrir une dette de 24,5 millions de dollars, le fonds d'investissement américain Colony Capital a levé l'hypothèque. Le ranch a finalement été vendu pour 35 millions de dollars début novembre 2008 et a pris pour nom Sycamore Valley Ranch[117].

En décembre 2008, le magazine Rolling Stone le classe au 25e rang des plus grands chanteurs de tous les temps[118].

En janvier 2009, il retourne vivre définitivement aux États-Unis, à Bel Air[119]. Le 5 mars, il annonce qu'il entamera ses dernières représentations scéniques, les This is it shows, une série de 50 concerts à Londres[120]. Selon Randy Phillips, le président du promoteur de concerts AEG Live, Michael Jackson devait faire des concerts s'étalant sur 3 ans et lancer un nouvel album, dans le cadre de son grand retour[121].

Mort

Article connexe : Funérailles de Michael Jackson.
Foule rassemblée devant le Ronald Reagan UCLA Medical Center.

Le 25 juin 2009, Michael Jackson se trouve dans sa maison d'Holmby Hills, un quartier de Bel Air à Los Angeles, lorsqu'il s'effondre peu avant midi. À 12 h 21 heure locale, les secours paramédicaux du Los Angeles Fire Department reçoivent un appel du 911 et arrivent sur place trois minutes plus tard[122]. Ils constatent que son médecin personnel est en train de procéder à une réanimation cardio-pulmonaire. Michael Jackson est transporté au Ronald Reagan UCLA Medical Center, où il arrive six minutes plus tard. Malgré des tentatives de réanimation pendant plus d'une heure, sa mort est prononcée à 14 h 26[123] et annoncée à la presse américaine quelques minutes plus tard par son frère aîné Jermaine Jackson. C'est TMZ qui annonce six minutes avant le constat par le médecin légiste la mort de la star, avant les autres groupes de médias.

Une enquête du département de Los Angeles des vols et homicides est menée et une autopsie est pratiquée le 26 juin 2009 afin de déterminer les causes de sa mort. À la demande de la famille, une deuxième autopsie est pratiquée dans un cadre privé quelques jours plus tard, le père de l'artiste ayant des inquiétudes sur les raisons de la mort de Michael. À l'annonce de sa mort, de nombreuses personnes se sont rassemblées spontanément pour lui rendre hommage et les membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont observé une minute de silence en son honneur[124]. La vague d'émotion qui a suivi sa mort a également provoqué un phénomène de média sans précédent, notamment au travers de l'audience mise en évidence par les sites Yahoo! et Google[125], dont même les serveurs de ce dernier ont eu du mal à suivre le mouvement. De plus, du jour au lendemain, l'écoute des musiques de Michael Jackson sur le web a augmenté de 949%. [réf. nécessaire] Le 1er juillet, les dernières volontés de l'artiste sont officiellement révélées : il souhaite être inhumé dans son Ranch de Neverland, information qui avait été sous-entendue la veille sur la chaine d'information CNN. Le lieu choisi aurait ainsi permis à Michael Jackson d'avoir son propre lieu de recueillement, au même titre qu'Elvis Presley à Graceland. Cependant, alors que des centaines de journalistes et de fans se rassemblent devant la demeure de la star, le Los Angeles Times annonce que, selon les restrictions légales concernant l’inhumation dans une résidence privée, il sera impossible de répondre aux dernières volontés de Michael Jackson et de sa famille.

Le 2 juillet 2009, la direction du Staples Center, à Los Angeles, annonce la tenue d'une cérémonie en son hommage. 17 500 billets ont été tirés au sort parmi toutes les personnes qui auront décidé de participer au tirage, seuls les résidents des États-Unis étant autorisés à assister à la cérémonie. Le lendemain, 2 500 000 personnes auraient participé à ce fameux tirage, ce qui fait de feu Michael Jackson la célébrité défunte dont l'hommage a rassemblé le plus de personnes dans le monde[126].

Le 7 juillet 2009, après un service funèbre privé au Cimetière Forest Lawn de Los Angeles, de nombreux artistes et figures politiques ainsi que les proches de Michael Jackson se sont succédé durant deux heures et demie sur scène, lui rendant de vibrants hommages, à proximité de son cercueil exposé. C'est à Ken Ehrlich, le producteur des Grammy Awards, qu'a été confiée l'organisation de toute la cérémonie. À l'issue de la cérémonie, la fille de Michael Jackson, Paris, est apparue pour la première fois à visage découvert, entourée de sa famille. Auparavant, plusieurs artistes ont défilé sur scène, dont :

  • Mariah Carey, qui a interprété I'll Be There ;
  • Lionel Richie , qui a interprété Jesus is love;
  • Magic Johnson, Kobe Bryant ;
  • Brooke Shields ;
  • Stevie Wonder, qui a interprété Never Dreamed You'd Leave in Summer ;
  • Jermaine Jackson, qui a chanté le titre Smile, écrit par Charlie Chaplin et repris par Michael Jackson lui-même dans son album HIStory : c'était, selon les dires de Brooke Shields lors de cette cérémonie, la chanson préférée de Michael Jackson ;
  • Usher, qui a chanté le titre Gone too soon.

AEG, propriétaire des droits sur la tournée de Michael Jackson ainsi que du Staples Center, a autorisé la retransmission gratuite du flux vidéo de la cérémonie.

Style artistique et influences

Musique

Bien que considéré comme le « roi de la pop », Michael Jackson s'est attaqué à plusieurs styles musicaux. D'un registre disco-funk dans Off The Wall, il est passé à un style mélangeant funk, hard rock (Beat It), ballade, soul (Thriller)[127] jusqu'au R'n'B dans ses derniers albums.

À ses débuts, le jeune Michael Jackson doit sa technique vocale en grande partie à Diana Ross. En octobre 1969, il est décidé que Michael habiterait chez Diana Ross. Il lui arrivait souvent de l'observer en train de répéter. Il confessera plus tard : « C'était elle que j'étudiais, sa façon de bouger, sa façon de chanter, sa façon d'être, tout simplement. Et après, je lui disais, « Je veux être exactement comme toi, Diana. »  »[128]. Mais Michael doit surtout à Diana Ross les ooohs de ses débuts. À ses débuts, Michael ponctuait presque toujours ses vers de ooohs. Pas un long oooh mais plutôt une exclamation soudaine. Diana usait de cet effet sur beaucoup des chansons enregistrées avec les Supremes, et Michael était ravi de se l'approprier[129].

Danse

Il est le célèbre inventeur du "moonwalk". Dans ce mouvement de danse, le danseur se déplace à reculons tout en créant l'illusion par ses mouvements corporels qu'il est en train de marcher vers l'avant. Ce paradoxe visuel (individu marchant vers l'avant mais se déplaçant en arrière) donne l'impression qu'il flotte.

La technique de mouvement utilisée pour donner l'illusion de la marche en avant était déjà utilisée par des mimes, tel que Marcel Marceau dans ce qu'il appelait « la marche contre le vent ». Cette dernière restait cependant statique, et le mouvement de danse moonwalk a donc consisté à ajouter un déplacement vers l'arrière renforçant l'irréalité du mouvement.

Ce pas, bien que d'apparence simple[réf. souhaitée], se révèle d'exécution plutôt difficile. En effet même si les mouvements principaux sont réalisés, la différence entre une version réussie et une quelconque peut se révéler de l'ordre du détail pour le profane : quelques subtils mouvements de corps, la distance des pas, etc.

D'autres éléments extérieurs influent sur la qualité du mouvement tel que les chaussures et le sol (de préférence lisse et légèrement glissant).

Scène

Cinéma et vidéo clips

Michael Jackson est reconnu comme le précurseur du clip vidéo au format de mini-film servant à la promotion, qui a transformé le monde de la musique[130]. En effet, pour la première fois avec Thriller, un scénario apparaît dans un clip vidéo. Sa durée inhabituelle lors de sa sortie en 1983 (14 minutes précédées de 45 minutes de son making-of, également procédé innovant) et sa chorégraphie ont fait le succès de la chaîne américaine MTV tout comme le sien. Il est d'ailleurs le premier chanteur afro-américain diffusé sur cette chaîne[130]. Mais Thriller n'est pas la première vidéo dans laquelle il s'implique. En effet, le clip de Can you feel it (une chanson des Jacksons) est inspiré de Rencontres du troisième type et imaginé par l'artiste lui-même. Parmi ses clips les plus célèbres figurent Billie Jean, Beat it, Thriller, Bad, The way you make me feel, Smooth criminal, Black or white dans lequel il innove en introduisant le procédé de morphing à un niveau jamais vu auparavant[réf. nécessaire], Ghosts, Remember the time, Jam, ou encore Scream estimé comme le clip le plus cher jamais réalisé[réf. nécessaire].

Vie privée et controverses

Vie amoureuses

Ses deux mariages et ses trois enfants ont également été à l'origine de polémiques, notamment sur sa paternité.

État de santé et apparences

Depuis le milieu des années 1980, la question de la modification physique de l'apparence de Michael Jackson fait la une des journaux tabloïdes et suscite l'étonnement de l'opinion publique. Après des rumeurs disant qu'il se ferait blanchir la peau artificiellement (ce qu'il a toujours démenti), il apparaîtrait qu'on ait diagnostiqué chez le chanteur, au milieu des années 1980 (même s'il n'en parlera qu'en 1993 dans une interview avec Oprah Winfrey), un vitiligo (dépigmentation de la peau)[131] et un lupus (inflammations de la peau). Quelles que soient les raisons exactes de ce changement physique, il est néanmoins certain que dans sa jeunesse, Michael Jackson a souffert de son image physique (il en témoigne dans Living with Michael Jackson), notamment en raison de son nez (son père avec qui il était en conflit le surnommait « gros nez »), et de son acné, qu'il avait alors au visage. Ce conflit avec sa propre image associé à une exposition médiatique précoce permettrait néanmoins de comprendre les raisons qui l'auraient amené aux nombreuses opérations de chirurgie esthétique (uniquement deux interventions de rhinoplastie selon ses dires).

Concernant sa couleur de peau, il est probable que Michael Jackson ait utilisé une crème à base d'hydroquinone ; soit parce qu'il avait honte de ses origines (paradoxalement, Michael Jackson a toujours clamé haut et fort son appartenance à la communauté noire)[réf. nécessaire] ; soit plus vraisemblablement pour uniformiser son teint, et éliminer les zones pigmentées restantes: en effet Arnold Klein, son dermatologue de 1984 à sa mort, affirme lui avoir recommandé de se blanchir : « Je l'ai rendu blanc parce qu'il était malade »[131].

Le sociologue Yves Gautier a réalisé dans son livre, Michael Jackson, de l'autre côté du miroir, une analyse des métamorphoses du « Roi de la Pop ». Pour lui, entre autres explications, Michael aurait tour à tour tenté de ressembler à des personnes qu'il admire, comme Diana Ross ou bien encore David Bowie, autre figure androgyne de la musique pop. L'analyse poussée de l'auteur est innovante et permet de mettre en avant, quelles qu'en soient les raisons, un « cross-over », ou capacité d'un artiste à réunir les publics blanc et noir.

Problèmes judiciaires

Michael Jackson a été l'objet de deux accusations d'abus sexuel sur mineur, pour lesquelles il a été respectivement relaxé et acquitté.

Situation financière

Dans les années 1980 et 1990, les revenus annuels de Michael Jackson ont été estimés à 50 millions de dollars et en 2003, la somme totale gagnée au cours de sa carrière a été évaluée à 2 milliards de dollars[132]. Une grande partie de cette fortune repose cependant sur la part qu'il possède dans le catalogue de Sony/ATV Music Publishing qui contient plus de quatre mille chansons. En août 1985, il s'était porté acquéreur, pour 47,5 millions de dollars, de ce catalogue qui contient des chansons des Beatles, d'Elvis Presley ainsi que ses propres chansons [133]. Après avoir revendu une partie de ce catalogue en 1995 pour 90 millions de dollars, il en possède la moitié des parts. En 2006, ce catalogue, qui génère 80 millions de dollars par an, a été estimé à un milliard de dollars[134].

Malgré cette fortune potentielle, Michael Jackson a dû emprunter près de 270 millions de dollars afin de supporter son train de vie personnel estimé à 30 millions de dollars par an[135]. Il a principalement emprunté cet argent à Sony et a utilisé comme gage les 50 % de Sony/ATV Music Publishing qu'il possédait encore.

Son testament révèle que son patrimoine personnel était estimé à plus de 500 millions de dollars[136].

Engagements et relations médiatiques

Action caritative

Michael Jackson a récolté et donné plus de 400 millions de dollars pour des œuvres caritatives, notamment grâce à sa tournée Dangerous World Tour.

Relation avec les médias

Discographie

Articles détaillés : Discographie de Michael Jackson et Singles de Michael Jackson.

Albums solo sortis sous le label Motown

  • 1972 : Got to Be There
  • 1972 : Ben
  • 1973 : Music and Me
  • 1975 : Forever, Michael

Albums solo sortis sous le label Sony

  • 1979 : Off the Wall
  • 1982 : Thriller
  • 1987 : Bad
  • 1991 : Dangerous
  • 1995 : HIStory - Past, Present, and Future: Book 1
  • 1997 : Blood on the Dance Floor
  • 2001 : Invincible
  • 2008 : Thriller 25

Compilations et coffrets sorties sous le label Motown et Sony

  • 1981 : One Day in Your Life
  • 1984 : Farewell My Summer Love
  • 1997 : Blood on the Dance Floor - HIStory in the Mix
  • 2001 : Greatest Hits - HIStory Volume I
  • 2003 : Number Ones
  • 2004 : The Ultimate Collection
  • 2005 : The Essential Michael Jackson
  • 2008 : King of Pop
  • 2009 : The Collection (Michael Jackson)

Filmographie

Article détaillé : Filmographie de Michael Jackson.

En tant qu'acteur

  • 1978 : The Wiz, de Sidney Lumet : L'épouvantail
  • 1986 : Captain EO (attraction des parcs Disney), de Francis Ford Coppola : le Capitaine EO
  • 1988 : Moonwalker, de Jerry Kramer et Colin Chilvers : lui-même
  • 1991 : Les Simpson, de Matt Groening  : Leon Kompowsky (crédité par John Jay Smith) (saison 3, épisode 1 : Mon pote Michael Jackson)
  • 1996 : Ghosts, de Stan Winston : le Maestro et le Maire de la ville
  • 2002 : Men in Black II, de Barry Sonnenfeld : L'agent M
  • 2002 : Living with Michael Jackson, de Julie Shaw : Lui-même
  • 2004 : Miss Cast Away, de Bryan Michael Stoller : L'agent MJ

En tant que producteur

  • 2002 : Wolfed

Film sur Michael Jackson

  • 2004 : Michael Jackson : du rêve à la réalité réalisé par Allan Moyle

Autobiographies

  • 1988 : Moonwalk
  • 1992 : Dancing the Dream
  • 2006 : My World, The Official Photobook, Vol. 1

Récompenses

Article détaillé : Liste des récompenses de Michael Jackson.

Avec plus de 230 récompenses, Michael Jackson est l'homme le plus récompensé de l'histoire, la plupart étant dans le domaine musical[12].

Jeux vidéo

Michael Jackson a fait l'objet de plusieurs jeux vidéo :

  • Moonwalker est un jeu d'arcade sur consoles Megadrive et Master System[137]. Le joueur y incarne Michael Jackson dans l'histoire adaptée du film homonyme. Le jeu est également sorti sur micro-ordinateur PC, Amiga, Atari ST, Amstrad CPC et Commodore 64 dans une version totalement différente. Une autre version est sortie dans les salles d'arcade sur Sega System 16[138] ; il s'agit ici d'un jeu d'action en vue isométrique.
  • AS-1 (Virtual Ride Motion Theater System) sur borne d'arcade. Simulation spatiale de Sega, avec Michael Jackson en commandant.
  • Space Channel 5 sur Dreamcast, PlayStation 2 et Gameboy Advance. Le personnage de Space Michael apparaît après la réussite des derniers niveaux du jeu. Il s'agit d'une modélisation de Michael Jackson, dans un costume argenté futuriste.
  • Space Channel 5: Part 2 sur Dreamcast et PlayStation 2. Le personnage de Space Michael réapparait dans les derniers niveaux du jeu. Contrairement au premier volet, il faut cette fois-ci le secourir. Pendant cette partie du jeu, le joueur peut voir Space Michael danser, avec l'héroïne Ulala, une chorégraphie rappelant celles de Bad, Beat it et Thriller.
  • Ready 2 Rumble Boxing: Round 2 est un jeu de boxe sur PlayStation 2 et Dreamcast avec Michael Jackson comme personnage caché.
  • Grand Theft Auto: Vice City pour PlayStation 2, PC, et Xbox contient deux chansons de Michael Jackson : Billie Jean et Wanna Be Startin' Somethin'.
  • Guitar Hero : World Tour pour PlayStation 2, PlayStation 3, Wii et Xbox360 contient une chanson de Michael Jackson jouable : Beat It.

Bibliographie

  • Yves Gautier, Michael Jackson, De l'Autre Côté Du Miroir, Publibook.com, 2005 (ISBN 9782748307665)
  • (en) J.Randy Taraborrelli, The Magic and the Madness, Headline, 1991, 672 p. (ISBN 9780330420051).
    Taraborrelli est le « biographe non-officiel » de Michael Jackson. L'édition est remise à jour en date du 19 septembre 2003.
  • (en) Jel D. Lewis Jones, Michael Jackson, the King of Pop: an Anthology, Amber Books Publishing, 2005 (ISBN 9780974977904)
  • (en) Stacy Brown, Michael Jackson, the Man Behind the Mask, Select Books Inc., 2005 (ISBN 9781590790724)
  • (en) Chris Cadman, Jacksons Number Ones, Authors On Line Ltd, 2003 (ISBN 9780755200986)
  • (en) Chris Cadman, Michael Jackson the Solo Years, Authors On Line Ltd, 2003 (ISBN 9780755200917)
  • (en) Lisa D. Campbell, Michael Jackson: The King of Pop, Branden Books

Keyshia Cole

Keyshia Cole, née le 15 octobre 1981 en Californie aux États-Unis est une chanteuse américaine de R'n'B et de soul.

Biographie [modifier]

Elle sort son premier album The Way It Is qui reçoit un joli succès aux États-Unis notamment grâce aux chansons I Changed My Mind et Love.

Son deuxième album, nommé Just Like You, est sorti fin 2007. Les extraits de cet album sont, dans l'ordre, Let It Go (avec Lil Kim & Missy Elliot), Shoulda Let You Go (avec Amina), I Remember & Heaven Sent.

Son troisième album, A Different Me, est sorti fin 2008. Le premier extrait s'appelle Playa Cardz Right.

Nous pouvons également l'écouter en duo avec la rappeuse Trina dans le tube I Got A Thang For You

Mais en France, elle est plus connue grâce à sa chanson Love, où le célèbre chanteur et mannequin Tyrese fait son apparition, mais aussi grâce à son duo avec Sean Paul : Give It Up To Me ou celui avec P. Diddy : Last Night.

Discographie [modifier]

  • 2005 : The Way It Is
  • 2007 : Just Like You
  • 2008 : A Different Me

Singles [modifier]

  • 2004 : Never (featuring Eve)
  • 2005 : I Changed My Mind (featuring Kanye West)
  • 2005 : I Just Want It) to Be Over
  • 2005 : I Should Have Cheated
  • 2006 : Love
  • 2007 : Last Night (featuring P. Diddy)
  • 2007 : Let It Go (featuring Lil' Kim & Missy Elliott)
  • 2007 : Shoulda Let You Go (featuring Amina)
  • 2007 : I Remember
  • 2008 : Heaven Sent
  • 2008 : Fallin' Out
  • 2008 : Playa Cardz Right
  • 2009 : You Complete Me
  • 2009 : Trust (featuring Monica

Portail de la musique

04.07.2009

Judo

Le judo (柔道, jūdō?, littéralement voie de la souplesse) est un art martial et un sport de combat d'origine japonaise (budō), fondé par Jigoro Kano en 1882. Il se compose pour l'essentiel de techniques de projection, de contrôle au sol, d'étranglements et de clefs.

Le lieu où l'on pratique le judo s'appelle le dojo (道場, dōjō?, littéralement lieu d'étude de la voie). Les pratiquants (les judokas) portent une tenue en coton renforcée appelée judogi, souvent appelée à tort kimono, qui est le nom générique de la tenue traditionnelle japonaise. Le judogi est généralement blanc, mais pour faciliter la distinction entre les combattants dans les compétitions, un judoka peut avoir un judogi bleu à tous les niveaux de compétitions (si le judoka n'a pas de judogi bleu, la distinction se fera à l'aide de ceinture rouge ou blanche). Pour les compétitions à partir du niveau national, l'un des deux judokas doit revêtir un judogi bleu. Le judo se pratique pieds nus sur un tatami. Le judo est un sport olympique.

Le souhait de Jigoro Kano, son fondateur, était de populariser une méthode visant à mieux utiliser ses ressources physiques et mentales en prenant comme point de départ le ju-jitsu des écoles tenshin shinyo ryu et kito ryu qu'il avait pratiqué durant 6 années. La légende dit qu'il découvrit les principes du judo lors d'un hiver rigoureux, en remarquant que les branches du cerisier réagissaient différemment sous le poids de la neige abondante. Les plus grosses cassaient alors que les plus souples pliaient et se débarrassaient de « l'agresseur » avec souplesse. La voie de la souplesse était née.

La "légende", dans sa simplicité, n'est pas éloignée du souhait initial de populariser une méthode visant à mieux utiliser ses ressources physiques et mentales. Jigoro Kano avait conscience que le Ju-jitsu tel qu'il était pratiqué n'était plus adapté à l'époque moderne. Les techniques étaient parfois très dangereuses à apprendre et la plupart des maîtres étaient soit incompétents pédagogiquement ou enseignaient un ju-jitsu décadent et inefficace. En s'inspirant des méthodes de différentes gymnastiques occidentales, Jigoro Kano décida d'expurger du ju-jitsu les mouvements dangereux et de codifier les techniques restantes afin de faciliter l'enseignement sous formes de kata. Il était évident que l'art de la souplesse, débarrassé de sa vocation guerrière, n'était plus du ju-jitsu, mais un nouvel art martial à vocation callisthénique. Le Judo était né.

Le judo connut un succès qui s'étendit largement au-delà des frontières japonaises et contribua largement à populariser les arts martiaux japonais, tout en entraînant la confusion entre art martial et sport de combat. Ainsi, le judo des origines s'orienta de plus en plus vers l'aspect sportif lorsque les champions du Kodokan eurent définitivement battu la plupart des écoles de Ju-jitsu au cours de combats organisés. Le pouvoir économique du Kodokan était ainsi définitivement installé dans le monde des arts martiaux japonais.

Le judo commence à être enseigné au Japon en 1882 au Kodokan, en France par Maître Mikinosuke Kawaishi et Maître Shozo Awazu. Moshe Feldenkrais crée le Jujitsu-Club de France, puis la Fédération française de judo est fondée en 1946. C'est aussi à cette époque que se développera le côté sportif et qu'apparaitront les premières compétitions. Le nombre de pratiquants de par le monde s'accroît alors considérablement.

Le judo est la discipline la plus pratiquée en France, devant le Karaté et l'Aïkido. Il est le quatrième sport le plus pratiqué en France en 2007 avec 550 000 licenciés et 5 547 clubs[1]. Il est devenu officiellement discipline olympique lors des Jeux de Tôkyô en 1964. Le judo féminin a fait son entrée dans le programme olympique aux Jeux de Séoul en 1988 comme sport de démonstration avant d'être définitivement accepté à partir des Jeux de Barcelone en 1992. En 2006, la Fédération Internationale de Judo compte 189 pays membres.

Dans le monde le judo est le troisième art martial le plus pratiqué derrière le karaté et le taekwondo avec 8 millions de pratiquants

Le judo sportif différencie explicitement :

  • les techniques arrière et les techniques avant :
  • les techniques de projection visant à déséquilibrer l'adversaire pour le faire tomber au sol: nage waza dans lequel on retrouve
    • le groupe des techniques debout, nage waza
      • les techniques de jambes : ashi waza
      • les techniques de bras (épaule): te waza
      • les techniques de hanches : koshi waza
    • le groupe des techniques de sacrifice, sutemi waza où le pratiquant décide de sacrifier son équilibre pour faire chuter son adversaire.
      • les techniques de sacrifice dans l'axe : mae sutemi waza parmi lesquelles on retrouve la fameuse « planchette japonaise » (Tomoe nage)
      • les techniques de sacrifice sur le côté : yoko sutemi waza
  • les techniques pratiquées au sol : ne waza
    • les techniques d'immobilisation : osae waza ou "katame waza", qui s'effectuent lorsque l'adversaire est couché sur le dos, les deux épaules au sol (au contraire du système jujutsu-fighting où une immobilisation sur le ventre est comptabilisée).
    • les techniques d'étranglement : shime waza, qui peuvent porter sur le système respiratoire obligeant l'adversaire à abandonner rapidement (hadaka-jime par exemple), ou sur le système sanguin du cou (comme sankaku-jime), plus long à agir mais aussi plus dangereux.
    • les technique de clef : kansetsu waza, portées uniquement sur le coude (comme ude-gatame et waki-gatame).

Les techniques de clef et d'étranglement sont également autorisées debout (en nage waza), bien que très rarement vues et utilisées en compétition. En effet, le règlement interdit l'amené au sol par ces techniques, ce qui les rend plus difficiles à placer.

Certains katas (formes) de judo nécessitent de pratiquer également les techniques de frappe (atemi waza). On y retrouve

  • les coups de pied (geri),
  • les coups de poing (tsuki)
  • les coups du tranchant de la main (shuto)

    Les plus jeunes judokas pratiquent leur sport de manière ludique grâce aux entrainements sous forme de jeux proposés par l'entraineur qui les aide à prendre confiance en eux et à découvrir leur corps qui va évoluer. Une des étapes indispensables étant l'apprentissage de la chute, les Ukemi. Ils vont devenir sûrs d'eux, plus souples et plus forts afin de se préparer pour les prochaines compétitions et pour le prochain passage de grade. le passage se déroulera à la fin de la saison avec son professeur, qui dira quelle technique effectuer. Ces techniques seront à effectuer avec un partenaire : Tori celui qui travaille et Uke celui qui "subit" l'action de son partenaire. Lors des randoris, il y aura les "souples" qui consistent a se laisser tomber si son partenaire a bien fait sa technique, puis le randori "normal", c'est à dire, que le but est de ne pas tomber (comme en compétition) mais sans se faire mal ou mal a son partenaire et ne pas commettre de fautes. L'entrainement est fait pour apprendre, il faut donc tomber pour apprendre !!

     

    Exercices traditionnels [modifier]

  • Tandoku-Renshu : se pratique seul, les mouvements techniques sont répétés dans le vide, c'est un travail de modélisation mentale du placement spatial du corps et de celui du partenaire imaginaire.
  • Uchi-komi : signifie "rentrer dedans". Se pratique à deux pour travailler en répétition l'entrée d'une projection (déséquilibre, placement du corps, lancement de la technique) sans faire chuter le partenaire.
  • Nage-komi : se pratique à deux, c'est la suite logique de l'uchi-komi puisqu'il s'agit de répéter plusieurs fois une technique entière, avec chute lorsque l'on travaille le nage-waza. Il est possible de travailler en nage-komi en ne-waza (au sol).
  • Yaku-soku-geiko : dans le même esprit que le nage-komi, cet exercice s'effectue en déplacement permanent, lors duquel tori profite d'opportunités pour lancer des attaques. Uke chute à chaque fois, n'esquive ni ne bloque les attaques.(c'est une sorte de randori d'étude).
  • Kakari-geiko : est une sorte de randori dans lequel on impose un thème. On peut donner comme exemple : Tori a un rôle offensif, il attaque constamment uke qui doit se défendre sans toutefois bloquer complètement tori afin de lui permettre de travailler.
  • Randori : se traduit par "entraînement libre". Le randori est une forme de combat souple, dans lequel les deux judokas sont partenaires plus qu'adversaires puisqu'ils doivent permettre à l'autre de travailler. Il faut donc ne pas bloquer l'autre, tout en opposant une résistance modérée pour simuler les conditions d'un combat. C'est un exercice difficile à réaliser dans cette optique.
  • Shiai : il s'agit de combat comme en compétition. C'est aussi une appellation de certaines compétitions qui sont faites pour les ceintures de 1er Kyu ou plus pour obtenir leurs points Shiai et donc une fois les 100 points requis obtenus donnent l'accès a l'examen de montée de grade. Si un judoka Gagne 6 combats Shiai d'affiler, il reçoit les 100 points d'un coup.

Katas [modifier]

Ces katas représentent des exercices de style, de concentration particulièrement difficiles et constituent la source même des principes du Judo. La bonne exécution de ces katas nécessite de ce fait de longues années de pratique pour permettre au judoka d'en saisir le sens profond.

Les plus connus des katas sont :

  1. formes du Kodokan :
    1. Nage-no-kata (forme des projections) composé de 5 groupes (te-waza, koshi-waza, ashi-waza, mae-sutemi-waza, yoko-sutemi-waza).
    2. Katame-no-kata (forme des contrôles) composé de 3 groupes (osae-komi-waza, shime-waza, kansetsu-waza).
    3. Kime-no-kata (forme de la décision).
    4. Goshin jutsu (forme moderne de la défense de soi).
    5. Ju-no-kata (forme de la souplesse).
    6. Itsutsu-no-kata (forme des cinq principes).
    7. Koshiki-no-kata (forme des techniques anciennes).
    8. Seiryoku-zenyo-kokumin-taiiku-no-kata (forme de l'entraînement physique et de la prospérité mutuelle) - ce kata contient le kime-shiki (forme de la décision - à destination des femmes).
    9. Joshi goshin-ho
  2. autres formes :
    1. Go-no-sen-no-kata (forme des contre-prises)
    2. Nanatsu-no-kata (forme des sept techniques)
    3. Nage-Ura-No-Kata (autre forme de contre prises crée par Maïtre Mifune)

Concours de kata: depuis quelques années des compétitions de kata sont organisées a travers le monde, et notamment en Belgique (plus d'info ici http://judokatas.googlepages.com )

Grades ou ceintures [modifier]

Article détaillé : Ceinture dans les budo.

Les grades sont attribués à un pratiquant et permettent d'évaluer son niveau technique, son efficacité en combat, son degré d'ancienneté ainsi que ses qualités morales, ce qui correspond au respect scrupuleux du code moral ainsi qu'un investissement suffisant dans la pratique. Sans le minimum de respect des règles exigé, aucun judoka ne peut prétendre à l'obtention d'un grade.

Les ceintures de couleurs ont été inventées en Angleterre au milieu des années 1920 puis introduites en France par le professeur Kawaishi. On trouve dans l'ordre les ceintures blanche, jaune, orange, verte, bleue, marron, la fameuse ceinture noire ainsi que deux ceintures supérieures (une rouge et blanche du 6e au 8e DAN, une rouge pour 9e et 10e DAN. Il existe aussi des grades alternatifs pour évaluer et récompenser les plus jeunes (blanche-jaune, jaune-orange, orange-verte). Il se peut aussi d'avoir des barrettes à la place d'une ceinture blanche-jaune. On obtient donc une ceinture blanche avec une barrette jaune à coudre, ainsi de suite jusque parfois trois barrettes (en Belgique).

  • Les ceintures de couleurs blanche à marron correspondent à des grades nommés kyu : du 6e kyu représenté par la ceinture blanche jusqu'au 1er kyu par la ceinture marron.
  • En France, les grades inférieurs à la ceinture noire sont délivrés par un professeur de judo diplômé d'État, le plus souvent suite à un passage de grades organisé par le club.
  • Au dessus des kyu, les niveaux sont nommés dan (degré) : du 1er dan au 5e dan, la ceinture est noire ; les 6e, 7e et 8e dan sont représentés par une ceinture à larges bandes rouges et blanches alternées, les 9e et 10e dan par une ceinture rouge. Après la ceinture rouge, il y a une ceinture qui n'a été obtenue que par Jigorō Kanō, la ceinture blanche large (11 et 12e dan, 12e dan que Maître Kano n'a obtenu qu'à titre posthume)
    • Les 2e et 3e dan correspondent au nom japonais de Deshi qui signifie disciple.
    • Les 4e et 5e dan au Renshi (maîtrise extérieure)
    • Les 6e et 7e dan au Kyoshi (maîtrise intérieure)
    • Les 8e et 9e dan au Hanshi (maîtrises intérieure et extérieure unifiées)
    • La 10e dan au Keijin (trésor vivant).

L'obtention des niveaux à partir de la ceinture noire peut se faire de deux manières :

  • Compétition

Il faut passer trois UV (Unités de Valeur)

    • un examen de katas devant un jury régional ou national officiel
    • gagner des points lors de combats officiels (44 en un tournoi ou en 1 shiai ou 100 sur plusieurs et 120 pour le troisième et quatrième dan) entre ceintures noires et marrons (pour l'obtention du premier dan)
    • participer à un stage concernant l'organisation et l'arbitrage des compétitions
  • Expression technique

Il faut passer différents UV définis pour chaque grade. Citons pour exemple les UV du 1er DAN expression technique

    • UV1 Katas
    • UV2 Techniques debout/sol
    • UV3 Exercices d'application Judo
    • UV4 Techniques de défenses Ju-jitsu

Bien souvent, en parlant de «ceinture jaune» ou de «ceinture noire», on désigne par métonymie non pas la ceinture en elle-même, mais le détenteur du grade associé. Il est donc possible de dire : «Ce judoka est une ceinture noire».

Grades des ceintures de couleurs (Kyu) [modifier]

Grade 9e Kyu 8e Kyu 7e Kyu 6e Kyu 5e Kyu 4e Kyu 3e Kyu 2e Kyu 1er Kyu
Nom 九級
Ku-kyū
八級
Hachi-kyū
七級
Shichi-kyū
六級
Roku-kyū
五級
Go-kyū
四級
Shi-kyū
三級
San-kyū
二級
Ni-kyū
一級
Ichi-kyū
Couleur blanche blanche-jaune jaune jaune-orange orange orange-verte verte bleue marron
Représentation

Cela dit, en France, il a été d'usage d'utiliser la ceinture verte-bleue, ce qui ajoute un kyu. Celle-ci n'est cependant plus valide aux yeux de la fédération. Il existe aussi la ceinture violette, qui se situe entre la bleue et la marron. Elle n'est attribué que très rarement, lorsqu'un Ceinture bleue est trop jeune pour pouvoir passer l'examen de la marron. La plus grande des ceintures est la rouge appelée " ceinture maîtresse " après avoir passé tous les Dans de la ceinture noire.

Grades supérieurs (Dan) [modifier]

Grade 1er Dan 2e Dan 3e Dan 4e Dan 5e Dan 6e Dan 7e Dan 8e Dan 9e Dan 10e Dan
Rang Deshi (disciple) Renshi (maîtrise extérieure) Kyoshi (maîtrise intérieure) Hanshi (maîtrises intérieure et extérieure unifiées) Keijin (trésor vivant)
Nom 初段
Sho-dan
二段
Ni-dan
三段
San-dan
四段
Yon-dan
五段
Go-dan
六段
Roku-dan
七段
Shichi-dan
八段
Hachi-dan
九段
Kyū-dan
十段
Jū-dan
Couleur Noire Noire Noire Noire Noire Blanche-rouge Blanche-rouge Blanche-rouge Rouge Rouge

Déroulement d'une compétition [modifier]

Arbitrage [modifier]

Les arbitres en judo ont pour mission :

  • d'accorder les avantages ou la victoire aux combattants suite à des techniques partiellement ou totalement réussies ;
  • de maintenir l'intérêt du combat et d'assurer la sécurité des combattants en arrêtant et en faisant reprendre le combat lorsque c'est nécessaire ;
  • d'informer les combattants et la table (et si possible les spectateurs) du déroulement du combat, par exemple lorsqu'il y a début d'immobilisation ;
  • de faire respecter les règles et d'appliquer les sanctions appropriées si nécessaire.

Dans les compétitions officielles, trois arbitres assurent l'arbitrage d'un combat : un arbitre dit «arbitre central» en position debout et qui se déplace avec les combattants, et deux arbitres dits «juges de coin», qui se trouvent assis aux deux coins opposés de la surface de combat. L'arbitre central prend les décisions en donnant la decision de la majorité. Le rôle des juges de coin est de donner leur avis en cas de désaccord avec la décision de l'arbitre central. Pour cela, ils utilisent les mêmes gestes d'arbitrage que l'arbitre central. Lorsqu'un seul des deux juges de coin donne son avis, il doit ou non modifier sa décision selon que ce soit en accord avec la majorité. Si les deux juges de coin sont d'accord contre l'avis de l'arbitre central, celui-ci doit modifier sa décision. Dans les autres cas, l'arbitre central a toujours la possibilité de revenir sur sa décision, s'il pense s'être trompé. Le juge de coin détermine également si une action est validée ou non selon qu'elle a été exécutée dans ou hors des limites du tapis.

On distingue l'arbitrage du combat dans les phases de 'tachi waza (combat debout) et de ne waza (combat au sol), les techniques employées n'étant pas les mêmes. Pour se faire comprendre, l'arbitre utilise des termes d'arbitrage précis souvent accompagnés d'un geste, afin d'être compris de loin dans un environnement bruyant. Voici une liste des termes d'arbitrage employés en compétition et leur signification :

Termes d'arbitrage [modifier]

  • Termes génériques
    • HAJIME — commencez
    • MATE (bras tendu vers les commissaires sportifs, paume vers l'avant) — pause dans le combat
    • SOREMADE — fin du combat
    • HIKI-WAKE — égalité
    • SONOMAMA (en touchant les deux combattants) — ne bougez plus (lorsque l'arbitre veut vérifier quelque chose sans modifier l'issue du combat)
    • YOSHI (en touchant brièvement les deux combattants) — reprenez le combat (après SONOMAMA)
    • HANTEI — décision des juges
  • Avantages (tous les points donnés ci-dessous sont attribués lors des compétitions officielles.)
    • KOKA: - 3 points (bras fléchi, paume verticale, doigts vers le haut) - petit avantage.

Note: il n'y a plus de KOKA depuis dans le règlement de la FFJDA pour les minimes, cadets, juniors et seniors sauf au championat de france depuis la saison 2008-2009, qui est remplacé par KINZA et non comptabilisé. Le koka a été supprimé cette année en meme temps que les prise de judogi bas en poignant

    • YUKO — 5 points (bras tendu sur le côté en-dessous de l'horizontale, doigts tendus) — avantage moyen
    • WAZA-ARI — 7 points (bras tendu sur le côté au-dessus de l'horizontale, doigts tendus) — presque la victoire
    • IPPON — 10 points (bras tendu au-dessus de la tête, doigts tendus) — victoire acquise (point), fin du combat.
  • Combat au sol
    • OSAE-KOMI — début d'immobilisation
    • TOKETA — sortie d'immobilisation
  • Sanctions
    • SHIDO — le premier avertissement est "gratuit" ( en cas de non combativité ), puis le suivant donne un YUKO à l'adversaire et le SHIDO suivant donne WAZA-ARI puis HANSOKU MAKE = IPPON (disqualification).
    • HANSOKU-MAKE — faute grave (disqualification de la compétition) ou accumulation de trois fautes légères (disqualification du combat).

Les commissaires sportifs [modifier]

Les commissaires sportifs sont des éléments indispensables à la tenue d'une compétition. Ils sont en charge de la logistique de la manifestation. Les fonctions du commissaire sont :

  • Chronométrer :

Il doit prendre le temps de combat et suivre les instructions données par l’arbitre.

  • Marquer :

Il inscrit au tableau de marque les valeurs données par l’arbitre.

  • Tenir la table :

Il remplit le tableau ou la poule de déroulement des combats. Il appelle les judokas qui doivent combattre et ceux qui se préparent.

  • Il s’occupe de la pesée et de l’inscription des combattants.
  • sans oublier le plus important, il se charge de la feuille de poules ou du tableau, c'est-à-dire qu'il se charge de l'ordre et des enchaînement des combats.

Le rituel [modifier]

Avant d'entrer sur le tatami d'une salle de judo, il faut le saluer. De même lorsqu'on le quitte. Dans un cours de judo, le judoka est dans le devoir de saluer son professeur, d'abord assis puis debout, avant que le cours ne commence et lorsqu'il se termine.

Entrée [modifier]

Juste avant le combat proprement dit, les deux combattants effectuent l'entrée sur le tatami et se saluent (c'est le rei). Ils saluent une première fois vers le tapis en montant dessus, puis ils rentrent en passant derrière les juges de coin, pour aller se positionner au centre du tapis, face à face derrière la zone de danger (la bande rouge). De là, ils attendent le signal de l'arbitre, qui fera signe en rapprochant ses bras tendus en face de lui. Ils saluent alors une première fois la surface de combat (ce salut n'est plus obligatoire depuis 2004 pour les compétitions, mais il a été maintenu pour les « démonstrations »), puis lorsqu'ils sont à distance de combat, soit environ trois mètres, ils se saluent mutuellement, font un pas en avant, pied gauche d'abord, et attendent le signal de départ HAJIME.

Sortie [modifier]

Lorsque l'arbitre a donné le signal de fin et désigné le vainqueur (en avançant d'un pas, désignant le vainqueur et en levant la main en présentant ce même judoka), les deux combattants sortent en effectuant l'inverse de l'entrée : Ils se saluent, peuvent saluer l'arbitre, peuvent se serrer la main, puis reculent hors de la zone de combat et y saluent le tapis à leur sortie.

Avantages [modifier]

Le but ultime du judo a toujours été la recherche du IPPON, soit la victoire directe par une technique efficace. En judo debout, cela se traduit selon quatre critères : chute largement sur le dos avec force, vitesse et contrôle. Cependant, la compétition étant ce qu'elle est, il faut pouvoir juger de l'efficacité d'une technique partiellement réussie, en attribuant des avantages plus ou moins importants selon des critères de réussite, cela afin de pouvoir départager les combattants à l'issue du combat. Ces critères sont la qualité de la projection et la position de réception de l'adversaire en combat debout, et le temps d'immobilisation en combat au sol (un abandon donne la victoire et fait bien souvent suite à une technique d'étranglement ou de clé au coude réussie).

Les avantages à répartir sont le KOKA (disparu en 2008), le YUKO, le WAZA-ARI et le IPPON. C'est toujours l'avantage le plus fort qui l'emporte, ce qui veut dire qu'un WAZA-ARI est plus fort que n'importe quel nombre de YUKO. Lorsque le même combattant marque deux WAZA-ARI, il gagne par WAZA-ARI AWASETE IPPON. Lorsque l'avantage le plus fort est le même pour les deux combattants, le vainqueur est celui qui en a le plus. Si c'est une égalité, on prend en compte l'avantage inférieur et ainsi de suite jusqu'au plus petit avantage.

L'attribution d'avantages debout, voire au sol, demande toujours une part de jugement personnel de l'arbitre, ce qui veut dire que les décisions qu'il prend sont parfois contestables et contestées. Ce problème est en principe résolu grâce à l'aide des arbitres de coin, mais ce n'est malheureusement pas toujours le cas. En pratique, selon les règles officielles (et comme dans la plupart des sports) l'arbitre a toujours raison. Plus précisément, la décision validée par au moins deux des trois arbitres sur le tapis est incontestable.

Combat debout [modifier]

  • KINZA : Cet avantage n'est pas comptabilisé, ni annoncé, mais doit être pris en compte par l'arbitre pour départager les combattants en cas d'égalité. Il correspond à une attaque franche, suivie ou non d'une chute de l'adversaire sur le ventre ou les genoux, ou à un ancien koka. Il est rarement prononcé en compétition.
  • YUKO : Il est donné quand il manque deux des quatre éléments du IPPON. Il correspond à une chute sur le côté (chute latérale), ou bien une chute sur les fesses avec l'impact sur le bas du dos. Si la vitesse de chute est élevée et immédiatement suivie d'un contact du dos au tapis, cela vaut un WAZA-ARI.
  • WAZA-ARI : Il est donné quand il manque l'un des quatre éléments du IPPON. Il correspond à un impact sur le dos, mais où la force et la vitesse de la projection sont insuffisants. Il peut aussi être donné suite à une chute sur les fesses ou le bas du dos suivie immédiatement d'un contact des épaules au tapis.
  • IPPON : Il est donné suite à une projection avec impact sur le dos avec force, vitesse et contrôle, et donne la victoire.

Combat au sol [modifier]

Un avantage est donné en combat au sol après une immobilisation de l'adversaire. Pour qu'il y ait immobilisation, il faut que les deux épaules de l'adversaire touchent le tapis et que le contrôle se fasse le buste tourné vers le tapis. L'arbitre crie alors OSAE-KOMI en avançant le bras tendu et le pied posé en direction des combattants, et le chronomètre d'immobilisation se met en marche. On juge que l'adversaire a réussi à sortir de l'immobilisation quand sa sortie est totale : soit il est sur le ventre (les deux épaules tournées vers le tapis), soit il a renversé complètement son adversaire, soit il avorte le contrôle adverse en enveloppant la jambe ou le buste de son adversaire avec ses jambes. L'arbitre crie alors TOKETA en agitant latéralement le bras tendu en direction des combattants. On arrête alors le chronomètre et on compte le nombre de secondes qu'il indique. Pendant ce temps, le combat continue jusqu'à ce que l'arbitre donne le signal d'arrêt MATTE, quand il n'y a plus de suite technique intéressante. Les avantages sont donnés selon le temps d'immobilisation :

  • YUKO : entre 5 secondes et 14 secondes
  • WAZA-ARI : entre 15 secondes et 19 secondes
  • IPPON : 20 secondes

La victoire (par IPPON) est donnée suite à un abandon de l'adversaire. En combat au sol, l'abandon est très fréquemment provoqué par un étranglement ou une clé au coude (la seule autorisée en judo). Pour signaler son abandon, le combattant frappe trois brèves fois sur son adversaire ou sur le tapis, avec la main, ou avec le pied si ses mains sont indisponibles. ATTENTION !! Les étranglements et les clés de bras sont autorisés dans la limite des techniques du judo et sont INTERDITS en catégories Benjamin(nes) et Poussin(nes) et Minimes

Sanctions [modifier]

Ancien système :

Différentes pénalités s'accumulaient :

  • la première, SHIDO, donne un KOKA à l'adversaire ;
  • la suivante, shui, donne un YUKO à l'adversaire en éliminant le KOKA précédant ;
  • la troisième pénalité, keikoku, donne un WAZA-ARI à l'adversaire en éliminant le YUKO précédant ;
  • la quatrième pénalité, "hansouku-maké", est éliminatoire du combat si les fautes sont progressives (SHIDO)

Si le HANSOKU-MAKE est du à une faute grave qui y donne lieu immédiatement sans passer par les autres pénalités, il est éliminatoire de la compétition.

Système actuel :

Les différentes pénalités sont remplacées par des SHIDO qui s'accumulent.

En cas de non-combativité, le premier avertissement est "gratuit". En cas de récidive, première pénalité par SHIDO. Pour les autres cas de fautes, les pénalités sont immédiates.

  • Le premier SHIDO donne un YUKO à l'adversaire.
  • Le deuxième SHIDO donne un WAZA-ARI à l'adversaire.
  • Le troisième SHIDO vaut une victoire de l'adversaire par IPPON, et entraîne l'élimination du fautif par HANSOKU-MAKE.
  • Il peut aussi, en cas de faute grave, y avoir un HANSOKU MAKE, qui signifie une élimination directe du combattant.

Pour les éliminations directes, jusqu'à 2005, la règle était la suivante : si un HANSOKU-MAKE est donné, il est éliminatoire, non seulement du combat, mais aussi de la compétition. Depuis 2005, on distingue deux cas : les fautes graves volontaires, éliminatoires de la compétition, et les fautes graves involontaires, qui n'excluent que du combat.

Fautes sanctionnées :

Les trois premières pénalités sont données principalement pour des fautes de type : non combativité (passivité), refus du combat (fuite ou sortie volontaire de la zone de combat), attitude excessivement défensive (bras tendus, buste complètement plié vers l'avant, saisie du judogi particulière non suivie d'une attaque), fausse attaque (et non pas une tentative avortée qui fait partie du combat), gestes interdits (doigts à l'intérieur de la manche, membre sur le visage de l'adversaire, ...).

Les HANSOKU-MAKE sont donc donnés soit par accumulation de 3 SHIDO, soit après un geste contraire à l'esprit du judo, ce qui peut signifier la non prise en compte de l'arbitre, des remarques faites à celui-ci ; soit après une action mettant en danger l'adversaire ou soi-même. Les gestes dangereux sont nombreux mais faciles à éviter si le pratiquant recherche l'efficacité avant tout.

Organisation d'une compétition [modifier]

La compétition est organisée, pour chaque catégorie, sous la forme d'un tournoi à élimination directe:

  • le vainqueur et le finaliste reçoivent respectivement la médaille d'or et la médaille d'argent.
  • Pour l'attribution de la médaille de bronze, le système est un peu plus compliqué: contrairement à une croyance assez répandue, les perdant des demi-finales ne s'affrontent pas dans un match pour la troisième place. En fait, il y a deux médailles de bronze attribués aux vainqueurs des deux matchs opposant chacun le perdant d'une demi-finale au vainqueur d'une finale de repêchage[3].
  • Le tournoi de repêchage (à élimination directe) a lieu entre les quart de finale et les demi-finales (appelées généralement finale de tableau): il oppose l'ensemble des judokas éliminés précédemment par l'un des demi-finalistes. Les quart de finalistes sont donc automatiquement reversés dans le tournoi de repêchage mais les autres concurrents sont tributaires du parcours de leur vainqueur. Chaque concurrent intègre le tournoi de repêchage en fonction du stade où il a été éliminé du tournoi principal: le quart de finaliste entre ainsi à l'avant dernier tour.
  • Dans chaque match pour la troisième place, les deux combattants comptent une seule défaite.

Sport-étude [modifier]

France [modifier]

Le sport-études destiné aux jeunes judokas français (à partir de 15 ans) se divise en quatre catégories :

  • l'Institut National des Sports et de l'Éducation Physique;
  • les pôles France : INEF, Bordeaux, Marseille, Orléans, Strasbourg;
  • les pôles Espoir : 25 en France métropolitaine et 1 outre-mer;
  • les classes étude ou classes départementales de judo (environ 35 en France).

Quelques champions [modifier]

Anciens [modifier]

Liste non exhaustive des anciens champions les plus titrés dans les grandes compétitions [4]
Hommes Femmes
  • France David Douillet
  • Japon Shozo Fujii
  • Pays-Bas Anton Geesink
  • Japon Toshihiko Koga
  • Hongrie Antal Kovács
  • Pologne Waldemar Legien
  • Japon Shinichi Shinohara
  • Japon Naoya Ogawa
  • France Thierry Rey
  • Pays-Bas Willem Ruska
  • Autriche Peter Seisenbacher
  • Belgique Robert van de Walle
  • Japon Yasuhiro Yamashita
  • France Djamel Bouras
  • Belgique Ingrid Berghmans
  • Royaume-Uni Karen Briggs
  • France Brigitte Deydier
  • France Cathy Fleury
  • République populaire de Chine Fenglian Gao
  • Royaume-Uni Kate Howey
  • France Cécile Nowak
  • Royaume-Uni Sharon Rendle
  • France Marie-Claire Restoux
  • Pays-Bas Angelique Seriese
  • Belgique Gella Vandecaveye
  • Cuba Legna Verdecia

Actuels (en 2007) [modifier]

Liste non exhaustive des meilleurs judokas actuels
  • Japon Noriko Anno
  • Allemagne Yvonne Bönisch
  • Pays-Bas Edith Bosch
  • France Lucie Décosse
  • Pays-Bas Guillaume Elmont
  • France Gevrise Emane
  • Espagne Isabel Fernández
  • Pays-Bas Dennis van der Geest
  • Cuba Driulis González
  • Pays-Bas Mark Huizinga
  • Grèce Ilías Iliádis
  • Japon Kosei Inoue
  • Japon Hiroshi Izumi
  • Corée du Sud Lee Won-Hee
  • Géorgie (pays) Nestor Khergiani
  • Cuba Yurisel Laborde
  • France Céline Lebrun
  • Cuba Yurisleidy Lupetey
  • Italie Giuseppe Maddaloni
  • Russie Alexandre Mikhaylin
  • France Anne-Sophie Mondière
  • Portugal Telma Monteiro
  • Japon Tadahiro Nomura
  • France Teddy Riner
  • Japon Keiji Suzuki
  • Japon Ryoko Tani
  • Japon Ayumi Tanimoto
  • Japon Maki Tsukada
  • Japon Masato Uchishiba
  • Japon Masae Ueno
  • Israël Ariel Zeevi
  • Géorgie (pays) Zurab Zviadauri

Grandes compétitions